25-06-2003, 18:15
Semprini>><br>- "La vrai question qui se pose procède de la constatation qu'un soin particulier a été apporté aux détails, alors que c'est moins vrai du traitement de certains thèmes tolkieniens. Ce n'est donc pas le souci du détail en lui-même qui est criticable. Mais on peut simplement constater que ce souci est insuffisant..."<p>Manifestement il sagit ici d'une mauvaise interprétationde ma part. J'avais compris que PJ n'aurait pas dut autant se soucier des détails (en ce qui concerne par ex décors, costume, armes...). Le réalisateur a-t-il fait preuve de moins d'implication durant le tournage et le montage que dans la création de 'l'univers' ?<br>Honnêttement je n'en sais rien et il va falloir que je réfléchisse à la question...<p>- "Il a préféré rester au milieu du gué, en conservant certes la ligne narrative des Ents mais les ridiculisant en faisant de la marche des Ents une décision soudaine relevant du rebondissement censé dynamiser le film. Il aurait du, je crois, placer la marche des Ents après Helm et non pendant, mais le choix était difficile et je n'ai personnellement qu'un reproche à lui faire ici: avoir remplacé la décision mûrement réfléchi de Sylvebarbe par cette scène ridicule où le vieil Ent découvre soudain le déboisage de Saroumane et rameute les autres Ents en l'espace de 5 secondes."<p>Je suis dans l'ensemble d'accord avec les remarques cités un peu plus haut. Toutefois, nous ne sauront si il aurait pu placer la marche des Ents après Helm qu'une fois la version longue sortit (si des Huorns sont présent à Helm, il faudra revoir cette question je pense...). Toutefois je trouve l'idée de placer la marche des Ents après Helm fort interressante. Si tu pouvais dévellopper les implications d'une telle modification (quelle influence sur la 'décision', le rythme et la longueur des scènes)... Enfin comment tu vois ça quoi ! :)<p>- "Il est faux de croire que le sentiment de la lenteur vient du rythme d'une scène. Ce sentiment ne vient de l'inadéquation entre cette scène et le reste du film. Les grands films de Tarkovski et de Mizoguchi sont très lents dans leur ensemble. Mais le spectateur ne ressent aucun sentiment de lenteur parce que les réalisateurs parviennent à créer une temporalité propre à leur film où la notion de rythme n'a pas de sens. Bref, les scènes avec les Ents n'apparaissent lentes que parce que ratées, mises en parallèle avec le rythme imprimé au film dans ses autres parties narratives."<p>Je suis partiellement d'accord avec toi. Tes remarques sont tout à fait exacte, mais je pense qu'on peut aller plus loin.<br>Il y a dans le cinéma actuellement une certaine domination du cinéma américain. Cette domination a pour effet de conditionner le spectateur au rythme de leur film, au détriment de films d'autres nationnalités n'ayant pas le même mode de construction.<br>Cette constatation est à mettre en relation avec la diminution de la fréquentation des films 'autres' depuis vingt ans (comprendre en économie du cinéma film non français voir non européens depuis quelques temps et non américain.). :(<p>- "Tu as dit plus haut que je n'ai retenu tantôt que certaines "informations" qui vont dans le sens de ma critique des Deux Tours."<p>Je disais que tu tombais PARFOIS dans ce défaut et je n'ai pas dit que c'était intentionnel. Et je faisais référence à ta critique des deux tours.<br>Note malgré tout que je prend beaucoup de plaisir à lire tes articles car il y a toujours des choses interressantes et importante à en retirer.<br>Je peux si tu le souhaite voir en privé avec toi de quels passages de l'article je voulais parler (note qu'il est vrai que je suis souvent un brin pointilleux sur les mots... C'est un très mauvais défaut !).<p><br>TB>><p>- "C' est le titre du fil, accrocheur, sans doute, mais un rien dérangeant, qui m' a fait me joindre à votre conversation...Pour quelles surprenantes et mystérieuses raisons devais-je " arrêter de critiquer " ?!"<p>N'étant pas l'auteur du sujet ce que je vais dire est à prendre avec des pincettes, mais je pense que Elengal ne parlait pas de critiquer au sens donner un avis réfléchit et construit sur les points forts et les points faibles d'un film, ou comme le dit Semprini plus justement, reflèter le sentiment du spectateur avec le plus de sincérité possible en s'efforçant de comprendre ce qui a suscité ce sentiment.<br>Je pense qu'il parlait plutôt de critiquer au sens dénigrer...<p>Ce mot est décidément énervant car il prend deux sens pouvant se réveller contradictoire dans leur fonction...