10-12-2001, 15:46
Voilà quelques jours je me suis fait grillé pour poster le quatrième chapitre de la nouvelle intitulé " Falaise ". Je vous livre ici le chapitre auquel j'avais pensé. Toutes ressemblance avec quelques chose ayant existé n'est pas du tout fortuite et est bien le fruit de ma volonté:<p><p>" Nous y sommes. Dormons maintenant. "<p>A la fin du jour, ou peut être était-ce déjà la nuit, au dessus du ressac ils s'étaient endormis. Quand soudain, semblant crever le ciel et venant de nulle part, revint l'oiseau doré. Lentement, les ailes déployées, lentement ils le virent tournoyer. Près d'eux, dans un bruissement d'aile, comme tombé du ciel, l'oiseau vint se poser. Il avait, les yeux couleurs rubis et des plumes aux couleurs de la pluie ; a son front, brillant de mille feux, l'oiseau roi couronné, portait un joyaux lumineux.<br>De son bec, il a touché leurs joues ; dans leurs mains il a glissé son cou, c'est alors qu'ils l'ont reconnu, surgissant du passé, il leur était revenu.<br>" Dis l'oiseau, ô dis, emmène nous, retournons au pays d'autrefois, comme avant dans nos rêves d'enfant, pour cueillir en tremblant, des étoiles, des étoiles
"<br>" Comme avant, dans nos rêves d'enfant, comme avant, sous les nuages blancs, comme avant, allumer des soleils, être faiseur de pluie et voire des merveilles
. "<br>L'oiseau doré, dans un bruissement d'ailes, prit son vol pour regagner le ciel. Était-ce la fin du jour ou déjà la nuit ? L'oiseau disparu. Un vent puissant vint de la mer et dans un tourbillon emporta en multiples volutes les gris nuages plus loin vers l'Est où il vinrent s'amonceler loin sur les cimes des montagnes qu'ils noircirent dans leur empilement. Était-ce la fin du jour ou déjà la nuit ? Une voluptueuse lumière surgit comme un éclair sur l'horizon marine jusque là chagrine ; portée par une déferlante, l'écume blanche envahit le l'horizon et illumina les cieux poussant devant elle les ternes couleurs du crépuscule.<br>Hébétés, les trois compagnons, à peine sortit de leur sommeil naissant, contemplèrent le spectacle, silencieux. La lumière venait vers eux sur une immense vague. Au fur et à mesure de son approche il prirent conscience des ses dimensions gigantesques. Mais, sans cesse régénérée par un puissant pouvoir, jamais elle ne s'effondra. On eut dit qu'elle poussait devant elle les vents à moins que ce ne soit eux qui la traînaient.<br>Toujours interdit, les trois compères n'avaient pas peur. Certes impressionnés par le gigantisme de leur vision, ils ne semblaient pas effrayer par elle. Le vent, de plus en plus puissant, leur fouettait maintenant le visage et sifflaient à leur oreilles parfois, comme des écho de trompettes. Surpris par cette perspective, ils se dévisagèrent tout trois jusqu'à ce que le son devint clair et puissant. Ils retournèrent alors leurs visage vers la mer et virent ce qu'ils avaient longtemps espérer : Sur le sommet de la vague, ils pouvaient distinguer désormais les blanches voiles des Teleri.<p>Voilà. L'idée était de décrire la venu des Valar lors de la guerre de la grande colère. L'un des trois bohommes serait Elrond (et l'oiseau sa maman, enfin je crois) et il y aurait un représentant des Elfes et un des Humain avec lui. J'avais pensé terminer la nouvelle par une envoler lyrique mais je m'en sent pas capable. Si cela vous intéresse vous pouvez continuer. Si vous trouvez cela trop nul, laissez tomber. En fait, je vous en fait juste profiter (ou vous le fait subir, au choix) parce que j'adore la chanson que j'ai détournée. Une sorte de double hommage en sorte.<p>A plus<p>Stéphane<br>

