C'est exact — mais elle enrichit considérablement l'analyse.
De quel point de vue ?
Je n'ai fini aucun des deux ouvrages mais je pense avoir lu les passages concernant The Sense of the past de Henry James et Peter Ibbetson de George Du Maurier dans les deux ouvrages (et aussi, d'ailleurs, les évocations, toujours suite à l'étude de Flieger, d'un essai sur le temps de J.W. Dunne et d'une expérience au Trianon de Mme Moberly et Mme Jourdain : Ch. 2 Remembrance That Never Dies chez Flieger ; ch. 3 La vie antérieure. Aspects du temps et de la mémoire chez Pantin), or je n'ai pas remarqué une autre profondeur chez I. Pantin. J'avais même plutôt l'impression inverse, sachant que chez V. Flieger, ces considérations interviennent au sein d'une thèse générale sur le temps chez Tolkien auquel l'ensemble de l'ouvrage est consacré, alors qu'ils sont évoqués plus brièvement et parmi beaucoup d'autres choses dans l'ouvrage d'Isabelle Pantin...
Pour Borgès, on peut aussi rappeler que Géographies imaginaires de Pierre Jourde (José Corti, 1991) avait le grand mérite d'articuler, dans son étude, les quatre grands auteurs du 20e siècle que sont Gracq, Borgès, Michaux et Tolkien.
S.

