16-07-2005, 18:51
Rebeca :En l’état actuel de mes connaissances :), je me demande si ce genre de conte n’est pas plus tardif que celui que j’ai présenté… Parce qu’il me semble beaucoup plus « développé », plus « socialisé », en quelque sorte… Je ne vois pas trop. « L’est du soleil et l’ouest de la lune », c’est Norvégien au départ, il me semble… L’expression a été reprise abondamment par la suite… je n’arrive plus à trouver ma source, où l’on disait que ça intriguait beaucoup les Romantiques (et le Romantisme a commencé en… Allemagne ;)), et qu’ils l’ont beaucoup utilisé par la suite.
Je crois que ce n'est pas tout à fait ça, en fait, mais c'est moi qui n'ai pas mis tous les détails: je pense que les princesses allemandes ne sont pas des simples humaines, parce qu'il est systématiquement dit qu'elles viennent du royaume de la montagne de verre, montagne qui dans tous les types de contes où elle apparait se situe toujours loin après le bout du monde, à l'est du soleil et à l'ouest de la lune...
Ensuite, le sort dont elles sont victimes, est de vivre sous la garde d'un dragon à au moins 7 têtes (qu'il faut couper toutes en temps, sinon elles repoussent ;)), et c'est justement l'homme qui les aime et vit un moment avec elles qui les libère. De plus, c'est rarement lui qui capture la demoiselle, en général elle lui est donnée après de nombreuses épreuves, et au moment ou elle aperçoit son plumage soit par erreur, soit parce que quelqu'un lui montre, c'est toujours involontairement qu'elle s'envole. Dans de nombreuses versions elle dit même au jeune homme qu'elle est obligée de repartir, et que lui seul peut la sauver de ce sort qui l'oblige à le quitter alors qu'elle l'aime. Il franchit donc tout l'espace qui les sépare et réussi un certain nombre d'épreuves, au bout duquel il la retrouve, et ils règnent tout deux sur le royaume de la montagne de verre, ils ne retournent pas en ce monde-ci...
Je n'arrive pas à très bien concilier ça avec ce que tu as dit plus tôt, vu qu'il est dit ici qu'elle veut rester avec l'homme et part à cause du sort et contre son gré, mais peut-être que tu y vois plus clair :) dis-moi si tu veux bien :)
Ah oui, juste parce qu'il a tant fait rire Melilot: le conte suisse des trois oiseaux blancs. […]Je compte sur Laegalad pour l'explication, moi je sais juste en dire "euh????";)
Hi hi hi :) En voilà au moins un qui a compris ! Ou alors… ou alors, il n’était pas encore sorti des jupes de sa môman, et n’a pu se résoudre à quitter la Mère pour obtenir l’Epouse… L’était un peu jeunet, quoi :)
Elodie : non non, tu n’es pas HS :) Dans l’histoire de l’ourse, je verrai plutôt l’équation dans le sens Artémis = Virginité, Artémis = Ourse, donc Ourse = Virginité, que Ourse = Virginité, Artémis = Virginité, donc Ourse = Artémis… Enfin, c’est mon point de vue :) Mon dictionnaire des symboles, en tout cas, n’associe pas l’ourse à la virginité mais à « l’aspect dangereux de l’inconscient » « monstrueux, cruel et sacrificateur »…
Pour l’histoire de Térée et cie, on tombe dans un autre aspect : la métamorphose est le fait des Dieux et clôt le conte, ou du moins l’histoire ; alors que dans les contes de la femme-oiselle, la métamorphose est le fait de la fée elle-même (hors le cas de Rebeca sur lequel je m’interroge), et conditionne tout le conte.
Et puis faut que je file, c'est la fête chez Lamberte ce soir :)
C’est comme ça qu’on avance le boulot ?!!! Bonne soirée… et, heu… hrm… pensez à moi… pour... et pour... hmm ? :oD

