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Tom Bombadil, Peter Jackson et les autres…
#42
De toutes les façons Isengar, force est de constater que la forme de tes messages dérange certains participants à ce forum. <br>Pourquoi ne pas faire un effort de modération pour que nous puissions ensuite discuter sereinement de tes idées ? (je laisse dans le post d'après un inventaire non exhaustif de tes expressions pamphlétiques à l’encontre de PJ, et c’est vrai que tout un post parsemé de ce genre de chose devient dérangeant à lire).<p>Je suis pour ma part d’accord avec ta première partie, sauf le dernier point ou tu met en lumière une contradiction : pourquoi Galadriel, qui a grosso modo à été réduite au même rôle que Bombadil (à savoir accueillir la compagnie, offrir conseil, cadeaux et moyens de locomotion), a-t-elle été gardée ? Tu suppose alors que l’intérêt commercial a poussé les scénaristes à garder une belle blonde au profit d’un vieux barbu. <br>C’est possible, mais la compagnie obtient en Lorien du matériel (très important pour la suite de l’histoire) qui est impossible d’obtenir pas ailleurs : il n’y a ici pas de pirouette scénaristique possible pour l’obtension des barques, des lembas, des broches et des manteaux elfiques comme ç’a été le cas pour les épées des hauts des Galgals des Hobbits (apportées dans le film par Aragorn).<p>Dans la deuxième partie, tu évoques la définition du mot “adaptation” (sans la donner) qui n’autoriserait cependant pas à P.Jackson “à bafouer le patient travail de l’écrivain en déstructurant la charpente du récit, en minant l’histoire de monceaux d’absurdités et d’incohérences, et en ridiculisant certains des personnages principaux…”<br>Bon, je vais donc prendre un malin plaisir à montrer (avec beaucoup de mauvaise foi, certes ;-)) que, non, P.Jackon a légitimement pu faire tout ce que tu lui reproches.....<br>Voilà donc la définition du Larousse :<br>“action d’adapter” c’est à dire : “Arranger (une oeuvre littéraire) pour la rendre conforme au goût du jour ou la transposer dans un autre mode d’expression (théâtre, cinéma, télévision, etc.)”.<br>Avec cette définition, et en considérant que le SDA, film de P.Jackson, est une adaptation adaptée au cinéma du livre “le SDA”, de J.R.R.Tolkien, cela autorise P.Jackson à “arranger” la structure du récit et les personnages pour remettre l’histoire au “goût du jour” avant de la porter à l’écran. :-p<p>La suite de ta seconde partie est par contre très intéressante : je ne connaissais pas du tout ces notions d’entrelacement et de rythme narratif utilisés par Tolkien (et malheureusement assez mal réexploitées comme tu le montres par P.Jackson).<p>Alors pour la 3eme partie, mais ch’uis pô du tout d’accord avec ton raisonnement. <br>Sous prétexte que le monsieur (Saul Zaentz) qui détient les droits cinématographiques du SDA, est producteur de disques et passionné de jazz, il n’aimerait pas la poésie de Tolkien ?<br>Tu écris une série d’affirmation pour lesquelles j’aimerait beaucoup que tu cite des sources concrètes (déclarations, interviews...) :<p>(Au début de ton raisonnement, tu ne parles que de “soupçons” lorsque tu décrit Saul Zaentz mais pour ensuite arriver à de vraies affirmations....)<p>“Seulement voilà, Saul Zaentz, fan de Jazz, a visiblement un gros problème avec Tom Bombadil. Et pas seulement avec Bombadil, mais avec toute la profondeur poétique dont Tolkien a imprégné le Seigneur des Anneaux. En témoigne l’absence totale des chants et des poèmes dans les films de Jackson.” <p>(au passage, ce n’est pas le bouleau du scénariste ou à la limite du producteur de décider ce qui sera dans le film ou pas ? Le détenteur des droits cinématographique a bien sur un énorme pouvoir puisqu’il légitime l’adaptation au cinéma, mais il ne finance pas un pet du film et il ne participe pas à son l’élaboration.)<p>“On peut aimer en même temps le jazz et la féerie poétique de Tolkien, ce n’est pas incompatible. Votre modeste serviteur en est une preuve vivante. Mais Zaentz n’aime que le jazz. Et les fantaisies bombadiliennes l’exaspèrent, les Hey dol merry dol ! Ring a dong dillo ! n’étant pour lui qu’une grotesque et méprisable réplique anglaise des très respectables Yakety-Yak ! ou Wap doo-wap ! des Coasters…”<br>(la j’aimerais vraiment avoir une preuve tangible que ce que tu dis n’est pas simple supposition)<p>“Il n’eut sans doute pas de mal à convaincre un Peter Jackson qui, en fin de compte, n’en avait rien à ficher de ce Tom Bombadil.”<br>(bon alors la c’est de la supposition pure qui n’apporte rien)<p>“Ainsi, avec cet éclairage nouveau et cette théorie qui flirte tristement avec le hautement probable,[...]”<br>(effectivement, comme tu le dis toi-même, elle ne fait que flirter avec du probable, ce qui est relativement dérangeant pour une “théorie”)<p>donc voilà : le raisonnement ne me plaît pas du tout car il n’est soutenu par aucune (pour l’instant) preuve concrète.<p><br>La 4eme partie est un avis personnel (qui est différent pour chaque spectateur) sur la qualité du film et sur le traitement des personnages, je n’en discuterais donc pas. (même si je suis en partie d’accord avec toi).<p>Bon, à part ça, c’est vrai qu’on apprend toujours des trucs en te lisant (je sais maintenant vraiment pourquoi Tom est important), mais il faut aussi toujours faire un effort (cf. “qu’en pensé-je”, “Quand nazgûl rime avec gros nul”) pour écarter “l’éviscérage du PJ” du reste de l’argumentaire.<br>(j’attends aussi les souces utilisées pour la 3eme partie !)<p>
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