02-08-2004, 19:56
Et ce n’est pas fini ! Le retour du Roi dans sa version pour les pauvres (la version pour les riches étant celle figurant sur les DVD version longue, la version pour les pigeons étant celle des DVD reprenant la version salle…) présente également un certain nombre de scènes parfaitement inutiles. Complétons donc cette triste liste des boursouflures superflues de la « meilleure trilogie du siècle »…<p><FONT COLOR="#000080"><small><b>Le meurtre de Deagol</b><br>Comme la scène de la mort de Boromir, ce passage qui ouvre le troisième opus du <i>Seigneur des Anneaux</i> n’est pas totalement inutile, puisqu’il permet de comprendre comment Gollum a pu s’emparer de l’Anneau et de saisir le lien qui existe entre la créature et l’Unique. Seulement voilà. C’est beaucoup trop long.<br>Une fois de plus, Jackson le malsain attarde sa caméra sur l’agonie de Deagol et sur la lente et répugnante transformation de Gollum… Quel en est intérêt ? Nous dégoûter à l’avance de l’ignoble traître qu’est le Gollum du film ? Nous enlever à l’avance toute pitié et tout apitoiement sur son sort ?… La scène dure 5 minutes et 17 secondes… 3 minutes environ auraient largement pu suffire. En arrondissant, on peut considérer que <b>1 minute et 15 secondes</b> sont inutiles dans cette longue scène introductive. </small></FONT><p><FONT COLOR="#008080"><b>Electrocution de Pippin</b><br>Le coup du Palantir dan la flotte, je me suis longtemps demandé si ça valait le coup de le garder… puisqu’on ne sait pas ce que devient Saruman, est-ce qu’il est utile de conserver cet objet sans intérêt réel pour la suite de l’histoire… bof ! Laissons à Jackson son petit palantir. Et puis ça pourrait resservir comme une pièce à charge, non ?<br>Bref. On connaît l’histoire : Pippin s’empare du Palantir, poussé par la curiosité et rentre par inadvertance en contact avec Sauron… Mais pourquoi s’éléctrocute-t-il ? Pourquoi cette stupide danse de Saint-guy ? Absolument inutile pour le fil de l’histoire, je vous invite à considérer ces plans sponsorisés par EDF comme nuls et non avenus.<br>Combien de temps perdu, ici ? <b>20 secondes + 1 seconde</b></FONT><p><FONT COLOR="#000080"><b>Etats d’âme de dame Arwen</b><br>Mais qu’est-ce qu’il est pénible le Jackson avec ses nénelfes et son Arwen triste…<br>Ca représente un véritable poids mort sur la fluidité et la logique du film. L’explication tient probablement du fait que cette scène a été tournée <i>après</i> le reste de la « trilogie », suite à la pression de fans américains qui exigeaient l’approfondissement du thème de la mortalité, passablement survolé lors des précédents tiers-films… Mais tout de même, comment oser dire que Jackson a respecté Tolkien quand on entend « La vie des Eldar t’abandonne » de la bouche même d’un personnage censé représenter Elrond de Fondcombe en personne !…<br>Le forgeage d’Anduril –effectué ici par deux <i>robustes</i> figurants– accompagne les gémissements d’Arwen à la corbeille. J’y reviendrai un peu plus loin.<br>Combien de temps perdu, ici ? <b>4 minutes et 43 secondes !!!</b></FONT><p><FONT COLOR="#008080"><b>feux d’alarme : problème de comptabilité</b><br>Jackson a lu le Seigneur des Anneaux une seule fois à l’âge de 18 ans. Depuis, il n’en a lu que les résumés et les scripts que faisaient pour lui d’autres personnes. Je ne vois que cette explication pour comprendre le cafouillage risible dans le nombre de feux d’alarmes entre Minas Tirith et Edoras. Nous pouvons les citer, pour mémoire. Amon Dîn, Eilenach, Nardol, Erelas, Min-Rimmon, Calenhad et Halifirien. Peut-être y en avait-il un à Minas Tirith, bien que ce ne soit pas indiqué. Nous avons donc un total de 8 feux d’alarme. Le film nous en présente 13. Il y a donc 5 feux de trop. <br>On se permet le luxe de détail d’évoquer les Simbelmynë, mais on nous colle 13 feux au lieu de 8… tout cela est fort logique. Tout comme filmer l’agonie de Theodred en supprimant Glorfindel… ça se tient, c’est sûr !…<br>Bref. Supprimons les 5 feux nocturnes, fort inutiles, et nous gagnons <b>20 secondes.</b></FONT><p><FONT COLOR="#000080"><b>Un monologue idiot et sans intérêt…</b><br>Qu’il est beau le gros chef orque qui commande l’attaque à Osgiliath. Il ressemble comme deux gouttes d’eau à ces affreux extra-terrestres de Bad Taste qui nous salue poliment sur l’affiche du film… Comme quoi, les vieux costumes peuvent toujours resservir…<br>Le problème c’est que son monologue est d’une débilité affligeante : « L’âge des Hommes est terminé. Le temps des Orques est arrivé ! » Certes. Et tous ses braves soldats venus du sud dont nous avons apprécié le défilé en Ithilien et devant les portes noires ? Et les fameux corsaires sur leurs beaux navires ? Ils ne comptent donc plus dans le scénario ? Etrange… Ils avaient pourtant l’air si nombreux.