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Les musiques + passages les plus reussis selon moi
#15
Pierre de Lune :<br>Pour moi, s'il y a un passage interne au film (je veux dire : sans tenir compte du livre) qui est dommage, c'est l'arrivée des Morts au Pelennor pour la simple raison qu'elle dénature la puissance des gondoriens à la guerre. Je dis cela parce que, au contraire, je trouve que que l'"épisode" Faramir à Osgiliath constitue, pour moi, l'un des meilleurs moments du film (voire de la trilogie). Et lorsque je dis "meilleur", c'est autant au niveau scénaristique qu'au niveau mise en scène. Cette scène seule donne une justification à la folie de Denethor, au sens où cette folie a une grave conséquence (bien plus grave que le fait qu'il ne fasse rien pour sauver sa Cité). En dehors de cette scène, à quoi "servirait" la folie de Denethor ?<br>Quant à la mise en scène, je la trouve très bonne. L'utilisation des ralentis et de la superposition du chant est parfaite à mes yeux (et oreilles ! ;-) ). La phrase que tu écris juste avant les "1) 2) 3)", c'est ce que j'appelle de la mise en scène. Un mauvais réalisateur aurait contribué à ce que cette scène fasse cliché et soit peu intense, ce qui n'est pas le cas ici (je parle bien sûr de mon opinion !).<br>Je constate qu'on critique souvent certaines choses "déjà vues", comme des ralentis, des chants superposés, un sauvetage de dernière minute (sur ce dernier point, c'est vrai que PJ en abuse au cours des 3 films). Mais ce sont des ingrédients de mise en scène. Dans un film (surtout les plus grands films), ce sont les éléments novateurs parsemant des éléments classiques qui élèvent le film. Un film entièrement novateur, cela s'appelle un film d'auteur expérimental. Ce qui fait la force de cette trilogie cinéma c'est que la présence de ces "instants" classiques (par exemple : Sam qui sauve Frodon du précipice à Orodruin ou Boromir qui sauve les deux Hobbits à la dernière seconde avant de se faire tuer, ou les ralentis...) permettent de donner une certaines fluidité, mais PJ ne s'en contente pas : ainsi on a droit à des "instants" forts et uniques qui viennent donner une note remarquable au récit : une mythique charge des Cavaliers du Rohan, une mise en scène somptueuse lors de l'allumage des feux du Gondor, une musique, un regard, un plan d'effet spécial par-ci par-là, etc, comme par exemple la Lune artistique à l'arrière-plan de Faramir devant le Lac Interdit dans Les Deux Tours, etc, etc. Le film ne peut être constitué que d'instants privilégiés, c'est au contraire la venue d'éléments classiques alternant avec les éléments originaux qui donnent l'impact du film.<br>Les films habituels d'Hollywood à grand spectacle ont justement ce problème de n'avoir que trop peu (voire jamais selon les films) d'"instants privilégiés", au profit d'instants classiques.<br>Ici ce n'est pas le cas, et c'est (en partie bien sûr) ce qui fait la force de l'adaptation de PJ.<p>Cette fameuse charge de Faramir est justement composée de choix classiques (ralentis, bruit de l'action remplacé par une musique (ou chant)) et de plans privilégiés (cheval piéninant une fleur, plan de l'alignement des chevaux dans l'axe de Minas Tirith).<p>
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