14-06-2002, 20:09
<small>et qui aurait dû vérifier ses tags plutôt que de se presser; pardon pardon :-(</small><p>(je répète, tremblant)<p>alors je plagierai Welles :<p><dir><font color="#000080">Ford, Ford, Ford</font></dir><p>la sobriété, l'élégance, l'exemplarité de la mise en scène; la puissance et le pouvoir des sentiments entiers...ah...<i>The Informer, Rio Grande, Young Lincoln, She Wore a Yellow Ribbon</i> et <i>My Darling Clementine</i>!!<br>à part Semprini et quelques autres amateurs, avez-vous compris pour les deux derniers que je parlais de deux 'westerns'?<p><small>(titre français très 'fidèles': La Charge Héroïque et La poursuite Infernale; dire qu'on se plaint de Ledoux...</small><p>Ford, ou comment vous émouvoir, vous faire jubiler tout en vous questionnant; regardez les cinq premières minutes de ce chef d'oeuvre qu'est <i>My Darling Clementine</i> : l'exposition des personnages et de leur motivation est exemplaire et sans concession; sous une pluie battante, on comprend qu'on va avoir affaire à une véritable tragédie, appelez là grecque ou autre, elle est universelle, c'est celle de la vengeance et du pardon, de la justice et de la loi, du conflit entre la liberté des grands espaces et d'une civilisation qui avance, vainqueur annoncé d'une lutte inégale; Ford nous le dit, lui qui ose introduire en plein Far West une troupe théâtrale et une fascinante et longue scène sur le monologue d'Hamlet; et Henri Fonda, marshall pour se venger, qui fond devant Clementine; la poésie totale de la scène du bal, sur le plancher à ciel ouvert d'une église pas encore construite, et, juste avant, Fonda dans un costume élégant qui joue à l'équilibriste, assis sur sa chaise et se balançant, les pieds sur une poutre, les bras en croix; le noir et blanc qui rend le ciel plus bleu et présent qu'un film couleur; Doc Holliday joue par un Victor Mature transcendé,...parce que je ne l'ai peut être pas dit, mais il s'agit d'un film sur le fameux règlement de compte à OK Corall entre les Stanton et les frères Earp; on l'oublierait presque si on ne se souvenait que de la douce jubilation qui vous habite lorsque vous comprenez que vous avez vu là un monument du cinéma...ah, My Darling Clementine.<br>humm, et dire qu'il y a tous les autres...je ne répèterai pas la liste de Semprini (que je fais mienne à 95%, parce que je ne connais pas Murnau), à part peut-être Hawks (ah...je me retiens, je me retiens:-)), Siodmack (qu'il me semble que tu n'as pas nommé).<p>à ces maîtres, il faudrait ajouter des films, mais là encore longue liste qui n'interèsserait que moi peut-être, alors je vous en fait grâce.<br>Toutefois, par dessus tout (touché en plein coeur, pas rationnel du tout, encore que leur qualité de monument est difficilement contestable) <i>La Nuit du Chasseur</i> et <i>Vertigo</i>; à moins que ce ne soit <i>Vertigo</i> et <i>La Nuit du Chasseur</i> ;-))<br>(bizarre, deux films que Truffaut aurait appelé des 'films malades' [ce qu'il a fait d'ailleurs pour <i>Vertigo</i>]; leurs petites imperfection partielle participant de l' envoutement qu'ils provoquent).<p><br>les modernes? les contemporains?<br>oui il y en a, mais la fascination, dans l'intensité comme dans la régularité est moindre.<br>difficile de donner une échelle des degrès du plaisir, de la beauté.<br>Faut-il le faire?<br>mais oui, il y a quelques réalisateurs vivants que je vais voir sans hésiter : Woody Allen, Michael Mann, Kenneth Brannagh...<p>S.,<br>confus confus <br>confus con...<p><br>

