08-09-2003, 13:29
Fierpied > "<i>je dirais juste ceci:contrairement à tolkien, PJ a tenté de raconter l'histoire en respectant la chronologie (globalement et grossièrement, bien sur). </i>"<p>Je suppose que tu fais uniquement référence au fait que, contrairement au Livre "Les deux Tours", PJ n'a pas partagé son second film en deux parties, l'une consacrée aux 3 chasseurs plus Pippin, Merry, Gandalf, l'Isnengard et le Rohan, et l'autre consacrée à Frodon et Sam mais a choisi d'alterner les séquences consacrées à chaque héros...<p>Parce que sinon on peut difficilement reprocher à Tolkien de ne pas s'être fixé une chronologie qu'il a bien sûr toujours fidèlement suivie :-).<p>PJ, en revanche, ne s'est pas privé pour effacer 17 ans d'histoire au début de la Communauté de l'Anneau en n'évoquant pas cette très longue période entre les deux visites de Gandalf à Cul-de-Sac. Tu me diras que c'était nécessaire pour le rythme du film, mais il aurait suffit d'une réplique,de Frodo par exemple, pour évoquer ce long intermède. Idem, la durée du séjour dans la Moria aurait pu être mentionnée par une simple phrase d'un des marcheurs (par exemple Sam disant "Monsieur Frodo, cela fait bien 10 jours que nous marchons dans cette mine, en verrons-nous jamais le bout?")....<p>Notes bien que cela ne me parait pas bien grave et je ne ferai pas le procès de PJ pour si peu (ça participe juste des quelques petits agacements qui s'ajoutent les uns aux autres)... en espérant ne pas heurter ta défense passionnée et inconditionnelle de mister Jackson ;-). <p>Revenons une nouvelle fois à l'épisode d'Osgiliath,<p>Je ne suis pas trop d'accord avec la comparaison Bree/Osgiliath car il est établi qu'à proximité du Mordor, le pouvoir de 'Anneau est considérablement renforcé et qu'il appelle forcément les Nazguls (sans doute pas si aveugles que cela sous cette masse de nuages et de fumée tellement opaque qu'elle empêche les trolls de se transformer en pierre :-))) mais passons...<p>J'en viens à former une autre hypothèse, qui je l'espère vous conviendra, selon laquelle PJ nous aurait encore concocté un de ces raccourcis bien audacieux dont il a le secret en mélangeant tout à la fois le retour de Faramir à Osgiliath pour une dernière défense désesperée de la cité, son hésitation vis-à-vis du sort à réserver aux hobbits (même si dans le livre cette hésitation se passe en Ithilien) et enfin un autre chapitre dont nous n'avons pas encore parlé et qui dans le livre se passe un peu plus tard lorsque les Hobbits ont repris leur route vers le Mordor, c'est à dire le chapitre VIII intitulé "<i>Les escaliers de Cirith Ungol</i>. <p>Car dans ce passage là, effectivement, Frodo voit d'assez près un cavalier noir (en l'occurence, le Roi de Morgul himself) et l'Anneau tente de le forcer à le passer à son doigt mais ce n'est pas Sam qui l'en empêche... C'est la fiole de Galadriel que Frodo prend dans sa main et qui l'aide, le temps que le cavalier s'éloigne, à repousser la tentation de l'Unique.<p><font size=1>SdA, tome 2, Chapitre VIII. <u>LES ESCALIERS DE CIRITH UNGOL</u>, Page 423-425:<br>"<i>Tandis que ces pensées le transperçaient de peur et le tenaient lié comme par un sortilège, le Cavalier s'arrêta soudain juste à l'entrée du pont, et toute la troupe s'immobilisa derrière lui. Il y eut une pause, un silence de mort. Peut-être était-ce <b>l'Anneau qui appelait le Seigneur des Esprits</b> et avait-il un moment de trouble, sentant quelque autre pouvoir dans sa vallée. La tête casquée et couronnée se tournait avec crainte de côté et d'autre, balayant les ombres de ses yeux invisibles. Frodon attendait, incapable de bouger, tel un oiseau à l'approche d'un serpent. Et, dans cette attente, il sentit, <b>plus pressant que jamais auparavant, l'ordre de mettre l'Anneau à son doigt</b>. Mais, si grande que fût l'impulsion, il n'était pas enclin à y céder à ce moment. Il savait que l'Anneau ne ferait que le trahir et que, même en le mettant, il n'avait pas le pouvoir d'affronter le Roi de Morgul - pas encore. Il n'y avait plus aucune réponse à cet ordre dans sa propre volonté, tout épouvantée qu'elle était, et il ne sentait que battre sur lui un grand pouvoir extérieur. Celui-ci lui prenait la main, et tandis que Frodon observait avec son esprit, non consentant mais dans l'attente (comme en présence de quelque vieille histoire lointaine), la force la tirait pouce par pouce vers la chaîne à son cou. Et puis sa propre volonté se mit en branle; lentement, il contraignit la main à revenir en place, et il la mit à la recherche d'un autre objet caché près de sa poitrine. Comme elle se refermait dessus, l'objet lui parut dur et froid : <b>c'était la fiole</b>, si longtemps gardée précieusement et presque oubliée jusqu'à cette heure. <b>A ce contact, toute pensée au sujet de l'Anneau fut bannie de son esprit pendant un moment</b>. Il soupira et baissa la tête. </i>[...] <i>Frodon releva la tête, puis se mit debout. Le désespoir ne l'avait pas quitté, mais la faiblesse avait passé. Il eut même un sourire sardonique, sentant à présent aussi clairement que le moment précédent il sentait le contraire, que ce qu'il avait à accomplir, il fallait l'accomplir dans la mesure du possible, et qu'il importait peu que Faramir, Aragorn, Elrond, Galadriel, Gandalf ou quiconque le sût jamais. Il saisit son bâton d'une main et la fiole de l'autre. Quand il vit que la claire lumière jaillissait à travers ses doigts, il la fourra dans son sein et la tint contre son coeur. Puis, se détournant de la cité de Morgul, qui n'était plus à présent qu'une lueur grise au-delà d'un gouffre sombre, il s'apprêta à prendre la route ascendante.</i>"</font><p>Comme quoi, ça fait du bien de relire ses classiques avant de commenter un film :-)))<p>Je vous fiche mon billet que cette scène n'existera pas dans le Retour du Roi et que PJ pourra en justifier la disparition par cet espèce de condensé fait à Osgiliath...<p>Qu'en pensez-vous??<p>Silmo<br>

