Saint Dié des Vosges, traversée par la Meurthe, est une petite ville entourée de hautes collines boisées, avant-postes septentrionaux des monts vosgiens.
Le train en provenance de Nancy m’a déposé en ville, en ce samedi gris et nuageux, pour ma très modeste participation au festival international de géographie (FIG).
Sur place, l’accueil des personnes de l’organisation est chaleureux et convivial.
Malgré quelques petites perturbations dans les réseaux téléphoniques mobiles et un timing des plus serrés, le rendez-vous avec Brice Gruet a bien lieu dans la médiathèque Victor Hugo.
Il y a déjà beaucoup de monde. En quelques minutes, la totalité des 30 places assises est investie, et les gens continuent d’arriver.
Derniers ajustements pour le diaporama (composé essentiellement de tableaux de Howe et Nasmith), essais micros et essais pour contacter Michaël par skype, tout est prêt : c’est parti. A 15h15 précises, car les conférences du FIG s’enchaînent et tout est organisé au cordeau.
La foule est désormais impressionnante dans la salle : il y a autant de public debout dans le fond et sur les côtés que de public assis. Tous les âges sont représentés, mais les jeunes gens sont en forte majorité.
Brice Gruet assure la conduite de la table ronde et fait le passeur de parole pour Michaël et pour moi.
Sur le thème général des « paysages dans l’œuvre de Tolkien », nous abordons plusieurs sujets allant des forêts aux montagnes et au rôle des cartes, en passant par certains lieux ayant inspiré Tolkien dans la composition des paysages de la Terre du Milieu.
On parle de la découverte progressive du monde par les Hobbits en voyage dans la Communauté de l’Anneau et du procédé narratif qui accompagne cette découverte. On parle des Marais des morts comme d’un non-lieu, par opposition aux riches paysages décrits dans le roman. On parle de cosmogonie, de philologie, et on déborde par moment du sujet initial, ce qui est inévitable quand on parle de Tolkien.
Quelques questions viennent de la salle, sur les Hobbits, sur Tolkien et la guerre, sur, hem Peter Jackson – question à laquelle j’ai répondu avec tout le tact et la hauteur nécessaires : « les choses qui bougent, c’est nul !!... », enfin un truc qui voulait dire ça mais en plus subtil :D
Et la fin arrive très vite. Je présente quelques livres : Tolkien, le Façonnement d’un monde, l’Arc et le Heaume spécial 120 ans, les Feuilles de la Compagnie. Et puisque ça faisait partie de l’exercice, un petit mot sur les Promenades :)
Et comme les petites dames de la médiathèque étaient pressées qu’on sorte tous pour laisser la place à la conférence suivante, je n’ai pas eu le temps de dire un mot, avant les applaudissements d’usage, sur le Dictionnaire Tolkien :/
La séance de dédicace a lieu sur place. Moment surréaliste pour moi… les 15 Promenades filent comme des petits pains et une douzaine de personnes restent pour une petite dédicace. Les sourires timides, les prénoms et les signatures s’enchaînent. Quelques nouvelles questions complètent celles de la salle, un débat rapide s’engage sur le statut des Enfants de Húrin que mon interlocutrice considère comme une arnaque commerciale, puis sur l’idée du Seigneur des Anneaux comme un roman « anti-voyage », soutenu par une autre jeune fille très sure d’elle, et l’opposition à l’idée de la prégnance du rôle de l’errance dans l’ensemble de l’œuvre, que je préfère soutenir. Même si les échanges sont polis et cordiaux, on parle fort, et la médiathécaire s’inquiète de la pollution que notre conversation provoque pour la conférence voisine. Finalement, le mini débat s’achève sur des remerciements mutuels et d’ultimes sourires…
En compagnie de Brice et de sa femme, je me rends au Salon du livre du festival, pour retrouver le stand où je suis censé faire de nouvelles signatures.
J’y retrouve Elwë et Laegalad, qui ont fait le déplacement depuis Strasbourg. Mais tous les livres ont été distribués à la médiathèque, et je me retrouve tout bêtement désoeuvré… heureusement, j’avais un exemplaire neuf dans mes bagages, que j’ai pu offrir à mes admirateurs alsaciens avec la dédicace appropriée ;)
Comme je n’avais plus rien à griffouiller et que mon camarade Brice avait disparu dans la foule, nous sommes allé prendre une collation dans un troquet vosgien, pour déguster un chocolat chaud et des parts de tarte à la rhubarbe, avant le départ de ces chers amis vers d’autres destinations lorraines.
La page Tolkien étant tournée, le festival a continué. Le samedi soir était consacré à un banquet des géographes, où j’ai pu échanger avec pas mal de monde.
Puis retour nocturne dans mon hôtel à Raon-l’Etape, à 10-15km de Saint Dié pour une courte nuit, avant de reprendre le train pour un retour en pays Beauceron.
Voilà pour ce petit compte-rendu.
Merci beaucoup à Michaël de m'avoir invité à cette table ronde. Ce fut tout de même une riche expérience, bien que très courte.
Prochain rendez-vous pour des dédicaces : aux imaginaires de Brocéliande le week-end du 3-4 novembre à Ploermel, en Bretagne.
A pluches :)
I.

