Surtout qu'elle posait *sincèrement* la question de la traduction. Du moins je peux le savoir vu que j'étais au dit réveillon.
En relisant le passage en français, je me demande s'il n'y avait pas un double sens ou de l'ironie, Stephe. J'hypothèse (même si c'est pas français de dire "j'hyopthèse")que Tonton n'appréciait pas qu'on ait inculqué l'état de "subalterne" (on est là pour discuter des traductions, mais je n'ai pas l'impression que Vincent Ferré -bonne année à lui et que l'université ne marrisse pas son coeur inspiré- ait employé ce terme à tort et à travers) et qu'en fait il sous entendait que cet état n'est pas "naturel" (comme il est naturel que les arbres poussent dans la terre) mais acquis pas des siècles d'histoires plus ou moins en défaveur de la femme.
Par contre... je ne suis pas de l'avis de Tolkien quand il dit qu'une femme cessera de " rapidement apprendre, saisir les idées, voir où un homme veut en venir" quand elle "lâche sa main". Ce qui était le coeur du débat du réveillon.
Mon avis n'a d'ailleurs pas d'importance puisque il s'agit de *traduire*.
Je m'en remettrai donc à l'opinion d'un Moraldandil ou d'un Hisweloke ou d'un Venildo, voire d'un Yyr en la matière.
Si je tape "servient sur google" (ultraligua, cambrice, wordreference ne truovent pas le mot) j'obtiens ceci : Serv´i`ent
a. 1. Subordinate.Servient tenement
(Law) that on which the burden of a servitude or an easement is imposed
Subordonné semble en effet être une traduction "moins négative".
Cela ne fait d'ailleurspas très longtemps que les femmes ont le droit de travailler sans autorisation du mari, le terme "subordonné" (ou subalterne) est assez réaliste.... hélas.

