Lambertine >>> <i>"KOH ne parle pas pour un sou de la 2ème croisade, mais des années 2000. Les réactions et des dilemmes de Balian d'Ibelin ne sont pas ceux d'un forgeron, ni d'un chevalier du XIIème siècle, mais ceux d'un officier occidental du XXIème."</i><p>C'est amusant, en un sens : en regardant ce film, je n'ai pas eu une seconde ce genre d'impression selon laquelle Scott parlerait d'une situation du monde contemporain mise à la sauce historique... Seule la phrase de fin, où l'on évoque le fait qu'aujourd'hui, en Israël/Palestine, "la paix se dérobe encore", m'y a fait penser, mais c'était vraiment à la fin... Je ne suis pas dupe : la parallèle de ce film avec une situation et des réflexions contemporaines est évident, mais tout le talent de Scott a été de réussir à me le faire oublier... En fait, il y a plusieurs lectures possibles de ce film, et dans tous les cas, il reste toujours les éléments universels que l'on retrouve d'une époque à l'autre... Bien sûr, <i>Kingdom of Heaven</i> n'est pas exempt de défauts, mais je trouve que le travail de Scott a néanmoins été fort sérieux, et le film - dans sa version longue "director's cut" - me parait très réussi. <p>Anglin >>> <i>"a suivre .... je pense que le genre historico-médiévo-réaliste est un filon que certains ont hâte d'emprunter dans le cinéma pour tous ...."</i><p>Evidemment, il y a toujours un risque que cela donne de très mauvais films... Cela dit, vous trouverez toujours des approximations et des anachronismes dans les films historiques : ce qui compte, c'est qu'il y en ait le moins possible, et qu'ils soient les moins gênants possible dans une vision d'ensemble. Soyons honnêtes : un film historique qui respecterait à la lettre une époque donnée en voulant tout montrer tel quel, court le risque d'être, au bout d'un moment, plutôt ennuyeux, aussi ennuyeux en vérité que si l'on filme notre époque en montrant systématiquement les gens en train de dormir, de taper à l'ordinateur, d'aller aux toilettes ou de faire la vaisselle... Le respect du contexte historique est très important : il est un gage essentiel d'honnêteté intellectuelle et de rigueur dans le travail de reconstitution et de mise en scène. Mais il ne faut pas oublier non plus ce qui fait aussi, de façon plus générale, l'intérêt d'un film (ou d'un livre)... Comme le disait Jean Gabin, le secret c'est "premièrement, une bonne histoire ; deuxièmement, une bonne histoire ; troisièmement, une bonne histoire." Après, une fois que l'on a choisi son genre, il suffit d'en respecter l'identité, ce qui fait sa spécificité. Et si l'on veut bousculer les codes, alors il faut, là aussi, se montrer à la hauteur du défit... Du moins est-ce là mon sentiment... <p>Anglin >>> <i>"Et (pardon les filles par avance), halte aux haros sur le manque de filles dans ce genre de film à mettre en perspective avec le temps ou ils se déroulent ... (Vade retro Liv Tyler !!)"</i><p>Aaah... L'éternel problème des personnages féminins dans les films dits "épiques"... :-) Parlons-en en effet... <br>Précisons tout de suite que le remplacement de Glorfindel par Arwen dans le premier film de Peter Jackson ne m'a pas du tout choqué... Par contre, le coup de la transmission de pensée dans les deux autres films m'a paru moins... crédible. :-)<br>Pour <i>Kingdom of Heaven</i>, il a fallu broder, puisque historiquement, même si son existence au XIIe siècle ne fait aucun doute, on ne sait pas grand-chose de la reine Sibylle de Jérusalem, en définitive. Du coup, le personnage joué par la Française Eva Green est en très grande partie un personnage de fiction, mais il n'a rien de dérangeant... surtout pas physiquement... ;-) J'ai bien aimé les moments où elle prononce certains noms de lieu à la française et aussi celui où elle chante en français dans un moment particulièrement difficile pour ce personnage de reine d'une dynastie maudite : tout cela ne manque pas de charme dans un film majoritairement en anglais... :-)<br>J'ai eu l'occasion de donner mon avis - mitigé - sur <i>King Arthur</i> au moment de sa sortie, en 2004, sur un ancien fuseau intitulé "ah, fich(tre) !" (voir notamment le message du 14-09-2004 à 22:28) : pour moi, le film se résume à une bonne idée de base, originale vis-à-vis du contexte historique, mais malheureusement complètement "Disneyisée" à l'arrivée... L'interprétation de Guenièvre, par cette fameuse Keira Knightley, a été très décevante : on a eu droit au costume de guerrière à moitié nue d'une crédibilité folle, à un numéro de composition "féministe" complètement hors-sujet... bref, rendez-nous la vraie Guenièvre ! <br>Ce qui est amusant, c'est que le parallèle - excessif - avec l'époque actuelle m'a alors vraiment sauté aux yeux dans <i>King Arthur</i>, alors que, au contraire, cela n'a pas du tout été le cas pour <i>Kingdom of Heaven</i>, comme je l'ai écrit plus haut. Or, j'aime bien quand le réalisateur et le scénariste n'en font pas trop dans les références à l'époque actuelle : c'est une question de subtilité. Il faut que je puisse apprécier le récit historique en temps qu'homme de mon temps sans que les références actuelles soient trop évidentes : cela peut-être par ailleurs, à mon avis, un gage de longévité pour une oeuvre... <p>Cordialement, :-)<p>Hyarion.<br>
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Bilbo le hobbit au cinéma
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