11-06-2002, 23:43
> Semprini<br>Tu tiens, décidemment, à tes classiques :) J'ai tendance à rejeter ce type d'exemple systématiquement car je ne trouve pas que Visconti ait sa place quand on évoque un film de genre à gros budget en 2001. Les approches sont évidemment différentes, car l'époque et le genre ne sont pas les mêmes.<br>Si à mes yeux le SDA correspond à ce que j'en attendais, c'est parce que ce film exigeait un budget trop grand pour ne pas céder à ce que tu juges comme étant de la facilité, c'est à dire à certaines règles et recettes qui correspondent aux attentes du public actuel de ce genre de films. Une oeuvre plus contemplative aurait sans doute été plus en phase avec le livre mais peut être pas avec ce public, ou pas suffisamment pour rentabiliser l'investissement. <br>Comme tu le dis, il existe bien des façons de faire un film mais bien des contraintes s'appliquent dans certains genres, selon les époques et selon les budgets. <br>Si le film a été si problématique a se monter, et ce depuis bien des années, c'est justement parce que l'investissement semblait trop risqué et trop important, malgré les qualités et la renommée de l'oeuvre. Il fallait faire des compromis.<p>Je ne vais avancer que le film n'aurait pas pu être fait autrement, c'est évident, mais je pense qu'il aurait pu être bien pire (oh oui)et je suis soulagé de voir que le pari de Jackson et de New Line est aujourd'hui gagné. <br>Le film tel qu'il a été créé, est à mes yeux une bonne synthèse de nombreux éléments du livre et de contraintes commerciales, je le sent assez conforme à son époque. <p>> Vinyamar <br>J'ai du retard sur tes messages.<p>J'adore Miyazaki :) Je comprends ce que tu veux dire avec Princess Mononoke ou avec Les Evadés mais il s'agit là d'exemples qui ne correspondent ni au budget, ni la durée ou au genre du SDA. Le fond du problème est là, les livres sont denses, très denses, avec énormément de personnages, de lieux, de dialogues... Les Evadés, Mononoke et d'autres qu'ont aurait pu citer ont un scénario (je ne parle pas d'univers) assez simple, sur peu de lieux, avec peu de persos, et une fin définitive. Jackson a du se battre pour donner du rythme et de la tension sur 3H tout en restant cohérent avec un livre qui était beaucoup plus riche et problématique à adapter. Le tout avec un budget énorme à rentabiliser. Les exmples à opposer au SDA doivent à mon sens être trouvés dans des oeuvres qui présentent les mêmes contraintes.<p>Et...et.. je suis crevé et je vais me coucher<p>La discussion est intéressante, on ne sera sans doute pas d'accord en fin de compte mais en matière de ciné la subjectivité est inévitable et puis ce n'est pas la destination qui compte...<p>Oula, il faut vraiment que je dorme.

