17-06-2002, 03:55
Puisqu'on en est arrivé à discuter des "classiques", hormis les films que j'ai déjà cités plus haut, et d'autres qui ont pu être évoqués dans différents messages, je diviserais une liste éventuelle en deux catégories: <br>les réalisateurs dont j'ai vu (et apprécié) au moins une demi-douzaine de films:<p><b>Hitchcock</b> <br><b>Lang</b> (la période allemande, avec <i>Metropolis</i>, que je considère sans conteste comme LE film du XXe siècle, toujours aussi captivant après trois ou quatre visions, par la grâce des acteurs et aussi de la mise en scène)<br><b>Kubrick</b> (qui a traversé tous les genres avec bonheur)<br><b>Kurosawa</b> (tout, ou presque, de <i>La légende du grand judo</i> à <i>Maadayo</i>)<br><b>Pasolini</b> (<i>L'évangile selon Saint Matthieu</i>: une merveille! et pourtant, 'Dieu' sait que je ne crois pas en lui- Pasolini non plus d'ailleurs...)<br><b>Welles</b> (<i>La soif du mal</i> où sa présence s'impose encore davantage qu'à l'habitude, <i>La splendeur des Amberson</i>, son deuxième film, où pourtant il ne joue pas)<br><b>Leone</b> (dont les premiers western soutiennent la comparaison, je trouve, avec Kurosawa)<p>d'autre part, des films (trop nombreux pour être tous cités) que j'isole de la production d'un réalisateur:<p><i>Arsenic et vieilles dentelles</i> de Capra<br><i>Certains l'aiment chaud</i> de B. Wilder<br><i>L'Atalante</i> de J. Vigo (à vrai dire, c'est presque son seul film)<br><i>Rio Bravo</i> de H. Hawks (peut-être le grand western américain avant ceux de Leone- désolé pour Ford...)<br><i>Onze fioretti de St François d'Assise</i> de Rossellini (même remarque que pour Pasolini)<br><i>Le troisième homme</i> de C. Reed (avec un Welles inoubliable, encore une fois)<br><i>Freaks</i> de Tod Browning<br><i>Le salon de musique</i> de Satyajit Ray<br><i>La nuit du chasseur</i>, déjà cité à plusieurs reprises<br>...<p>Iarwain<p>PS: Sosryko> Si vous trouvez une VO ou s'il passe dans une cinémathèque quelconque, courrez-y, précipitez-y vous, et vous verrez ce qui me paraît à ce jour la plus belle adaptation de Shakespeare au cinéma.<p>Sans rien vouloir enlever au mérite de Welles (très bon connaisseur de Shakespeare au demeurant, et dont le film est excellent), pour moi aucune adaptation shakespearienne n'arrive à la cheville du <i>Château de l'araignée</i> de Kurosawa, dont le prologue fascine d'emblée- cette psalmodie d'un choeur invisible alors que défile sous nos yeux un paysage désolé, avant le véritable début (celui d'<i>Othello</i> n'est d'ailleurs pas mal non plus dans son genre)

