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Tolkien: une nourriture psychique
#46
Re Russandol:<br>" <i>..Dans ce cas, toutes les personnes qui expriment leur vision (par le dessin par exemple) sont fautif du même délit...</i> "<br>Il me semble percevoir quelque appréciable différence entre l' illustration graphique d' un instant T d' un roman, quand bien même elle serait susceptible de nous plonger dans une catatonie contemplative exceptionnellement longue, et la réalisation d' un film d' une douzaine d' heures, ou si vous préférez, de la transcription en 24 images/s de la <b> TOTALITE </b> dudit roman...! <br>Re Branche de Saule:<br>" <i> Certes PJ s'est enrichi grâce au SDA. </i> "<br>À mon sens, il s' agit moins de s' interroger sur l' enrichissement personnel de P. Jackson qu' apprécier le distingo entre cause et conséquence...C' est ainsi, du moins, que j' ai perçu la critique de Laura ! Il me paraît vain, en effet, de critiquer un quelconque bénéfice pécunier qui ne serait dû qu' à l' addition d' une bonne stratégie de distribution et de communication et de son résultat, concrétisé par l' engouement du public...Par contre, on peut, et doit, s' interroger sur une entreprise qui n' aurait pour seul but, pour toute ambition, qu' un rapide et substantiel profit ! Bien que la fameuse " recette miracle " n' existe pas plus au cinéma qu' ailleurs ( disons en amour...Ou en politique, par exemple ! :D ), il n' est pas nécessaire d' être Mme Irma, voyante, pour pouvoir définir quelques " trucs et ficelles ", plus ou moins grossiers, permettant de limiter les risques d' une aussi lourde, et hasardeuse, entreprise !<br>Suivant la " cible-consommateur " choisie, on pourra privilégier " la baston ", les effets spéciaux, une narration simple ( voire, simpliste ! ) et linéaire, un classicisme factuel, au détriment de ce qui est souvent perçu par le plus grand nombre comme inutile " prise de tête "...Bref, production et réalisateur tenteront d' utiliser, comme élément fédérateur, le plus petit dénominateur commun aux divers composants de ce qu' on nomme, habituellement, le " grand public" ! À contrario, un cinéma moins attentif, dans sa conception, aux attraits de gras dividendes ( tout en restant, bien évidemment, économiquement viable...Après tout, le cinéma est, AUSSI, une industrie ! ), se verra doté d' une plus grande liberté conceptuelle, balisée par le seul respect de ses sources, qu' elles soient littéraires, ou autre...La réussite financière n' intervenant qu' en conclusion du processus !<br>L' histoire, surtout récente d' ailleurs, du cinéma abonde de ces multiples séquelles qui ne font qu' essorer, jusqu' à la lie, le concept de base présidant au succès, mérité ou pas, du premier opus...Elles sont l' exemple typique d' un cinéma ayant pour cause la seule rentabilité; il en est d' autres qui ont apporté à leurs auteurs la richesse et la gloire de figurer parmi les films dont on se souvient, vingt ans après les avoir vus...Ceux-là n' ont jamais eu, on peut l' affirmer sans risque, le désir de " faire de la thune ", comme seul moteur de leur conception !<br>C' est bien tout le mal que je peux souhaiter à ce brave Peter Jackson...Encore que, j' ai à ce sujet, comme un mauvais pressentiment ! :D<br>TB
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