Thread Rating:
  • 0 Vote(s) - 0 Average
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Un fratricide
#61
Whaaa!<br>on tombent dans de vrais bons débats. La critique et le goût.<p>Je suis (curieusement peut-être ?) d'accord avec vous deux, gaston et Semprini, et absolument d'accord !<p>1- Oui, la critique se montre parfois arrogante et pédante en critiquant des films (ou oeuvre d'arts en général) qu'ils n'estiment pas à leur hauteur. Le problème est que ces critiques oublient une partie de leur boulot, et ceux pour qui ils font les critiques: le public !<br>Là arrive le problème d'ego dont parle Gaston. Les critiques vivent dans un monde peut-être très informé, surnourris en cinéma, et travaillent peut-être un peu trop comme des machines pour laisser place aux sentiments, clefs de la réussite des films. La critique se donne des airs de supériorité, décide de ce qui est valable ou non, selon leurs critères parfois snobs, et oublie de ressentir ce que le public ressentira. Les Visteur, puisqu'on en parle, n'est certes pas un grand film seon la classification jusqu'ici établie, mais c'est un bon exemple. Descendue par toutes les critiques, le public l'a plébiscité, au point que les mêmes critiques ont dû faire marche arrière (revisionnage ?) pour comprendre. Et finalment, je lisais que ce que les critiques n'avaient pas su percevoir était la noblese du film dans certaines scène, notamment celles où le chevalier découvre le nouveau monde sur son cheval, va se réfugier dans un église et combat contre l'inconnu (CRS) en criant Montjoie ! Il y a une vrai beauté dans ces scènes, qui ont touché les spectateurs, rapellés soudain à un passé religieux et héroïque, mais ça, les critiques, ils ne connaissent pas, ou ne savent plus le voir.<br> Le coeur du public compte donc bien en effet, car c'est lui, et non les critiques, qui en définitive fait les films cultes et les grands classiques.<br> Star Wars a manifestement touché une génération à une certaine époque, de même qu'Indiana Jones, et ces films, à cause de leur public, méritent une place à part, et cela est vrai jusque pour les bronzés. Si ScoobyDoo en vient à bercer toute une génération, ma foi on n'y pourra rien, et il deviendra culte magré ses joutes de pets ! Mais c'est sans doute qu'il y avait d'autres qualités (je fais confiance à l'espèce humaine). S'il disparaît après sa semaine d'exercice, il restera une bouffonade du type d'Astérix. Cependant, en voyant le succès multigénération d'un film comme la grande Vadrouille, je me permet de penser que l'humour doit faire partie de l'art, et que même si c'est un art moins noble souvent, il ne mérite pas moins de considération: l'homme a besoin de rire autant que de pleurer !(plus même, mais on rit moins qu'on ne pleure - peut-être - en dehors du cinéma)<p>Au sujet de l'effet "nostalgie", il faut reconnaître qu'il existe. (sinon comment expliquer la résurgence de toutes ces séries animés genre Albator qui même si elles ont bercées aussi mon enfance, n'ont guère de qualité. Mais je crois que cet effet nostalgie joue sur un effet "lame de fond": certaines oeuvre de tel genre et telle époque étaient de vraies réussites et n'ont pas péris avec le temps (ainsi a-t-on vu ressurgir les cités d'or), et ont entraînés avec elle la résurgence de tout le limon (dont d'autres bonnes choses comme Tom Sawyer) qui y était associé.) Pour les films, ce doit être pareil.<p>2- Cela dit, la notion de "grand film" dont parle Semprini me semble autre, et je la partage. Il y a des qualités plus nobles que d'autres, des réussites plus difficiles à obtenir que d'autres. OK, Godzilla sera le meilleur effet spécial créé. Est-ce si difficile aujourd'hui ? Celui qui dessinera sans trafiquage une oeuvre d'animation capable de me faire pénétrer dans un autre monde (Miyazaki évidemment) n'a-t-il pas plus de mérite ? Et sans parler du mérite du créateur (sans quoi je suis en train de glisser Waterworld à un haut rang, argh !), on peut parler avec une plus haute estime de clui qui aura su éveiller en nous des sentiments rares et profonds, qu'on ne ressent parfois jamais dans une vie en dehors de l'histoire qui les fait soudainement naître (Cf. les paroles d'Oscar Wilde cité dans un fuseau récent (créances secondaires)).<br>C'est en cela que l'on peut se permettre de classifier les films selon un certain ordre de "grandeur", en fonction des émotions humaines plus ou moins nobles qu'ils parviennent à éveiller.<br>On me dira, "et quelle est l'échellle de valeur de cette noblesse ?". Elle peut en effet dépendre des individus, et je dirais qu'elle dépend de l'éclairage (la connaissance) qu'ils ont de la grandeur humaine. Les esprits les plus petits verront sans doute des oeuvres d'art dans des films pornographiques ! A leur mesure, on ne pourra les en dissuader sans leur fournir d'abord un éclairage sur la vraie grandeur de l'homme.<br> Ceux qui n'apprécient que les films burlesque touchent déjà un état supérieur, le rire étant important chez l'homme, mais ignorent encore tous les potentiels de leur âme, et à quel point elle peut être touchée par des émotions plus nobles : le coeur, l'esprit, puis peut-être, pour les artistes les plus illustres, l'âme elle même serait atteinte !<p>Et à ce titre, on voit toute la différence entre un Godzilla ou Scoobidoo, et un princesse Mononoke, un Ran ou tous les autres que je n'ai pas vu.<p>Mais il faut éviter aussi les oeuvres qui se donnent des airs de noblesse et n'en ont aucune, faute de talent plus que de bonne volonté, et que les critiques vont quand même encenser, puisqu'ils oublient souvent de laisser leur coeur ouverts (spécialité des films français !)
Reply


Messages In This Thread

Forum Jump:


Users browsing this thread: 1 Guest(s)