05-06-2008, 16:36
Bonsoir,
Merci pour ces liens, arpenteur des brumes, j'avais déjà eu connaissance des deux derniers pdfs, ayant vogué par maintes eaux scrooglisées afin d'enrichir mon savoir en la matière.
Le fait est que le premier, bien qu'intéressant, est un brin trop lapidaire à mon gout:
Disons que l'opposition qui y est faite entre l'hétérocosme littéraire comme cosmovision catholique chez Tolkien, et les tendances panthéistes de Coleridge me parait un brin rapide : si Coleridge avait certes des penchants immanents, il était loin d'être spinoziste, son immanence est une immanence chrétienne, lui-même croyant en la Trinité... Et son microcosme, ou monde secondaire ou monde que l'on pourrait presque qualifier d'immarri est clairement un microcosme chrétien.
Le second pdf est plus détaillé, bien qu'il semble se concentrer sur un parallélisme Coleridge - MacDonald d'une part et Tolkien - Lewis d'autre part... Il mérite toutefois une lecture plus attentive !
Le catalogue "Grace. Funk Tolkien Collection" est décidément un outil précieux que nous ne connaissions pas, par les contrées ténébreuses, et il constitue très certainement une source de départ pour toute recherche.
Je m'étonne toutefois _encore_ du peu d'occurrence que l'on trouve relativement au romantisme. Finalement une seule étude poussée digne de ce nom semble avoir vu le jour, il s'agit de :
J'ai trouvé la référence sur le site de la Tolkien society, les autres occurrences qui développent _de façon évidente du moins_ l'influence romantique, ne semblent pas s'intéresser à Tolkien en particulier mais plutôt aux Inklings en général.
C'est vraiment surprenant de ne trouver plus de texte en la matière, et finalement la relation Coleridge-Tolkien est quelque peu plus fournie ou vraisemblablement plus approfondie, ce qui toutefois me rassure sur la richesse qu'un tel sujet est tout à fait à même d'exploiter.
La recherche "sauvage" sur le romantisme m'embarque vers des résultats assez peu probants, ou, lorsque le contenu parait intriguant, la page est protégée et hébergée par ces bibliothèques en ligne à accès restreint du type Jstor...
Tiens à ce propos, nous ne doutons pas que le brumeux soit plus informé que nous en la matière, cela fait un certain bout de temps que nous nous demandons comment obtenir un accès à ce genre de librairies en ligne, mais il semble qu'il faille s'enregistrer au préalable auprès de librairies américaines d'universités ou de sociétés de recherches publiques... Ce qui ne facilite pas la tâche... Même en tant qu'éditeurs il nous semble malaisé d'en avoir un accès autorisé. :/
Par ailleurs, Google books donne effectivement des résultats plus concluants quoique parcellaires encore... Quand les pages elle-mêmes sont libres d'accès.
On ne peut encore une fois, que regretter que le sujet n'ait pour l'instant pas été traité de façon plus significative, et si les critiques et autres bibliographes s'entendent tous plus ou moins pour reconnaitre certaines influences romantiques à Tolkien, et encore plus à Lewis (j'aurais pour ma part la tendance inverse), la mesure de la chose n'a pas été traitée au niveau qu'elle mériterait sans conteste, et ce sont plus généralement des assertions rapides que l'on peut y lire... Quand ce ne sont pas des jugements à l'emporte pièce rapidement abordés sous forme de "licence romantique", n'ayons pas peur des mots.
Pour finir, il me semble avoir omis un questionnement lors de mon précédent message, il faut dire que l'heure était avancée. Il se peut tout aussi bien que Tolkien ait fort bien lu et compris Coleridge (après tout, les termes de monde secondaire et de subcréation lui ont selon toute vraisemblance été empruntés). En ce cas, la critique de la suspension de l'incrédulité s'adresserait surement davantage au concept tel qu'il a évolué et non tel qu'il fut initialement pensé.
J'aimerais toutefois trouver plus de matière dans les écrits de Tolkien pour pouvoir répondre à cette question d'importance fort relative mais qui a le don de troubler quelque ténébreux esprit, et par ricochet, les frimas qui l'accompagnent.
Merci en tout cas d'avoir apporté de nouveaux éléments à cette méditation sur les terres de Xanadu aux marins contant sans repos.
[espacement]
.S sous l'égide de C.
