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TTT DVD4 Il y a des choses qui valent la peine qu'on se batte pour elles
#6
Merci Silmo, pour ton dévouement (tu n’as pas taper trop fort sur mes doigts !!) Même si vos commentaires me laissent un peu penaude.<br>Mais soyons fidèle jusqu’au bout et tentons de défendre ce qu’on trouve beau ou bon.<br>Eliminons tout d’abord l’aspect "Buffy" (honte à toi Vinchmor ;-)))<br>Je ne connais pas ce film (cette série ?) mais je crois qu’elle est diffusée par une chaine télé qui ne brille pas par la délicatesse de ces émissions, amplement soumise aux contraintes de l’audimat (c’est le mot ?) ce qui qui n’en fait pas une référence de qualité !<br>La reprise ici d’un thème somme toute, comme vous le dites, pas très original ne saurait toutefois en diminuer la valeur.<br>Les grands thèmes musicaux par exemple peuvent être souvent galvaudés par la pub, ils n’en perdent pas pour autant leur beauté et la fleur de lotus qui éclot dans la boue des marécages n’en a que plus d’éclat (j’espère que Buffy est franchement moche !)<p><br>Mais revenons au thème lui-même ou plutôt à sa présence dans le film.<br>Je me demande si Philippa Boyens et Fran Walsh ont fait suffisamment preuve de modestie en en avouant l’initiative ou bien si elles n’ont pas sous-estimé l’extrême pouvoir de suggestion de Tolkien. N’ont-elles pas tout simplement succombé à cet envoûtement qui prouve encore une fois son génie :<br>Silmo nous rappelle que la partie du commentaire de Sam sur « les histoires » est extrait du livre (les escaliers de Cirith Ungol)<br>Dans ce passage Sam évoque les histoires ; Mais il oppose celles qu’on aime parce qu’elles répondent à notre besoin d’évasion, et qui en fait importent peu, à celles que nous préférons et qui méritent notre attention, notre souvenir (sous entendu pudique à mon avis pour parler de notre admiration, de notre reconnaissance) ; ce sont celles qui évoquent les actions des hommes qui se dépassent et vont au delà d’eux mêmes, quelle qu’en soit l’issue pour accomplir leur destin c’est à dire réaliser une quête , une mission. Il s’agit bien d’actes héroiques pouvant aller jusqu’au sacrifice de soi.<p>Frodon lui répond dans le livre, que ceux qui sont dans les histoires n’en connaissent pas le dénouement et que cependant ils continuent.<br>Il me semble que c’est bien là une caractéristique de la foi que de persister dans une voie dont l'issue pour soi-même n'est pas révélée. et la réplique du film me paraît logique et cohérente, induite même .<br>« En quoi avons –NOUS la foi ? »<p><br>Or, déjà,en insistant sur ce mot "histoire" (5 fois cité),Tolkien nous a ramené à une autre scène où il est question d’ « histoire » : au miroir de Galadriel , où on a pu lire :<br>« Frodon savait d’une façon ou d’une autre faire partie d’une GRANDE HISTOIRE dans laquelle il était lui-même engagé »<br>Le motif de cette scène du miroir de Galadriel était alors tout entier centré sur les conséquences d’une victoire du Mal : A Frodon le miroir dévoile l’avenir du monde des hommes, les possibles bons ou mauvais et à Sam les effets plus directs sur sa chère Comté qui lui suggèrent un retour immédiat vers les siens afin de protéger ce qu’il aime !<br>Chacun voit à sa dimension, ce qui mérite d’être sauvé et ce pour quoi Sam et Frodon poursuivront leur route en dépit des dangers !<p>Mais ce pouvoir de suggestion auquel les scénaristes semblent bien avoir déjà succombé se trouvait avoir été encore renforcé par ce qui fait suite à la tirade sur les « histoires » quand Sam se souvient de l’histoire de Beren :<br>« Mais c’est une longue histoire, naturellement qui dépasse le bonheur pour passer dans l’affliction et au-delà – et le Silmaril poursuivit sa course pour venir à Eärendil. Et pourquoi, Monsieur, je n’avais pas pensé à ça ! Nous avons – vous avez une parcelle de sa lumière dans ce cristal d’étoile que la Dame vous a donné ! »<br>C’était un argument supplémentaire , s’il était nécessaire pour nous ramener à Galadriel et à son miroir et marier de façon indissociable les idées, en assurant un lien entre la Communauté de l’Anneau et les Deux Tours.<p>Alors l’enchainement dans le film, des propos de Sam s’achevant sur cette fameuse phrase m’apparaît comme un trait de génie et lui donne toute son intensité. Consciemment le mérite aurait pu en revenir aux scénaristes mais en avouant l’empirisme de son élaboration Tolkien en reste bien le seul artisan (au sens elfique bien entendu !)<p>Quant à Gollum, Fran Walsh n’a rien inventé non plus : un peu plus loin dans le livre, Gollum regarde avec envie la tendresse qui unit Sam à Frodon.<br>L’espace d’un instant Gollum regrette son lointain passé ses champs, ses ruisseaux, sa jeunesse et le remord pour ce qu’il va accomplir le tenaille ; mais Sam rompt le charme ; Pour lui,il n’y a plus rien de bon à sauver en ce monde !!<p>En guise de conclusion, je dirais que les scénaristes ont été subjuguées et qu’elles prouvent ainsi une lecture sérieuse du SDA (Ce qui est quand même réconfortant , non ?)<br>Mj<p>
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