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thèse
#13
Effectivement Calvino a bien travaillé ce thème mais pas que lui, il y a également Eco, Barthes, Jauss et plein d'autres. Je peux comprendre que ça paraisse sibyllin, j'ai du mal à le reformuler, je pourrais vous écrire directement ma problématique et vous montrer mon plan détaillé, mais je préfère achever le travail et vous fournir le tout une fois que tout sera terminé. Je vous assure qu'il y a une logique même si cela ne vous semble pas très clair. J'ai le soutien de mon directeur de thèse. Pour répondre à Laegalad, il est évident que je travaille sur le texte original, sans quoi cela n'aurait pas de sens, mais j'étudie également attentivement la traduction de Ledoux qui a su rendre ce que Jauss appelait la puissance communicative. Je vous avoue que je suis venu sur ce forum pour partager cette passion des mots avec vous, j'ai lu des choses intéressantes sur ce forum, j'espérais discuter avec vous de votre "démarche de lecture", de la manière dont vous ressentez les écrits de Tolkien, son aptitude à manier les mots, je pense par exemple à sa capacité de reproduire phonétiquement les mouvement de la nature (dans le texte original) grâce à l'étonnante disposition des phonèmes ( par exemple l'alternance de certains sons (dans la langue) semble imiter le bruit du vent ponctué par de brèves rémissions. Conclusion le signifiant s'accorde parfaitement avec le signifié).
Bref. Au sujet du terme "bovariste", il y a en effet un lien avec la mélancolie, c'est certain. Ce terme a été crée à partir du personnage de Madame Bovary (Flaubert), celle-ci ne supporte pas la vie médiocre qu'elle est obligée de mener, cette vie de petite bourgeoisie proche des réalités, et s'échappe dans la rêverie.

Ahah Vinyamar je vois que nous ne sommes pas d'accord, tu incarnes pour moi exactement l'autre "école", celle qui est persuadée qu'on ne peut étudier la langue que dans une perspective diachronique ( c'est-à-dire en se référant à l'histoire, au contexte). C'est très intéressant et je sais d'avance qu'on ne pourra pas se mettre d'accord. Cette approche que tu défends est la plus ancienne (ce n'est pas péjoratif car elle est toujours d'actualité). C'est Saussure qui le premier a proposé un nouvel axe d'étude linguistique en mettant en avant l'approche synchronique ( celle que je défends) qui observe et étudie les faits de la langue à l'intérieur d'un système, détaché de son évolution historique, détaché du contexte. Étudier un texte en considérant les mots à l'état sauvage n'est pas une lubie mais une possibilité réelle d'aboutir à une pensée vraiment cohérente sur la langue. C'est je pense se libérer d'une barrière qui empêche l'interprétation de s'émanciper. La clef est dans les mots considérés comme un système autonome. Je ne suis pas le premier à le faire, ils sont nombreux à être passés avant moi, les plus illustres sont Barthes, Jakobson, Todorov, Genette etc.

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