<br>Peu importe, c’est nul ! Poubelle !<br>Combien de temps perdu, ici ? <b>30 secondes !</b></FONT><p><FONT COLOR="#008080"><b>Denethor s’empiffre</b><br>Alors qu’il a envoyé son fils dans une attaque sans espoir, Denethor le vilain pas beau s’envoie un monstrueux festin pour lui tout seul. Les spectateurs qui avaient lu le livre avant la sortie du film pouvaient, seuls, comprendre le sens de cette scène d’autant que la cité assiégée, implicitement, était soumise à un sévère rationnement de la nourriture.<br>Seulement voilà, Jackson en fait à nouveau beaucoup trop. Et cette scène poignante, qui voit l’avancée des cavaliers de Faramir vers une mort certaine –pour une fois, le ralenti s’imposait !– sous la voix fragile et tremblante d’un Pippin qui ne fait –enfin– plus le clown de service, est gâchée par les immondes gros plans de l’intendant qui se baffre comme c’est pas permis… Trop, c’est trop ! On peut sans aucun regret faire un peu de ménage, juste pour fluidifier la scène et atténuer l’écoeurement du spectateur.<br>On gagnerait ainsi 2 secondes + 1 + 2. Soit <b>5 secondes</b>.</FONT><p><FONT COLOR="#000080"><b>Elrond à Dunharrow</b><br>Et paf ! Tout comme Haldir et ses phalangistes à Helm, tout comme Frodon, Smeagol et Sam à Osgiliath, Elrond n’a absolument rien à faire à Dunharrow ! <br>Et d’abord deux questions viennent immédiatement à l’esprit. Deux questions que Jackson, dans sa grande maladresse a bien évidemment oublié de se poser : Comment Elrond peut-il connaître le refuge secret des Rohirrim ? Comment a-t-il fait pour parcourir la distance Fondcombe-Dunharrow aussi rapidement ?… Ne cherchez pas : il n’y aura jamais de réponse… Ne posez plus de questions, c’est tout. Consommez sans réfléchir, c’est mieux.<br>Seulement nous sommes dans le hors-sujet absolu, ici… Du rêve d’Aragorn, jusqu’à la fin de l’entrevue en passant par les dialogues creux et abscons et les incontournables formules en néo-sindarin, tout est déphasé, mal tricoté, pénible à saisir. On sent ici que le scénario peine terriblement à se raccrocher à toutes les <i>subtiles</i> modifications imposées par Jackson : les pseudo doutes d’Aragorn, les pseudo réticences de beau-papa, Anduril oubliée au moment du départ de la Communauté…<br>C’est donc une scène fourre-tout. Maladroite et bancale. Et qui se permet le luxe de perturber le cours du récit… A supprimer de toute urgence. Anduril aurait du être évoquée ailleurs et beaucoup plus tôt. Le passage par la Montagne Hantée aurait du être mieux amené dans les scènes précédentes… Et Elrond n’aurait jamais du quitter Fondcombe !<br>Combien de temps perdu, ici ? <b>4 minutes et 31 secondes !</b></FONT><p><FONT COLOR="#008080"><b>Le putsch</b><br>Je suis resté sans voix devant cette scène minable au cinéma. Et les mots me manquent toujours aujourd’hui pour en parler. <br>Denethor qui maudit Theoden pour son retard (alors qu’il refusait d’appeler à l’aide avec les feux d’alarme… où est la cohérence ?) et qui appelle ses hommes à abandonner leur poste. Puis Gandalf qui se permet de le bastonner devant les gardes de la citadelle… Beurk !<br>Oser dire que Jackson a respecté Tolkien en connaissant l’existence de cette trahison morale et intellectuelle est simplement malhonnête. Et en plus c’est d’un ridicule et d’une absurdité scénaristique rarement atteints jusqu’alors dans cette <i>adaptation</i> ratée.<br>A effacer. Et à oublier d’urgence… si c’est possible.<br>Combien de temps stupidement perdu, ici ? <b>19 secondes !</b></FONT><p><FONT COLOR="#000080"><b>Bave verte pour Frodon</b><br>Il y a des vieux réflexes de réalisateur de films gores qu’on ne peut pas perdre aussi facilement… Le gros plan de Frodon qui se fait piquer par Arachne en est une hideuse démonstration… Inutile, répugnante, mal filmée (toujours ces gros plans pénibles), et fort mal coloriée, les quelques secondes de cette scène méritent une place d’honneur au fond des poubelles de l’histoire du cinéma.<br>Bave, Frodon, bave tant que tu veux… on va vite nettoyer tout ça !<br>Combien de temps perdu, ici ? <b>13 secondes !