30-12-2002, 14:30
Je ne pense absolument pas qu'il y ait des règles intangibles d'écriture scénaristique, heureusement. les scénarii stéréotypés sont légion et les films que j'aime font rarement partie de ceux-ci (pour situer, mes "films préférés" de l'année sont Parle avec elle, Elling, L'homme sans passé, Chihiro ... et dans les dix premiers, les Deux Tours aussi). donc, je réfléchis sur le comique dans les Deux tours indépendamment d'éventuels schémas "obligatoires", d'autant que je pense que s'attaquant au SDA, PJ n'avait pas l'intention de suivre un chemin tout tracé par d'autres. <p>je me suis surprise moi-même à rire franchement dans les Deux Tours, bien plus que dans la Communauté. Le lancer de nain de la Communauté m'a fait sourire malgré moi et râler sur le fond, celui des Deux Tours m'a vraiment fait rire. Je suis cependant d'accord avec Gil-Galad sur le fait que l'intensité émotionnelle de certains passages en est diminuée de manière dommageable: j'aurais sans doute préférée <br>être accrochée à mon siège tout au long de la bataille du gouffre plutôt que de pouffer de rire en voyant arriver la flamme olympique (je précise cependant que certains spectateurs n'ont pas du tout fait le rapprochement sur cette image et que pour eux la tension a fonctionné à bloc). Cependant, ce burlesque introduit de temps en temps ne me semble pas gâcher le film ni même réduire réellement les tensions. la sortie par la petite porte - qui elle est réellement absurde - et le dialogue qui s'ensuit m'a permis de reprendre mon attention sur les événements tragiques qui se déroulent. Tout le passage du Rohan est sombre, tragique, frôlant constamment le désespoir. au bout d'un moment, je décroche du désespoir - d'autant que je sais bien, moi qui connais l'histoire, que "ça finira bien!" et j'attends la suite. Un gag me permet de reprendre le fil de l'inquiétude, me remet paradoxalement dans le stress du moment. Je pense par exemple que si j'ai du mal avec le 4è livre du SDA, c'est parce que tout y est oppressant, à un point que je décroche à un moment (la question ne s'est pas posée dans le film, du fait de l'alternance des scènes). Les passages liés au Rohan m'ont paru plus longs que les autres dans le film (réalité ou effet du montage ou faiblesse de réalisation ?) : les quelques rires qui m'ont échappé, si je peux dire, m'ont permis de m'accrocher au tout.<br>

