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'Le Seigneur des Anneaux', le film...suite...(2)
#55
d'abord, bravo, SMEAGOLGOLLUM, tu tapes dans le mille en exprimant clairement la relation livre/FILM sur laquelle j'ai tant essaayé de faire passer mon point de vue mais sans jamais vraiment convaincre personne (sans doute étais je trop peu claire dans mes propos).au sujet du parti pris du film, mon sentiment est très proche du tien.je tiens notament ton troisieme et dernier paragraphe en grande admiration pour la qualité de son illustrationisme et pour sa véracité première.<p>ensuite, bravo egalement à toi EDORAS QUI POINTE BIEN ce q'est la definition de manichéisme: lutte du bien contre le mal. de ce fait, peu importe le fait que le mal soit très ou moins personnalisé . l'essentiel est qu'il existe et qu'il motive le recit et l'affuble de son existence.comme je l'ai deja dit, dans le sda, les forces du bien ne se battent pas contre des courants d'air.et il est tout à fait logique que le recit se place du point de vue des gentils. ce serait plutot etrange si l'aventure se vivrait que du coté de saroumane. la des voix s'eleveraient pour crier: "au secours, le recit n'est pas manichéen car il n'y a pas de representants du bien....(non, je rigole...)mais il est vrai que jamais n'a ete entrepris un recit d'aventure, et cela ne se verra, je pense jamais, qui raconte une histoire avec le point de vue des mechants.et tout simplement parceque l'aventure est celle des gentils, c'est en effet eux qui traversent les peripeties pour resoudre un problème. au debut de l'histoire, c'est le plus souvent le mechant qui occupe une position dominatrice et relativement confortable.<p>GIL FUSTOR, tu te sous estime.tu ne t'es peut etre fait remarqué que par deux interventions mais ton dernier argument est bon car il met un terme au problème policémique du mot manichéisme qui a fait dire que le sda n'etait pas manichéen ce qui pour moi, est une énormité (sans polémique inutile, ni arrière pensee).en effet, le theme manichéen n'exclut en rien le fait que chaque personne soit etroitement lié entre appartenance au coté du mal et appartenance du coté du bien (tant que le bien predomine pour constituer un groupe qui sera aux antipodes d'un autre groupe caractérisé celui ci par une predominance du mal en son sein) .d'ailleurs, tous les personnages du sda oscillent entre ces deux concepts, ces deux appatenances, ces deux cotés qui motivent et orientent l'action individuelle.tolkien montre dans son livre que le mal n'est ni intrinsèque, ni absolu chez une personne. en effet, aucune des creatures de tolkien n'est entierement mauvaise mis à part sauron lui meme. le mal peut s'insinuer chez un individu pour des raisons aussi diverses et divergentes que complexes. en outre, les raisons pour lesquelles des personnages tels que saruman, boromir, faramir, denethor, theoden, grima, gollum ou meme frodon deviennent et peuvent etre considéres comme mechantes dans une partie ou l'autre du recit tiennent autant de raisons impersonelles que de raisons personelles, autant internes qu'externes. aussi, les elfes et les nains peuvent egalement etre mechantes l'une envers l'autre et donc correlativement du point de vue du narrateur qui peut prendre partie pour l'un ou l'autre selon sa sensibilité (qu'il soit davantage elfe dans l'ame que nain...c'est le choc des cultures si richement reproduit et developpée dans le sda.<br>aussi, je voudrais reagir sur ce qui a été evoqué sur le choix de type de film choisi par petter jackson (que ce soit reellement par lui ou par les producters): l'histoire n'est selon moi pas plus axé sur l'action que ne l'est le livre de tolkien. comme lui, le film est un grand recit d'aventure de type fantasy qui allie dans une simbiose et une osmose parfaite intimisme et épisme. jackson n'a pas été tenté de privilégier l'un par rapport à l'autre quitte à pervertir l'oeuvre initiale ou d'obstruer des passages ô combien constitutifs du chef d'oeuvre "le sda".ce que l'on voit dans le film, c'est l'essence meme du recit de tolkien et c'est ce qui fait l'exellence du film.faire un film ou ne serait pas representé le gigantisme des batailles fulgurantes du livre et l'intensité dramatique hors norme qui s'en degagent auraient été une erreur impardonable qui n'aurait eu d'egal dans la mediocrité que de ne pas faire ressurgir l'intensité emotionelle et les raports picaresques entre les personnages à l'ecran. heureusement, tout cela se retrouve dans le film.il est en outre tout à fait logique que le temps d'image des batailles soient superieurs à leur temps de lecture dans le livre. celui ci peut decrire des batailles d'une ampleur imcommensurable et d'une complexité superieure à la moyenne en quelques lignes. cela n'est reste pas moins fondamentale dans le livre: les mots ont une grande valeure et une etendue non moins grande dans ces passages de batailles.cela legitime le fait que ces batailles fassent partie du coeur du film d'autant plus que peter jackson n'occulte en rien les scenes explicatives et les dialogues.il y a, je le pense, un eqilibre parfait entre toutes ces composantes que tolkien a si merveilleusement insuflé à son histoire... cette rigueur à la fois semantique , adaptationiste et d'analise dans "ce qui est important chez tolkien" est pour moi une preuve suffisante que jackson n'en a pas fait qu'a sa tete en donnant libre cours à son imagination et en parodiant honteusement et sans scrupule l'oeuvre intouchable de tolkien...<br>enfin, autant dire (avec realisme)qu'on peut craindre le pire de la qualité du retour du roi de peter jackson si jamais celui ci se mettrait à devenir "obéissant" et si ce film ne pourrait depasser les 3 heures.si tel etait le cas, je dechanterais très certainement dans mon adoration sans faille et infini du sda de jackson...
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