10-01-2005, 16:22
Je remonte ce fuseau-ci (plutôt que d'en créer un nouveau...). Premier message, donc, sur la façon dont PJ a traïté "Le Retour du Roi".<br>Je précise que, si certains voient en moi une ardente PJphile, je pourrais écrire mille page sur ce que je reproche à ses films... tout en reconnaissant les avoir aimés.<p>Or, donc :<br>"Des Maisons de Guérison".<br>... un de mes passages préférés du livre, à la fois par son symbolisme, et pas la personnalité qu'y montre le Roi. Thaumaturge, à la manière des Rois de Légendes (...mais aussi des Rois de France...), Aragorn entre secrètement dans la ville pour venir en aide et sauver Faramir d'abord, Eowyn et Merry. Il sera en le faisant reconnu comme le Roi légitime du Gondor.<br>Mais il ne s'en tiendra pas à çà ! Aragorn-le-prétendant ne se contentera pas de sauver ses proches et de faire de ce fait reconnaître la légitimité de sa lignée. Aragorn, épuisé par la bataille,descendra de chambre en chambre, de maison en maison, et apportera son aide, ses pouvoirs, à des dizaines d'anonymes, de blessés et de malades qui ne lui étaient rien au départ. Des Gondoriens aussi lambda que possible. C'est à ce moment là qu'il est reconnu par un peuple - plus seulement par des autorités - qui commence à l'aimer. Avant de s'évanouir dans la nuit une fois sa tâche accomplie.<br>Pas de çà chez PJ : Aragorn soigne Eowyn. Point barre. Oh, on voit bien qu'elle est dans un sale état, la p'tiote. Mais aucun accent n'est mis sur le caractère "miraculeux" des pouvoirs du Roi, aucun rapport entre ces pouvoirs et sa légitimite. (Aucun rappel de l'Athelas, non plus, qui serait venu bien à propos, comme un écho du premier film). Non. Aragorn agit comme un guérisseur normal. Pire, à mes yeux : on le voit s'occuper de sa copine Eowyn. C'est normal : c'est son amie, justement. Et les autres ? Le Roi s'occupe de ses amis... et c'est tout ? Quid de ces autres, de ces simples soldats, de ces anonymes, pour qui il se dévouait dans le livre la nuit durant ?<br>Rien. Nada...<br>Le Roi se dévoue pour ses amis... mais pas pour son peuple.<br>Il se retrouve donc, aux yeux du peuple, comme un général vainqueur, un chef de guerre digne de sa confiance.<br>Mais rien de plus... hélas !

