07-03-2006, 21:01
Je suis désolé, j'avais écrit un petit mot pour Anglin, mais j'ai fait une mauvaise manipulation et je n'ai pas pu le poster: j'espère que l'informatique ne va pas me jouer un vilain tour et que mon message ne va pas apparaître deux fois.
Voilà ce que je voulais dire à Anglin.
Je ne vais pas tout dévoiler de mon étude, mais je peux faire quelques confidences.Je suis professeur de français et je fais découvrir les oeuvres de Tolkien depuis de nombreuses années. Mais depuis la sortie du film sur le SdA, mes élèves font de fabuleux contre-sens : Bilbo se réduit au prologue du Sda dans le meilleur des cas.
Donc il y a environ un an, j'en ai eu assez ! La thèse que je développe est simple :
- Bilbo est-il un conte merveilleux ? Oui, mais pas à la fin.
- quel type d'héroïsme Bilbo développe-t-il ? pas celle du conte merveilleux ni du conte pour enfants. Certes c'est d'abord un anti-héros ( un nigaud ), ensuite dans le combat contre les araignées, il a des valeurs guerrières (cycle arthurien), mais à la fin ??? comment définir son héroïsme, sa morale ??? - désolé, je ne dévoile pas tout !
- sans Bilbo le hobbit, il n'y aurait jamais eu de SdA. Il faut donc étudier Bilbo comme une oeuvre à part entière et non comme le prélude au SdA. Tolkien reconnaît lui-même qu'il a du mal à écrire une suite au Hobbit. Il réussira en retouchant la version originale, d'où l'importance de ce fameux chapitre sur les énigmes.
Je n'ignore pas l'article qui est sur ce site et qui est repris dans Tolkien 30 ans après: je le cite dans mon ouvrage, mais je n'arrive pas à la même conclusion !
Juste une anecdote : j'ai participé à un forum en langue anglaise. J'ai obtenu de nombreux renseignements et un jour j'ai donné une interprétation très originale sur ce fameux chapitre des énigmes. Un participant m'a traité de "deconstructionist". Là j'ai failli tout arrêté. Un Américain, Bill Rhodes m'a écrit un mail en me suggérant de soumettre mon opinion à Michael Drout, professeur au Wheaton College (Massachusetts). Je l'ai fait sans trop y croire. J'ai eu la surprise de recevoir une réponse de ce professeur : il m'encourageait à développer cette argumentation. Cela m'a donné le moral pour terminer mon étude !
Cordialement
Voilà ce que je voulais dire à Anglin.
Je ne vais pas tout dévoiler de mon étude, mais je peux faire quelques confidences.Je suis professeur de français et je fais découvrir les oeuvres de Tolkien depuis de nombreuses années. Mais depuis la sortie du film sur le SdA, mes élèves font de fabuleux contre-sens : Bilbo se réduit au prologue du Sda dans le meilleur des cas.
Donc il y a environ un an, j'en ai eu assez ! La thèse que je développe est simple :
- Bilbo est-il un conte merveilleux ? Oui, mais pas à la fin.
- quel type d'héroïsme Bilbo développe-t-il ? pas celle du conte merveilleux ni du conte pour enfants. Certes c'est d'abord un anti-héros ( un nigaud ), ensuite dans le combat contre les araignées, il a des valeurs guerrières (cycle arthurien), mais à la fin ??? comment définir son héroïsme, sa morale ??? - désolé, je ne dévoile pas tout !
- sans Bilbo le hobbit, il n'y aurait jamais eu de SdA. Il faut donc étudier Bilbo comme une oeuvre à part entière et non comme le prélude au SdA. Tolkien reconnaît lui-même qu'il a du mal à écrire une suite au Hobbit. Il réussira en retouchant la version originale, d'où l'importance de ce fameux chapitre sur les énigmes.
Je n'ignore pas l'article qui est sur ce site et qui est repris dans Tolkien 30 ans après: je le cite dans mon ouvrage, mais je n'arrive pas à la même conclusion !
Juste une anecdote : j'ai participé à un forum en langue anglaise. J'ai obtenu de nombreux renseignements et un jour j'ai donné une interprétation très originale sur ce fameux chapitre des énigmes. Un participant m'a traité de "deconstructionist". Là j'ai failli tout arrêté. Un Américain, Bill Rhodes m'a écrit un mail en me suggérant de soumettre mon opinion à Michael Drout, professeur au Wheaton College (Massachusetts). Je l'ai fait sans trop y croire. J'ai eu la surprise de recevoir une réponse de ce professeur : il m'encourageait à développer cette argumentation. Cela m'a donné le moral pour terminer mon étude !
Cordialement
Alain.

