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thèse
#3
Aiwendil, dans mes bras !!
et bienvenue à toi !

Oui, dans mes bras, enfin un poète qui sait reconnaître le talent propre de la traduction de Ledoux qui, tu as raison, a su utiliser les mots pour nous toucher et nous faire partager l'univers angophone de Tolkien.

Et re dans mes brasn parce que le "pouvoir des mots" est un thème qui m'est cher, surtout depuis que j'ai vu TerreMer (de Miyazaki, mais le thème vient de 'lauteur original je suppose) où concept du pouvoir des mots est utilisé de façon assez intelligente (je n'ai pas forcément aimé beaucoup ce conte, mais ce thème là était bien vu et méritait même d'être mieux traité) (mais je crois même l'avoir vu ailleurs avant ça) : à savoir que le travail du magicien consistait à connaître le véritable "nom" des choses, et que c'est en connaissant le vrai "nom" qu'il prend pouvoir sur lui, qu'il soumet l'objet à sa volonté.

Le pouvoir des mots chez Tolkien est donc nue excellente manière d'aborder le sujet... mais après j'ai du mal à comprendre comemnt tu peuxfaire une étude sur "la manière dont le lecteur passionné ou non "perçoit", "ressent", "découvre". Là on est dans ce qui sort un peu, justement, du domaine d'une étude, à savoir le ressenti, et il peut être aussi multiple qu'il y a de lecteur.

Je ne suis pas sûr donc de ce que tu nous demandes. Si tu veux que chacnu d'entre nous te fasse une description de la manière dont nous avons perçu le SdA, tu risques de te perdre dans la multiplicté des réponses (et leur étendue)

Je me demande donc si tu peux mieux circonscrire ton sujet.

Mais pour moi, il est indéniable que le lyrisme présent dans le texte du SdA est ce qui m'a le plus fait pénétrer dans ce monde, en évoquant vraiment les forêts merveilleuses, les hautes herbes, la mousse sur les arbres, les pentes des colines, ... l'univers physique dans lequel évoluaient les personnages, et non seulement en nous racontant leur histoire.
Tolien a décrit un monde, et pas seulement raconté nue aventure (chose que peu se donnentle mal de faire aujourd'hui). Et si je compare son oeuvre au fastidieux volume de Lewis "Au dela de la planète silencieuse", dans lequel l'auteur nous décrit lui aussi un univers totalement nouveau, je remarque que là où Tolkien a décrit le monde par lyrisme et poésie, Lewis l'a décrit de façon encycopédique et scientifique. D'où une certaine lassitude.

Je me souviens aussi de plusieurs textes où je crois Tolkien a parlé de ce pouvoir de la morphologie des mots. Mais je ne saurai plus trop où chercher. (Letters ? Faerie ? Home V ? Home X ?)

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