Merci pour ces liens, arpenteur des brumes, j'avais déjà eu connaissance des deux derniers pdfs, ayant vogué par maintes eaux scrooglisées afin d'enrichir mon savoir en la matière.
Le fait est que le premier, bien qu'intéressant, est un brin trop lapidaire à mon gout:
Disons que l'opposition qui y est faite entre l'hétérocosme littéraire comme cosmovision catholique chez Tolkien, et les tendances panthéistes de Coleridge me parait un brin rapide : si Coleridge avait certes des penchants immanents, il était loin d'être spinoziste, son immanence est une immanence chrétienne, lui-même croyant en la Trinité... Et son microcosme, ou monde secondaire ou monde que l'on pourrait presque qualifier d'immarri est clairement un microcosme chrétien.
Le second pdf est plus détaillé, bien qu'il semble se concentrer sur un parallélisme Coleridge - MacDonald d'une part et Tolkien - Lewis d'autre part... Il mérite toutefois une lecture plus attentive !
Le catalogue "Grace. Funk Tolkien Collection" est décidément un outil précieux que nous ne connaissions pas, par les contrées ténébreuses, et il constitue très certainement une source de départ pour toute recherche.
Je m'étonne toutefois _encore_ du peu d'occurrence que l'on trouve relativement au romantisme. Finalement une seule étude poussée digne de ce nom semble avoir vu le jour, il s'agit de :
- Tolkien and Romanticism: Proceedings of the Cambridge Tolkien Workshop. Ed. I.R. Morus, M.J.L. Percival and C.S. Rosenthal. Cambridge Tolkien Workshop, 1988
J'ai trouvé la référence sur le site de la Tolkien society, les autres occurrences qui développent _de façon évidente du moins_ l'influence romantique, ne semblent pas s'intéresser à Tolkien en particulier mais plutôt aux Inklings en général.
C'est vraiment surprenant de ne trouver plus de texte en la matière, et finalement la relation Coleridge-Tolkien est quelque peu plus fournie ou vraisemblablement plus approfondie, ce qui toutefois me rassure sur la richesse qu'un tel sujet est tout à fait à même d'exploiter.
La recherche "sauvage" sur le romantisme m'embarque vers des résultats assez peu probants, ou, lorsque le contenu parait intriguant, la page est protégée et hébergée par ces bibliothèques en ligne à accès restreint du type Jstor...
Tiens à ce propos, nous ne doutons pas que le brumeux soit plus informé que nous en la matière, cela fait un certain bout de temps que nous nous demandons comment obtenir un accès à ce genre de librairies en ligne, mais il semble qu'il faille s'enregistrer au préalable auprès de librairies américaines d'universités ou de sociétés de recherches publiques... Ce qui ne facilite pas la tâche... Même en tant qu'éditeurs il nous semble malaisé d'en avoir un accès autorisé. :/
Par ailleurs, Google books donne effectivement des résultats plus concluants quoique parcellaires encore... Quand les pages elle-mêmes sont libres d'accès.
On ne peut encore une fois, que regretter que le sujet n'ait pour l'instant pas été traité de façon plus significative, et si les critiques et autres bibliographes s'entendent tous plus ou moins pour reconnaitre certaines influences romantiques à Tolkien, et encore plus à Lewis (j'aurais pour ma part la tendance inverse), la mesure de la chose n'a pas été traitée au niveau qu'elle mériterait sans conteste, et ce sont plus généralement des assertions rapides que l'on peut y lire... Quand ce ne sont pas des jugements à l'emporte pièce rapidement abordés sous forme de "licence romantique", n'ayons pas peur des mots.
Pour finir, il me semble avoir omis un questionnement lors de mon précédent message, il faut dire que l'heure était avancée. Il se peut tout aussi bien que Tolkien ait fort bien lu et compris Coleridge (après tout, les termes de monde secondaire et de subcréation lui ont selon toute vraisemblance été empruntés). En ce cas, la critique de la suspension de l'incrédulité s'adresserait surement davantage au concept tel qu'il a évolué et non tel qu'il fut initialement pensé.
J'aimerais toutefois trouver plus de matière dans les écrits de Tolkien pour pouvoir répondre à cette question d'importance fort relative mais qui a le don de troubler quelque ténébreux esprit, et par ricochet, les frimas qui l'accompagnent.
Merci en tout cas d'avoir apporté de nouveaux éléments à cette méditation sur les terres de Xanadu aux marins contant sans repos.
[espacement]
.S sous l'égide de C.

