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Un fratricide
#81
Vin' >>> Je suis d'accord pour dire aussi que le catholicisme du livre n'est pas visible à la simple première lecture... mais qui demande de lire le roman "simplement" ? Pas Tolkien en tous cas.<br> > cette lecture "simple" a aussi sa légitimité, je pense, comme une vision "complexe" du film, aidée là évidemment par la lecture de Tolkien, est possible (le spectateur qui ne fait que regarder ne comprendra pas la remarque d'Elrond sur le fait que "le sang de Numenor s'épuise", par exemple; ça m'a vraiment sauté aux oreilles, si j'ose dire ;-) )<p> >>> Si j'avais lu les CLI ou le Silmarilon aussitôt après, je n'aurais peut-être aps vu Galdriel aussi blanche et pure que dans le SdA, mais dans ce seul roman,je t'assure que j'y ai vu aussitôt une image douce de la Vierge Marie, tout comme j'ai vu Glorfindel comme un saint capable d'une telle union à Dieu qu'il se Transfigure ("il s'est montré tel qu'il est" dit Gandalf je crois) et effraie ainsi les seviteurs du mal, tout comme j'ai vu Faramir aussi comme un personnage religieux (je ne sais plus quoi, il faudrait que je relise) et le débat entre Gandalf et Dénéthor, peut-être même celui avec Saroumane... sans en prendre pleinement consience moi-même, bien sûr, mais je respirais cet air chrétien dans le livre.<br>Dans le film, je respire plutôt un air malsain et gris, effrayant et sans repos.<br> > à propos du livre, je trouve ça tout à fait intéressant de constater de telles différences de perception, liées à nos histoires individuelles de lecteur. La figure "mariale" de Galadriel me laisse totalement perplexe, d'où justement ma curiosité à cet égard. Pareil pour Glorfindel. J'ajoute tout de même avoir lu le SDA très jeune et avec une culture chrétienne tout à fait limitée à l'époque, mais encore maintenant, cette interprétation (même si je sais pertinemment qu'elle est en adéquation avec ce que voulait faire Tolkien) n'intègre pas ma petite cervelle.<br>Quant au film, si tout y va beaucoup plus vite que dans le livre (on a largement évoqué ces questions de rythme par ailleurs), j'y vois des instants de lumière qui sont aussi importants, le réveil de Frodo à Fondcombe, la montée à Caras Galadhon, et même la mort de Boromir.<p> >>> Mais encore une fois, cela ne nie pas la réussite technique du film, qu'on peut apprécier... mais comment parler de Tolkien sans parler de la nature !! (encore un point tiens): chez Jackson, elle n'a pas de présence. <br> > là encore on n'est pas d'accord, au contraire PJ ne se contente pas de coller ses personnages dans des paysages somptueux. je n'ai pas le temps de préciser, ce sera pour plus tard<p><br>
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