14-09-2002, 23:04
Semp', à propos d'Andreï Roublev (je connais le peintre mais pas le film, et mieux le XVè siècle, même russe, que le cinéma de Tarkovski ;-) ce que je voulais dire, c'est qu'il est plus simple de broder sur un film "historique", quitte à en faire tout sauf un film historique, que sur une adaptation d'une déjà-oeuvre-d'art. on pardonne plus facilement les adaptations fantaisistes sur un plan historique, en matière de détails, à cause de la liberté de l'artiste, que dans le cadre d'une adaptation d'une oeuvre littéraire. au hasard, tout le monde (sauf les historiens intégristes, ça doit bien exister aussi) a pardonné à JJ Annaud la vierge sulpicienne (XVIIIè siècle) qu'il place dans un monastère italien du XIVè siècle. a-t-on la même "indulgence" quand il s'agit de mettre à l'écran un texte comme le SDA? puisqu'il y a déjà création artistique à l'origine, la re-création par le changement de support implique du spectateur un regard autre, notamment sur ces fameux détails sur lesquels nous glosons. il n'est qu'à voir les débats sans fin qu'ont pu provoquer les oreilles des elfes du film... <p>Un film qui n'adapte pas une oeuvre déjà existante crée ses propres détails, en tant qu'oeuvre d'art. <br>je me rend compte en tapant ceci que je surestime sans doute la capacité du "corps historien" à se détacher de son savoir dans une salle de ciné... <br>reste que, comme tu le soulignes tout à fait justement, il y a dans le SDA comme ensemble bien plus qu'une masse de détails, si remarquables soient-ils, et l'adaptation de PJ souffre sans doute d'un manque de cohésion, de liant. je pense ici qu'il est important aussi d'attendre l'ensemble des trois films, ensemble qui exprimera le regard complet du réalisateur sur un livre que nous, lecteurs, concevons de toutes façons comme un tout.<br>tout ça pour dire que je suis d'accord avec Semprini, en fait ;-)<br>

