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Où trouver Beowulf ?
#16
Bonjour Olivier, une recherche avec Google donne les résultats suivants, la traduction par Jean Queval déjà mentionnée dans le forum, dont voici les références exactes :

Beowulf - L'épopée fondamentale de la littérature anglaise - Introduction et traduction de Jean Queval, Gallimard
Nombre de pages : 189
Date de parution : 01/01/1981
ISBN : 2070256359

Mieux, j'ai regardé et il est actuellement en stock sur Amazon.fr !
Lien:
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/20...87-3077058

Par curiosité, on peut aussi regarder sur : http://www.eklectic-librairie.com
Vincent Ferré cite cette traduction sur son site.

Quelques infos glanées sur le Web concernant Queval qui me paraissent intéressantes :

Jean Queval, le traducteur et préfacier, est né à Paris en 1913, de parents normands. Il est poète, romancier et l'auteur d'une cinquantaine de traductions. Le prix Mac Orlan lui a été attribué pour l'ensemble de son oeuvre. Une récompense, dite bourse Beowulf, lui fut décernée en 1948 pour un essai de débutant sur la ville de Londres.
...
Pour gagner (difficilement) son pain, Queval se livra pendant de longues années à un épuisant travail de traducteur. Dans le domaine moderne, on trouve trente-quatre livres traduits de l’anglais (dont seize livres pour enfants), avec des auteurs tels que Fred Hoyle, Bertrand Russell, Iris Murdoch, James Agee, les Fitzgerald, George Orwell et Anthony Burgess. Il traduisit même du suédois, en collaboration avec C.G. Bjurström et obtint pour l’ensemble de ses traductions le prestigieux prix Halperin-Kamenski. Dans le domaine classique, il a traduit Thackeray, Davy Crockett, Lewis, de Foe. Mais son travail le plus remarquable est à coup sûr son adaptation de Beowulf (Gallimard, 1981). Beowulf est un grand poème narratif composé entre les Ve et Xe siècles et transmis par la tradition orale. Admiré par Tolkien comme par Borges, on le considère comme "l’épopée fondamentale de la littérature anglaise". Les quarante-huit pages d’introduction rédigées par Queval méritent à elles seules la lecture.
Ayant tout d’abord situé Beowulf dans notre actualité littéraire (non sans observer dès la première phrase, avec sa discrétion coutumière, « nul n’est tenu de lire une introduction »), Queval presente la "littérature de l’âge héroïque, composée en vieil anglais ou anglo-saxon" et précise les étapes de la formation de ce qui deviendra la "langue de Shakespeare". Soulignant les immenses lacunes de l’historiographie, il évoque la vie de ces tribus nordiques des premières générations anglicisées, après les celtes, mais avant les normands et le triomphe de la christianisation. D’ailleurs Beowulf, le héros qui donne son nom au poème, habite dans ce qui est aujourd’hui la région de Göteborg, dans le sud de la Suède et se rend au Danemark pour y tuer le monstre Grendel. Après ce rappel (ou, pour beaucoup, cette initiation), Queval analyse la langue du poème et sa prosodie, sans rien cacher des difficultés d’interprétation qui subsistent. Après avoir évoqué Taine (mais aussi Chomski et Wittgenstein), il nous offre une théorie de la traduction poétique (de sa traduction) qui sur certains points - et avec beaucoup plus de modestie - rappelle celle que Nabokov a définie et utilisée pour sa célèbre (et controversée) traduction de Pouchkine.

Bonne chance pour essayer de te procurer le livre !

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