11-09-2002, 19:44
Merci à tous pour vos commentaires. :) Permettez-moi pour y répondre brièvement (j'ai peu de temps) de citer l'édito:<p>"On ne défend pas ici la thèse d’une inutilité des rouages et des différentes pièces du puzzle épique que constitue le Seigneur des Anneaux, bien au contraire. Le particulier et l’ensemble, la minutie et la vision du tout sont indissociables chez Tolkien, et leur concorde ne fait pas le moindre charme du livre. C’est le sens du cheminement de l’un à l’autre que nous interrogeons et la conviction que la transposition exacte d’un détail visuel d’un roman dans un film est impossible qui nous guide."<p>Le détail, qu'il relève du visuel ou du détail scénaristique, reste donc important, surtout chez Tolkien, ce dont nous sommes d'accord (quoique l'on sous-estime peut-être l'universalisme du récit en le considérant inséparable de la Terre du Milieu). C'est simplement l'obsession du détail que je voulais comparer avec l'approche contraire de Tarkovski, qui nous a donné Andrei Rublev. Cette comparaison me paraissait propre à nourrir le débat, et je n'avais pas tort, on dirait, TB est même sorti de sa tanière. ;-)<p>Quant au fait que Peter Jackson n'a pas suivi une approche à la lettre, j'en suis aussi persuadé. Il n'en demeure pas moins qu'il est frappant de voir à quel point, comme le dit justement Stonelas, le meilleur cotoie le pire dans son adaptation. Le fait qu'il ait tourné son film avec 5 équipes différentes y est peut-être aussi pour quelque chose. Enfin, pour terminer, n'oublions pas qu'une adaptation cinématographique, même si elle doit tendre vers une fidèlité idéale, n'en est pas moins une création à part entière, dans un nouveau langage artistique. :)<br>

