11-09-2002, 16:06
Semprini<p>je pensais justement à la question que Cédric avait posé ailleurs demandant s'il nous semblait important que Tolkien ai écrit son roman dans un univers merveilleux (il disait 'de fantasy'), et si son message aurait pu passer autrement.<br>La réponse, il me semble, est d'un oui technique, mais d'un non poétique.<br>Or ce n'est pas le cas d'oeuvres comme celles de Shakespeare, que l'on a avec succès (presque toujours) transposé allègrement dans d'autres mondes, il ne peut en être ainsi pour Tolkien. plus que pour d'autres oeuvres, le détail y a de l'importance. je dirai même qu'elle e a plus que l'histoire exacte. C'est l'ambiance avant tout qui touche le lecteur du SdA, le monde en background dont l'aventure est le prétexte de la découverte. Evidemment, il reste des éléments scénaristiques tout à fait incontournables: qu'un petit Hobbit prenne l'Anneau de puissance, que le roi ait une tête de bandit, que Boromir soit tenté et racheté, que Frodon 'échoue' à la fin, et d'autres faits majeurs. Le reste, le détail de <b>l'histoire</b> a peu d'importance, moins en tout cas que les détails du monde d'arrière plan, qui se doit d'être parfaitement cohérent (et je rejoins là l'analyse de notre TB retrouvé, concernant nos automatismes, plus ou moins sensibles chez certains)<p>Mais le point de vue de cet edito est, comme tu l'as promis, tout différent et très bien vu. Le souci du détail doit certes se fondre dans le talent, mais je crois que la technique peut suppléer au talent (art). Si PJ n'a pas l'art pour transposer le livre, il a raison de se fier aux techniques: restituer le monde à l'aide des détails, restituer l'histoire par dessus. Mais dans les deux cas, il reste l'écran de sa propre interprétation.<p>Bon, cette fois c'est moi qui finis de façon incompréhensible.

