28-03-2004, 00:51
Est-il autorisé cher Isengar, d’avoir un avis si éloigné du tien et de troubler une si belle unanimité <br> Etaient-ils cinq ou neuf ? Outre le fait qu’il me paraît bien puéril de s’attarder au décompte, il me semble que le nombre importe peu, qu’il est stupide d’en reprocher à PJ la vision non exhaustive à chaque prise de vues et que la description globalisante suffit à la symbolique.<br>Ils étaient neuf? Tolkien l’a voulu ainsi, Son poème est suffisamment éloquent et peu importe si quelques esprits fragiles ont cru pouvoir faire preuve de perspicacité en démontrant leur capacité à compter jusqu’à neuf ! Un seul suffit à évoquer les neuf, PJ l’a fort bien compris !<br>Je ne pense pas d’ailleurs que Tolkien ait souhaité les représenter dans cette vision figée d’une entité compacte opposée à cette idée d’un mal qui se répand, s’insinue et surgit là où on ne l’attend pas !! Ils sont partout , insaisissables et plus que neuf, ils sont multiples !<br>Tes petits voisins de route se fourvoyaient sans doute dans cette comptine absurde mais PJ est bien ici à mon avis innocent. J’ajouterai que contrairement aux neuf qui font la compagnie, la perte de leur identité permet de négliger leur décompte en ce qu’elle constitue une caractéristique des servants de l’Anneau.<p>Leur aspect ne te convient pas et tu déclares qu’ils ne sont pas suffisamment effrayants : font-ils peur ?non !<br>C’est ton opinion certes et j’ignore ce qui dans ton esprit peut suggérer l’effroi ! Mais c’est très subjectif !! et en ce qui me concerne l’objectif est atteint !(enfin, pour moi, ils ne font qu’évoquer la peur , parce que aspirer à ressentir de la peur au cinéma me paraît assez dégradant !)<br> Ils dérangent, précisément dans leur ressemblance, dans cette absence de réalité corporelle, dans leurs formes suggérées par les seuls mouvements des sombres tissus qui les enveloppent et dont le ralenti ajoutent à cette immatérialité. Ils glacent par cet acier qui figurent leurs membres prolongés par leurs armes qui brillent du même éclat . Ils fascinent par ce silence qui accompagne leurs déplacements , par ces voix qui ne semblent pas surgir d’une bouche qu’ils n’ont pas ou ces cris qu’on sent émis bien au-delà de leur image. Je trouve au contraire que PJ a très bien réussi à suggerer ce qu’un Nazgul pouvait avoir de différent d’une créature humaine en dissociant ce qui peut traduire le corps et l’esprit.<br>Il me semble aussi que les Nazguls de Tolkien ne disposent que d’un sens , celui de l’odorat ! Ils ne voient pas ; ils reniflent !!<br>Par ailleurs, ils ne sont jamais dépourvus d’une certaine beauté ! Et cela je l’apprécie !La terreur n’implique pas la répugnance !<br>Leur puissance s’étend à leurs montures qu’elles soient chevaux ou monstres ailés et leurs courses sur terre ou dans les airs sont éblouissantes. La poursuite d’Arwen ou le noir rivalise en puissance avec le blanc en un long ballet équestre, l’ampleur des battements d’ailes sur Osgiliath du monstre sûr de sa victoire, le vague destructrice qui s’abat sur les champs du Pelenor m’ont laissé une impression de puissance terrible et inéxorable comme celle d’un fléau naturel qui surprend notre admiration malgré l’horreur .<br>Ce n’est pas dans le livre ? Pourtant j’ai trouvé (moi aussi !) dans celui-ci, cette beauté du Mal ! Parce que dénué de beauté le mal ne pourrait nous séduire !<br>Mais ce n’est que mon avis ! ce serait bien ennuyeux si nous étions toujours d’accord ! ;-))<br>Mj corrompue par un Anneau maléfique forgé en Terre de NZ<p><br>

