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Prologue au Retour du Roi
#36
L'épée qu'il porte à ses côtés a au moins autant de valeur symbolique quand à sa filliation et à son droit de prétendance au trône du Gondor.<p>Note autre chose, c'est que ses pouvoirs de guérisseurs n'ont rien de surnaturel. Ils sont la résultante de l'enseignement qu'il a recut des Elfes. A ce rythme, toute personne ayant apprit l'art des plantes et de la guérison auprès des Elfes auraient put prétendre au trône.<p>Cependant, je suppose que les Elfes n'apprennent pas cet art au premier venue. Le pouvoir de guérison est un facteur qui fait que dans le livre le peuple du Gondor le reconnait comme le Roi, mais ce n'est pas le seul et unique facteur.<br>Son épée, l'armée des morts qu'il a levé pour secourir les villes côtières (ce que les hommes l'accompagnant à Minas Tirith ont sans aucun doute relaté dans les moindres détails), la bannière qui orne le navire pirate à son arrivé, sont autant de facteur qui contribue à légitimer sa qualité de Roi.<p>Le fait qu'un des personnages du livres rappellent l'ancienne légende des pouvoir guérisseur du Roi, ne signifie pas que toute la population la connaisse, ou que ce fait seul suffisse à légitimer à leur yeux la qualité d'héritier d'Elendil d'Aragorn.<br>Certains sont plus supersticieux que d'autres, ou plus attaché aux traditions.<p>Enfin Aragorn n'est pas le seul guérisseur du Gondor. Dans la maison de guérison elle même ne trouve-t-on pas des personnes sachant recourrir aux plantes pour soigner leurs concitoyens ? Il me semble bien que si, et la seule réelle différence que possède Aragorn, c'est un remède à un mal que tous en Gondor ont oublié à savoir le mal propagé par les Nazguls.<p>Relativisons ici la nature légendaire et supersticieuse de cet évennement. Comme en tout temps de désespoir, l'homme veut croire en quelque chose ou quelqu'un qui le guidera en des temps meilleurs, c'est le cas pour Aragorn. Il n'est pas suivi uniquement pour ses connaissances de guérison, mais également pour sa bravoure, son courage, son honneur, ses exploits, sa droiture et sa bonté.<br>Il faudrait que je relise ce passage, mais si je m'en souviens bien, les mains du roi sont extraordinaire, capable de guérir n'importe quel mal. Pourtant il n'a pas put sauver Boromir...<p><br>Dans le livre ce passage a une importance certaine. Aragorn est reconnu comme l'héritier des anciens Roi pour ses talents de gurérisseur et il y soigne Faramir, Eowyn et Merry du mal transmis par les Nazguls (la maison de guérison revêt aussi une certaines importance pour son rôle dans la réunion de Faramir et Eowyn).<p>Toutefois, à partir du moment ou on fait abstraction, comme l'a fait Peter Jackson dans les films, du mal que les Nazguls portent et transmettent, de l'amour naissant entre Eowyn et Faramir (il me semble que c'est toi qui a justement dit : "je ne vois dans cette scène de fin qu'un homme et une femme debout côte à côte...") et que l'on a fait porter toute la symbolique de la royauté sur Anduril/Narsil, la maison de guérison n'a plus rien de nécessaire. On ne peut que regretter, en TANT QUE LECTEUR l'abscence des magnifiques scènes des maisons de guérisons, car nous savons ce qui s'y est passé et nous comprenons mieux ce regard que se portent Eowyn et Faramir, mais en aucun cas dire que ces scènes étaient indispensable. Leur abscence n'empêche pas la compréhension de l'histoire et ne crée pas de manque vraiment flagrant. Celà fait partie de ces scènes comme celle avec Tom Bombadil et la vieille forêt qui contribuent à donner de la profondeur à l'univers des terres du milieu mais qui n'ont rien d'indispensable à la compréhension de l'histoire ou pour se laisser aller à ressentir cet univers.<br>
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