Mais peu importe.
Par rapport à cette fameuse citation, trois choses me viennent à l'esprit. D'abord, ainsi que Damien le propose dans le fuseau voisin sus-cité, il semblerait logique de croire l'auteur jusqu'à preuve du contraire plutôt que l'inverse. Ensuite, qui sait? peut-être l'Estel ardarinwa (si tu as le temps de le lire) t'aidera-t-il à y croire davantage ;) (bien que je ne te l'ai pas envoyé à cette fin, mais en vue d'une aide à la traduction française ... pour autant, à la lecture de ce fuseau, je me dis que mon essai t'intéressera peut-être aussi quant au rapport de l'œuvre tolkiénienne à la foi chrétienne). Enfin, il y aura toujours sur la dimension chrétienne de l'œuvre tolkiénienne un point d'achoppement : la re-connaissance de cette dimension ne peut se faire qu'à la mesure de sa connaissance préalable — laquelle est fonction du cheminement de chacun ... Tout le monde ne sera pas en mesure d'identifier les mêmes choses.
— De même que tout le monde ne sera pas capable de re-connaître certaines composantes mythologiques, poétiques, linguistiques, ... etc. Cependant ici la problématique est particulière, car la connaissance dont il s'agit n'est pas intellectuelle, elle est spirituelle ...Si le sacré habite cette œuvre ou l'illumine tout entière, alors cela ne vient pas de [l'auteur] mais vient à travers lui. Et aucun de vous [...] ne le percevrait en ces termes à moins que ce ne soit également en vous. Sans quoi vous ne verriez ni ne sentiriez rien, ou bien (si quelque autre esprit était présent) vous seriez emplis de mépris, de dégoût, de haine. « Des feuilles du pays des Elfes, pouah ! » « Du lembas — par la poussière et les cendres ; on ne mange pas de cela. »Lettres, n° 328, brouillon à Melle Batten-Phelps, p. 576