<p>- "...je me contenterai, dans un parfait exemple de subjectivité non dénué, hélas, d' une possible mauvaise foi, de relever, ça et là, tes propos, et de tenter d' y répondre...En espérant que tu n' y verras aucunes intentions malignes, dévalorisantes, et/ou agressives !"<p>Non, absolument aucune !<p>- "Laissons de côté, si tu le veux bien, " les herbes trop vertes ", et les " Chef-d' Oeuvre, et meilleur film du siècle ", critiques et affirmations de cet acabit se condamnant d' elles-mêmes à l' indifférence du ridicule, et voyons la suite..."<p>En tout cas j'aimerai bien, mais quand c'est ton meilleur ami, fan de Tolkien et de cinéma qui te dits des trucs comme ça, c'est difficille de rester de marbre... :(<p>- "À propos des mouvements de caméra: " Mais c' est son style et juger d' un film sur le seul critère du style du réalisateur me semble limité. "<br>" Le style fait l' oeuvre ", dirait mon dictionnaire de citations..."<p>Je ne prend que le début de ton paragraphe...<br>Comme je le disais plus haut, je comprend que tu puisses ne pas aimer les mouvements de caméra qui le caractérise. Mais quand tu vas voir un film de PJ tu peut être quasiment sûre que tu aura droit à des caméra à l'épaule à répétitions. Ne pas aimer son style ne signifie pas que le film soit mauvais. Tu n'apprécie pas son regard c'est tout.<p>Par exemple comment as tu trouvé les films de M.Night Shyamalan 'Incassable' et 'Signes'. Ils ont pour ainsi dire le même style que 'Sixième sens' et le même genre de construction narrative. Sont-ils moins bon que ce 'premier' film ? Ils sont différents, mais moins bons ou 'nul'... Ils perdent par contre beaucoup dans l'effet de nouveauté de ce style que le réalisateur a imposé avec 'Sixième sens'. C'est ce qui souvent a fait que des spectateurs ont dis c'est moins bien que 'Sixième sens'. Non pas que le film est de moins bonne qualité, mais parce que les gens sont déjà habitué à son style (ou peut être le trouve déjà dépassé une fois la nouveauté passé).<p>A l'inverse le second volet de Matrix a un style très différent du premier film. L'esthétique est la même, mais le style change. Les réalisateurs s'autorisent des choses différentes et parfois innatendu par rapport à 'Matrix'. Et ça a 'choqué' dans une certaine mesure.<p>- "Je ne renchérirai pas sur l' étonnement d' Ylla, généré par la valeur critique que tu sembles accordé aux goûts du plus grand nombre...Il y a pléthore d' exemples, dans tous les domaines ( du politique à l' artistique...! ), qui infirment ton propos, le succés n' étant guère plus garant de la valeur d' une oeuvre qu' il ne l' est de sa médiocrité !"<p>Je le répete je parlais des mauvais films, pas des films divertissant ou bon !<p>Je vais affinner mon propos, je ne parle pas des chiffres d'entrées ou de recettes qui sont loin de représenter la qualité d'un film ou l'engoument du public.<br>Par exemple les films américains (les blockbusters en particulier) ont tendance à surexposer leurs films à travers tout les médias (TV, Presse, Ciné, Affiche...).<br>L'effet est souvent (ce n'est pas toujours le cas, attention !) que le film fait un gros démarrage, assurant ainsi un nombre d'entrée confortable, mais il s'essoufle rapidement et disparais vite des salles (plus de public, plus d'exploitation).<br>Le public du SDA a en général acceuillit favorablement le film (je connais peu de personne n'ayant pas aimé les films...) et l'exploitation en salle a été assez longue.<br>Si l'exploitation a durée plus longtemps que d'autres films, c'est qu'il y avait encore du public pour le voir et si il y avait encore du public, c'est que le film bénéficie d'un bon bouche à oreille.<p>Il me semble donc qu'on peut éliminer ce film de la liste des mauvais films. Après c'est une question de goût !<p>- "Ce qui m' amène à m' interroger, à mon tour, sur les motivations réelles des thuriféraires dudit film !"<p>Donc tu n'as tout simplement pas aimé le film et s'est ton droit.<br>Quand à mon éventuelle qualité de thuriféraire du film, je répondrai que je ne viens pas sur ce forum pour flatter aveuglément le travail de PJ, mais pour partager mon opinion, donner mon avis, en prendre d'autres en considération et en fonction modifier mon opinion.<p>Je suis parfaitement conscient (ou en partie en tout cas car il y a toujours des choses qu'on ne voit pas) des défauts et limites du film. Quand aux films que tu cites (et que tu ne cites pas), pour ma part je les ai grandement appréciés pour tout un tas de raison, différentes ou non de celle qui me font apprécier le film du SDA.<p>Quand à ton discours, je n'y voit à prioris aucune mauvaise fois, juste des constatations et ton opinion.<p><br>

