29-04-2003, 10:43
<br><small><font color='gray'> Ylla > la mondialisation n'est pas un don du ciel [...] mais au moins, nous sommes libres physiquement. [...] mais il ne faudrait tout de même pas en venir à dire (et tant pis si ça paraît trivial) que la pub est plus dangereuse que les balles de fusil. </font></small><p><small>Je ne puis m'empêcher une dernière fois de disgresser :)<p>Discussion très intéressante, Ylla :) C'est exactement ce que je me disais il y a encore quelques temps, mais je pense aujourd'hui que c'est une belle illusion : la mondialisation actuelle (j'entends la manière dont elle est vécue à savoir <b>ultralibérale</b> - car condamner la mondialisation en tant que tel n'est pas beaucoup plus pertinent que de condamner la gravité :)). Bien sûr chez nous c'est tranquille ... anesthésiant peut-être ... pas de balle de fusil pas de bûcher. Mais le totalitarisme sans visage que l'on découvre tue chaque jours des personnes ou prépare leur mort ... un exemple : le désastre (mais l'histoire parlera peut-être de génocide ?) causé par sida dans les pays du Tiers-Monde : il n'était pas question de les fournir en génériques ; c'est contre les lois du dieu Marché (les gouvernements africains et sud-américains, <u>pauvres</u>, ont dû se battre bec et ongle pour obtenir ces médicaments <u>de la vie ou la mort</u> à des prix décents ... et les accords intervenus à la fin sont encore grignotés par les firmes ; en revanche les "accords" si on peut appeler ainsi l'ultimatum des <u>riches</u> USA (qui avaient donc les moyens) avec une firme allemande pour se procurer en masse des génériques de vaccins <u>par précaution</u> au moment de leur psychose du charbon, n'ont pas pris plus de quelques jours (heures ?)). C'est un exemple qui suffirait à lui seul ; ce n'est hélas pas le seul ...<p>Donc, c'est sûr que, vu d'ici, tant que le gouffre qui se creuse entre ceux qui profiteront de cette "machine" et ceux qui seront rejetés - toujours plus nombreux et souffrants - ne nous avale pas, on peut considérer un bien relatif ; en ce moment j'ai plutôt l'impression qu'il s'agit plutôt d'une anesthésie, qui considère l'Homme comme son sujet (de consommation ...) tout en lui donnant l'illusion de sa liberté en l'autorisant à penser et prétendre demeurer sujet de l'Histoire ... tant que cela ne lui donne pas prise sur ce terrible moteur ... qui broie des hommes. <p>Le phénomène de pub, consommation, etc... participe à cette dynamique sombre qui considère toute chose comme une valeur marchande. Il ne faut pas croire que ces phénomènes ici sont neutres. Ils participent d'une dynamique qui tue et meurtrie l'homme (pas seulement dans son âme).</small><p><br><small><font color='gray'> Laura > Je remercie Lothiriel pour son message très intéressant. Il va nous permettre de nous recentrer un peu sur le débat. Non pas que je dédaigne la discussion proposée par Yyr – de manière très pertinente d’ailleurs – au contraire, mais je crois qu’il serait bon de ne pas nous disperser outre mesure.</font></small><p><small>Bon voilà, ma disgression est terminée :) désolé :) Et moi qui pensais devoir t'aider :) ... Merci en tout cas pour cette analyse, qui pour moi complète à merveilles celles, plus techniques / artistiques de Semprini. Tu ne voudrais pas nous faire une synthèse, un article, de ton point de vue, une fois la présente discussion aboutie ? mmm :)<p><br>Jérôme</small><p>

