10-09-2002, 19:04
En lisant ton édito, j'ai la sensation d'avoir manqué quelque chose à passer ma jeunesse devant les charlots :-))<p>Semprini > <i>(...) Mais d’ores et déjà, il nous paraît possible d’affirmer, en se tenant aux Deux Tours, que la localisation géographique d’Edoras relève du détail exact alors que la venue d’Elrond et d’Arwen en Lórien et l’envoi d’un contingent d’Elfes au Gouffre de Helm (deux changements par rapport au livre permettant notamment à Peter Jackson d’asseoir davantage le personnage d’Arwen), qui prennent quelques libertés par rapport au mythos tolkienien, sont de l’ordre d’un ensemble différent de celui imaginé par Tolkien.</i><p>Ainsi et d'une certaine manière, PJ inscrit son travail de forme. Reste à savoir si cette dernière est qualitative. Bon, voici mon hypothèse qui, aussi farfelue soit-elle, n’épuise par le mystère de la création artistique. Bien au contraire et tu en conviendras ;-)<p>A mon humble avis, cette <i>absence de fluidité dans la narration</i> n'est pas la résultante d'une approche ordonnée. A savoir le fond puis la forme ou l'inverse. J'ai la sensation que PJ s'est consacré à ces deux mamelles dans le même temps et sans aucune hiérarchie créatrice clairement affirmée. C'est peut être cette "non approche" qui engendre ce que tu incrimines justement. Entendons-nous bien, je ne lapide pas le brave homme en place publique mais quelque chose tient du brouillon inachevé dans ce film. Un brouillon issu d'un travail colossal, qui se doit de concilier rigueur et passion artistique (fond et forme dans mon esprit limité) pour aboutir aux espérances de son instigateur. Jackson propose une page griffonnée dont l'inspiration côtoie le regrettable alors que les lecteurs attendaient une copie au propre dans l'espoir de lui appliquer la note maximale. Il en ressort une certaine frustration devant l'écran. A des passages étonnants succèdent des maladresses incompréhensibles. Partant de ce constat, mon hypothèse tordue m'empêche de songer à une éventuelle carence en matière de talent chez Jackson.<p>stonelas, dont l'inculture cinématographique oblige à accoucher d'hypothèses pour le moins obscures :/

