Waaaow!!
WAAAOWWWW !!!
:o))
Il est beauuuuuuuuu
Oh qu'il est beauuuuuuu
Superbe édition que ces Lettres, Vincent
Comment pourrait-on cette fois critiquer la reliure (j'aimais déjà l'autre, celle-ci aussi, et même mieux adaptée à la lecture répétée des Lettres grâce au papier glacée de la couverture)
L'objet est superbe.
Le charme et la sobriété de la typo des éditions Bourgois rayonne.
L'indication des pages de la VO focntionne parfaitement ; c'était nécessaire et l'idée de ne pas changer la pagination de l'index aussi : elle permettra non seulement de travailler avec la traduction mais de revenir ou de renvoyer directement à la VO.
Du boulot parfait.
Gourmand, je relis quelques uns de mes passages préférés. La belle lettre de la Lumière et de l'eucatastrophe (L89, superbement traduite!), et les dernières lettres qui manquent, une nouvelle fois, de me faire pleurer.
Comment ne pas avoir le coeur serré à la sobre mention de la "mutilation" de Tolkien (la perte d'Edith, L331-332), comment ne pas avoir le coeur touché à l'évocation de l'amour d'Edith et de Tolkien sur le modèle de Beren et Luthien...
[citation=L340]"Mais l'histoire est allée de travers, & je reste seul et moi je ne puis plaider devant l'inexorable Mandos"[/citation]
Comment ne pas être ému lorsqu'il décrit la générosité du Merton College qui l'acceuille en ses murs "à présent qu'il quittait sa maison à Poole", une maison devenue trop grande, trop vide, trop triste d'une joie maintenant disparue (L332). Et le besoin d'aimer et d'être aimé qui le rapproche de ses enfants et qui lui donne de chérir plus encore, si cela était possible, ses enfants. Je pense à cette signature unique dans les Lettres destinées à Christopher :
[citation=L351]"Vous êtes tous dans mes pensées les plus constantes, et cet endroit [le Merton College] semble plutôt vide sans vous. Avec toute mon affection, mon très cher Chris, & aussi Baillie & + A[dam] & + R[achel]. Papa"[/citation]
"Papa"...jusqu'alors, à notre connaissance, Tolkien n'utilisait jamais ce mot dans sa correspondance avec son fils préféré. L53, 64, 69, 70, 71, 72, 81, 87, 89, 90, 91, 94, 96 sont toutes signé "Ton cher père" ou "avec tout l'amour de ton père". Nous ne savons rien des signatures de lettres plus tardives mais incomplètes comme L311 ou L340, mais j'aime à voir dans ce "papa" adressé à son fils un amour qui oublie les habitudes passées et profite de chaque instant pour s'affirmer. Et cette compréhension, nul doute qu'elle est venue de la tendresse d'un homme pour sa fille Priscilla (L251). Priscilla qui est la dernière correspondante de Tolkien dans le recueil, et peut-être dans la réalité, puisque L354 est écrite 4 jours avant sa mort. Là encore, comment ne pas avoir le coeur ému, "percé" d'une douleur mélée de joie pour reprendre un verbe cher à Tolkien, en lisant les dernière lignes :
[citation]"Avec tout mon amour,
Papa
Ici le temps est lourd, moite et pluvieux à présent -- mais les prévisions sont plus favorables."[/citation]
La correspondance serait imaginaire qu'aucune autre fin ne serait plus belle, plus convenable, plus touchante.
Superbe cadeau que vous nous ont fait là Delphine Martin et Vincent Ferré : nous donner le moyen de nous réjouir et de nous émouvoir dans notre langue.
Merci infiniment.
Sosryko

