10-01-2006, 19:18
Il faudrait arrêter de taper sur CS Lewis en le jugeant du jugement de Tolkien et parce qu'il n'a jamais eu l'intention de faire du Tolkien. Quant à dire que Tolkien est moins théologique que Lewis, cela ne me semble pas du tout évident. S'il l'est moins dans le genre (et à condition seulement de se limiter au SdA, parce que si on se penche sur le Silm et les Home...), il ne l'est certainement pas moins dans les intentions.
Quant au détachement de l'auteur par rapport à son oeuvre, il s'agit bien d'une forme de sagesse il me semble. Car sans détachement de l'oeuvre et de son auteur il n'y a pas d'oeuvre. Toute oeuvre "bonne" ou "très bonne" sera nécessairement inachevée au sens qu'elle aura cette capacité de toujours "porter du fruit".
Aussi, à un moment, l'auteur doit se retirer pour laisser l'oeuvre vivre et passer du côté de la contemplation de l'oeuvre qui grandit d'elle-même et manifeste ses potentialités.
L'auteur s'est retiré mais il demeure en lui l'arpenteur du monde imaginé, ce lecteur unique qui se nourrit d'un monde qu'il a initialement nourri de son imagination.
Quant au détachement de l'auteur par rapport à son oeuvre, il s'agit bien d'une forme de sagesse il me semble. Car sans détachement de l'oeuvre et de son auteur il n'y a pas d'oeuvre. Toute oeuvre "bonne" ou "très bonne" sera nécessairement inachevée au sens qu'elle aura cette capacité de toujours "porter du fruit".
Aussi, à un moment, l'auteur doit se retirer pour laisser l'oeuvre vivre et passer du côté de la contemplation de l'oeuvre qui grandit d'elle-même et manifeste ses potentialités.
L'auteur s'est retiré mais il demeure en lui l'arpenteur du monde imaginé, ce lecteur unique qui se nourrit d'un monde qu'il a initialement nourri de son imagination.

