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Le Vent dans les saules
#7
Si j’étais plus assidu dans mes fréquentations de la vieille maison JRRVF, j’aurais pu remarquer qu’il était fait plusieurs fois mention de K. Grahame...

Un peu de tissage, donc :

- Dans le fuseau A propos des Inklings de la section « Hors du Légendaire » du Forum, Caledfwlch (message du 17.07.2001) faisait référence à la BD de Plessix, et donnait un lien vers une présentation de Grahame.

- On le trouve également dans l’extrait de l’article de Daniel Coulombe, « Bilbo le Hobbit : un livre d’enfants pour adultes ».


Hyarion, puisque tu as lu le Hobbit après Le Vent dans les saules, y a-t-il des éléments précis qui t’ont fait faire le lien, ou est-ce l’ambiance générale ?
Et toi, Lemminka, en trouves-tu depuis ?


Vinyamar, Tolkien a effectivement vu la pièce de théâtre adaptée par A.A. Milne, l’auteur de Winnie l’Ourson, comme l’indique d’ailleurs Christine Laferrière dans sa traduction de l’essai « Du conte de fées », paru dans Les monstres et les critiques et autres essais (p. 194), corrigeant aussi son nom, au passage. C’est à son propos que Tolkien fait sa distinction entre le grand admirateur et l’admirateur « perspicace » (pour reprendre la trad. de Ch. Laferrière), Milne n’appartenant qu’au premier type...
Mais je ne sais pas ce que Tolkien aurait dit de la version Du vent dans les saules par Terry Jones, un ancien de la bande des Monty Python... ;-)


Merci pour les infos, Aredwin :-)
Ainsi Shepard, l’illustrateur de Winnie l’Ourson (je n’aurais jamais cru que j’en parlerais un jour sur JRRVF, comme quoi... ;-)), écrit par Milne, qui a adapté Le Vent dans les saules sur scène, l’a également illustré... C’est une grande famille ;-)

L’indication du titre initial est très éclairante, car le chap. VII parle à plusieurs reprises du vent qui joue dans les roseaux, et non directement dans les saules.
Du coup, on pourrait dire que le véritable auteur du Vent dans les saules, c’est Tolkien !... ;-)

« Mais plus beaux encore sont les saules de Nan-tathren, vert pâle ou argentés dans le vent, et la rumeur de leurs feuilles innombrables est une musique enchantée »
(Contes et légendes inachevés, I, 1 ; Pocket, vol. 1, p. 61).

« Pourtant ils vinrent enfin aux vastes étangs et aux bords du si tendre Pays des Saules ; et le souffle même des vents de cette région leur amena paix et repos, et grâce au réconfort de cet endroit la douleur de ceux qui étaient en deuil des morts de cette grande chute fut calmée. »
(« Tuor et les Exilés de Gondolin », in Le Livre des Contes Perdus, II, 3 ; Bourgois, éd. en un vol., p. 488-489)

« Au milieu, une rivière aux eaux brunes traçait de paresseux méandres ; elle était bordées de vieux saules, recouverte d’une voûte de saules, obstruée de saules tombés et mouchetée de milliers de feuilles de saule flétries. L’atmosphère était épaissie de ces feuilles qui descendaient en voletant, jaunes, des branches ; car une douce et chaude brise soufflait mollement dans la vallée, les roseaux bruissaient, et les rameaux de saules grinçaient. »
(SdA, I, 6, éd. du Centenaire, p. 136-137)

Les chants ne seront pas les mêmes que Grahame, et n’auront pas la même fin.


Pour finir, encore un peu de tissage, qui peut s’avérer utile. Il s’agit des textes anglais en ligne de K. Grahame (The Wind in the Willows, The Golden Age, Dream Days).


Sébastien

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