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Appréciation du SDA par Peter Jackson
#4
Bon tout a ete dit ou presque...<br>Mais allons-y de notre esprit polemique, puisque c'est de cela qu'il s'agit...<br>D'accord sur l'ensemble, Jackson a su parler aux fans aussi bien qu'aux novices, meme si certains de mes amis non-tolkienophages ne soient surpris d'une fin si etrange et sans conclusion... La globalisation de l'information n'est pas aussi performante que ca que l'on veut nous faire croire...<br>Mais je rese sur ma faim quand a l'illustration... Jackson restitue de facon presque parfaite le monde imagine par Tolkien, ensuite depeint per moult illustrateurs dont les membres de l'honorable assemblee a laquelle je m'adresse semble connaitre dans les moindres details. Ayant toujours recherche et rejete avec autant de hargne une mise en image de mon experience litteraire de la vision de Tolkien, je ne suis pas en mesure de dire si Jackson a respecte ou non le graphisme de tel ou tel dessinateur annobli par la perception collective de cet univers canalise par quelque autorite se reclamant detenteur de verite et de fait inattaquable. Je ne met pas en doute les travaux effectues pour analyser, retranscrire, et exprimer les non-dits laisses par l'auteur dans l'elaboration de sa saga, mais je deplore que sa mise a l'ecran ne se doive de coller de trop pres avec l'univers cinematographique de l'heroic-fantasy, qui me semble un peu trop cartoonise et carricature. Que l'on ne se meprenne sur mes intentions, je ne reproche pas a Jackson d'avoir voulu immortaliser ses propres Elfes, Orcs, ou Hobbits, j'ai meme ete touche par la maladresse du Troll de la Moria, mais il y a certains moments ou la qualite psychologique du roman se voit traduite en effets speciaux au detriment de suggestions scenographiques... Ainsi la breve metamorphose de Bilbo en mort-vivant de serie-B lorsqu'il revoit l'anneau a Rivendell, ainsi l'absence de complexite chez Saruman, dont le double jeu se reduit au role de traitre des lors que le palantir d'Orthanc se devoile, ainsi l'impasse sur la Lorien et comment Galadriel se substitue a Gandalf comme support moral dans l'esprit de la Communaute. Seul Boromir peut-etre, supporte par une certaine intensite de jeu, parvient a humaniser cet episode en proposant sa faiblesse et ses doutes autant que son ultime courage comme sujet de reflexion. Je ne blame pas Jackson pour sa simplification necessaire a toute adatation, mais je ne souhaite pas autant de raccourcis cartoons pour epargner quelques minutes de suspens psychologiques au spectateur. L'action est une part predominante du livre... il ne s'agit pas d'oublier le reste.<br>
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