Dans toute classe, il y a une tête de turc. Cible des quolibets, parfois molesté par ses pairs, le canard boiteux souffre le martyre.
Comment éviter cet ostracisme ?
Une enquête menée dans une école américaine, auprès de 600 lycéens âgés de 13 à 15 ans a révélé que la vindicte populaire s’abat sur celui qui a initialement la plus piètre estime de lui-même.
Au fil des mois, ses ados ayant une estime de soi perturbée attirent moqueries et agressions.
C’est le début d’une spirale du malheur. La victime perd peu à peu toute estime de soi et attire la haine des autres.
Quand un innocent subit les attaques d’un groupe, on lui attribue des crimes fictifs en vertu d’un schéma psychologique universel, nommé « croyance en un monde juste » (tiens tiens…) .
Chacun de nous aurait, ancrée dans ses neurones, la conviction que si l’on est puni c’est que l’on a fait quelque chose de mal !
On ne peut imaginer une victime innocente, et l’on modifie sa vision de la réalité en accablant le souffre douleur de crimes virtuels. Le bouc émissaire finit par agréger toutes les haines.
J’imagine bien ce brave Lukhuzor en canard boiteux quand au reste de la « classe » je doute qu’ils se reconnaissent.
L’estime de soi ne semble pas en cause ici mais bien l’expression d’un avis différent qui finit par faire passer son auteur à la moulinette, les vagues successives sont d’une beauté hawaiienne !
Lukhuzor encore en activité ? L’errantgris .

