07-04-2004, 16:25
je ne reviens pas sur l'édito et la critique du RDR (ROTK), car celui ci m'a pérmis de mettre des mots sur ce que je pensais du film. <p>Bcp de personnes parlent de ratages, de bévues, d'incohérences dans les 3 films; A mon avis, cela est du au fait qu' un scenariste qui pioche dans un livre pour pouvoir créer son scénario arrive par la force des choses à faire du collage ou plus simplement à boucher les trous. En effet de nombreuses scènes ont été enlevées (Tom Bombadil excellente mais non essentielle), certaines plébiscitées (comme le gouffre de Helm, trop longue), certaines montées de toute pièce (Osgiliath par exemple) et avec tout ca il faut garder une cohérance scénaristique. <br>Donc on utilise certains artifices, tours de passe passe et même raccourcis. Un exemple assez minime certes mais qui montre bien une des incohérances : Bill le poney. Que vient il faire avec la communauté? D'ou vient il? Pourquoi Sam est il si triste à le laisser partir avant la Moria? <p>Dans le film, il est vrai que l' opposition Bien/Mal est très claire.<br>Rien que Saroumane par exemple : Dans les deux premiers opus, il fallait un mechant clairement établi et très visuel, une sorte de Dark Vador. Saroumane a rempli ce rôle là. On a même étoffé son rôle en ajoutant certaines intérventions : Celle du mont Caradhras par exemple. Il eut été plus difficile de faire passer l'idée que une montagne s'oppose au passage de la communauté que celle d'un magicien utilisant ses pouvoirs. Cela est vrai aussi pour la scène avec Théoden. si je relis bien le livre, Théoden est affaibli par un poison distillé par Grima langue de serpent et non par Saroumane lui même. Ce n'est pas la tentation de l'anneau qui force Grima à agir mais son avidité, un amour non partagé pour Eowyn. Saroumane a eu peu de mal à la convaincre.<br>Et par cela on comprend mal le fait qu'il n'a pas été puni dans le film. Vu que c'est lui qui s'est tout le temps opposé à la communauté.<p>On remarque bcp la dualité des personnages, qui souvent sont tenté par de mauvaises pensées : Boromir en est l'exemple même (avec Gollum). Il pense agir pour le bien de tous en essayant de récuperer l'anneau à Frodon. D'ou son rachat dramatique dans la mort. Même Saroumane et Denethor pensaient à bien quand ils ont chacun usé des palantirs.<p>Dans le film LDT et le film LRDR on insiste trop sur les batailles (celles du Gouffre de Helm et de Minas Tirith). Un ami qui n'a jamais lu le livre, mais vu les 3 films, s'est dit décu voir même dégouté à partir du 2ème car le coté action était trop présent. <br>De plus contrairement à un avis émis ici, les batailles sont extrèmement clean même si bien réalisées. Elles sont trop irréalistes à mon gout.<br>Prenez Bravehearth; La première bataille celle de Falkirk. Et bien il en découle un sentiment d'horreur méle de fouilli. On ne sait pas qui frappe qui, ni qui meurt et encore moins qui prend le pas sur l'autre.<br>Mel Gibson en ressort furieusement sanguinolant mais aussi fatigué. Il y a une vision extrèmement reèlle d'une bataille. Et même si on se dit que le SDA est un film fantastique et n'a pas besoin d'un coté historique, il est triste (pas triste mais maladroit) de voir certaine choses comme un elfe (même s'ils sont très gracieux et agiles) jouer au surf sur une trompe d'Oliphant. Ca se rapproche de l'épisode 1 de star wars ou pour les combats entre Jedis, G Lucas a voulu se montrer très visuel.<p>Mais la critique dans l'ensemble est vraiment bonne et assez mesurée je trouve. Bravo à l'auteur.<p>

