Pour Anglin : je connais cette angoisse de ne jamais finir un livre parce qu'on est trop perfectionniste. Moi j'ai mis un an à écrire mon étude. Je viens d'ailleurs d'envoyer mes manuscrits aujourd'hui aux huit éditeurs que j'ai choisis ainsi qu'à M. Vincent Ferré sur son lieu de travail. Si je m'étais écouté, je n'aurais pas encore fini. Je trouve qu'il manque une citation à certains endroits, que j'aurais pu développer une idée etc. Mais il faut savoir terminer et se fixer un délai.
Rassure-toi, j'ai vu sur un autre fil que tu étais spécialiste de l'islandais et que tu connaissais les sagas nordiques ( cf. Régis Boyer), je ne marche pas sur tes plates-bandes.
Ma démarche est libre et originale. Au début, je voulais écrire une étude sur Bilbo pour Profil d'une oeuvre. Mais ce sont des livres qui sont formatés : résumé, analyses, thèmes. Je me suis rendu compte que j'étais incapable de tenir ce plan.
Je n'ai pas non plus voulu écrire une thèse : une thèse doit respecter elle-aussi un certain schéma. Moi je n'ai pas besoin d'un nouveau diplôme universitaire.
Alors il me reste la liberté : j'ai écrit pour un public très large : les fans de Tolkien peuvent découvrir des interprétations originales, mais mon étude n'est pas une révolution (quoique sur Bilbo, y a-t-il une étude ?). Mais je n'ai pas écrit pour eux. Je dois dire que je ne sais pas pour qui j'ai écrit : je pense qu'un élève de 6e peut le lire, ainsi qu'un étudiant. Je brasse large. Il y a des évidences bonnes à rappeler et considérations parfois pointues.
En fait, la meilleure critique, c'est celle de ma femme ( qui ne connaît pas Tolkien et n'a jamais lu ni Bilbo et encore moins le SdA). Je lui ai demandé de corriger ce que j'écrivais. Elle m'a donné un conseil : je faisais parfois de trop grandes digressions. Elle avait raison : j'ai dû couper certains passages car j'étais un peu lourd. Et elle m'a fait le plus beau compliment : elle m'a dit que ce que j'écrivais donnait envie de lire Tolkien. Et elle a lu Bilbo. C'est tout. Je suis content!
Cordialement.
Alain.

