Bref. Au sujet du terme "bovariste", il y a en effet un lien avec la mélancolie, c'est certain. Ce terme a été crée à partir du personnage de Madame Bovary (Flaubert), celle-ci ne supporte pas la vie médiocre qu'elle est obligée de mener, cette vie de petite bourgeoisie proche des réalités, et s'échappe dans la rêverie.
Ahah Vinyamar je vois que nous ne sommes pas d'accord, tu incarnes pour moi exactement l'autre "école", celle qui est persuadée qu'on ne peut étudier la langue que dans une perspective diachronique ( c'est-à-dire en se référant à l'histoire, au contexte). C'est très intéressant et je sais d'avance qu'on ne pourra pas se mettre d'accord. Cette approche que tu défends est la plus ancienne (ce n'est pas péjoratif car elle est toujours d'actualité). C'est Saussure qui le premier a proposé un nouvel axe d'étude linguistique en mettant en avant l'approche synchronique ( celle que je défends) qui observe et étudie les faits de la langue à l'intérieur d'un système, détaché de son évolution historique, détaché du contexte. Étudier un texte en considérant les mots à l'état sauvage n'est pas une lubie mais une possibilité réelle d'aboutir à une pensée vraiment cohérente sur la langue. C'est je pense se libérer d'une barrière qui empêche l'interprétation de s'émanciper. La clef est dans les mots considérés comme un système autonome. Je ne suis pas le premier à le faire, ils sont nombreux à être passés avant moi, les plus illustres sont Barthes, Jakobson, Todorov, Genette etc.