</b></FONT><p><FONT COLOR="#008080"><b>Le meurtre de Denethor</b><br>C’est pas Pinochet qui a assassiné Salvador Allende en 1971. Non, non… On raconte que le président chilien s’est suicidé, ou bien que l’éclat d’une roquette tirée sur le palais présidentiel lui a été fatal… mais c’est pas Pinochet qui a assassiné Allende.<br>C’est pas Gandalf non plus qui a assassiné Denethor dans le tiers-navet de Peter Jackson. Non, non… On raconte que c’est Gripoil (ou plutôt Crin Blanc, vu la robe de l’animal…) qui a poussé l’intendant dans les flammes du bûcher pour sauver Pippin…<br>Il y a meurtre. Et c’est Gandalf le putschiste qui est l’auteur de ce crime. Point barre.<br>… Il paraît que Sir Ian Mac Kellen regrette le montage de cette scène qui ne serait pas conforme au script qu’on lui avait donné à l’origine. Mais c’est trop tard, mon vieux… tu t’es fait avoir toi aussi !<br>Combien de temps perdu, ici ? <b>20 secondes !</b></FONT><p><FONT COLOR="#000080"><b>Le 200m plat de la torche Humaine</b><br>Une petite scénette conservée entre deux juste pour constater que le corps de Denethor s’enflamme bien, puis on repart dans le nettoyage des conneries jaxoniennes.<br>Les vêtements en feu, l’ex-intendant du Gondor se précipite hors du bûcher (où il fait plus frais, certainement) et se précipite vers la sortie (pour voir une dernière fois le soleil ?). On sait grâce aux prises de vue plongeantes sur la cité que l’esplanade du palais est vaste et longue, mais c’est pas grave, la torche humaine fait son long sprint <i>flamboyant</i>jusqu’à l’extrémité de la corniche –à vue de nez, environ 200-250 mètres !– et puis se jette dans le vide. Vraiment très fine comme scène. Et le « ainsi finit Denethor, fils d’Echtelion » de son assassin est d’une bêtise tellement puante que ça vous ficherait la nausée !<br>Jamais on ne s’est retrouvé aussi loin de l’œuvre <i>adaptée</i>, de l’esprit de cette œuvre et de la philosophie de Tolkien, dans ces quelques atroces secondes de très mauvais cinéma…<br>Combien de temps perdu, ici ? <b>15 secondes !</b></FONT><p><FONT COLOR="#008080"><b>Gandalf gourou d’une secte apocalyptique ?</b><br>Pendant la conversation avec Pippin, le meurtrier de Denethor nous sort un dialogue bizarre évoquant plus ou moins une vie après la mort. Pippin nous gobe les élucubrations du gourou barbu, le sourire niais et les esgourdes grandes ouvertes. En gros la mort c’est pas grave, ce n’est qu’une étape pour un truc meilleur qui nous attend après… mwarf !<br>Que voulait prouver Jackson ? Qu’il n’a pas lu le Silmarillion, mais qu’il a bien compris le résumé que lui en a fait madame Boyens ? Ou bien qu’il a aussi lu un peu plus attentivement la <i>Dianétique</i> de Ron Hubbard –mais sans avoir tout compris non plus, visiblement –?<br>Le résultat est là, c’est encore un hors sujet et un véritable déchet dans le fil de l’histoire…<br>Combien de temps perdu, ici ? <b>1 minute et 4 secondes !</b></FONT><p><FONT COLOR="#000080"><b>Legolas super-héros</b><br>Je passe vite cette énormité. Aragorn appelle Legolas comme un valet, Legolas grimpe sur l’Oliphant comme autrefois Luke Skywalker sur le quadripode impérial, il tue tout le monde et compte ses victimes tel le psychopathe moyen, il descend l’immense animal avec deux flèches, et il revient au sol en se laissant glisser sur la trompe. La scène se termine par la pointe d’humour de Gimli qui lui sort, évoquant leur morbide compétition visant à comptabiliser toutes leurs victimes : « Ca ne compte quand même que pour un ! » <br>Non, ça ne compte pour rien ! Dommage, maître Gimli, pour une fois que le scénario vous accordait un peu d’esprit…<br>Combien de temps perdu, ici ? <b>1 minute et 13 secondes !</b></FONT><p><FONT COLOR="#008080"><b>Les enzymes</b><br>Voilà une façon bien sordide de terminer une bataille dont, en supprimant certains moments-clés du roman <i>adapté</i>, on n’arrive plus à se dépatouiller… Et hop ! Un coup d’enzymes gloutons ! Preuve supplémentaire qu’à trois mains pour écrire un scénario, on s’emmêle forcément les pinceaux.<br>A supprimer ici, essentiellement les plans larges sur Minas Tirith couverte de cette gelée verdâtre et les prises de vues absurdes sur les fantômes qui investissent les murs de la cité.<br>Combien de temps perdu, ici ? <b>8 secondes !</b></FONT><p><FONT COLOR="#000080"><b>Une diversion</b><br>Orlando n’a pas brillé dans ces trois films. Loin de là. C’est à dire que le scénario ne lui laissait pas de chances. En gros c’était « sois beau et ferme-la ! » Ce qu’il fit de bonnes grâces… après tout : cette « trilogie », c’était la chance de sa vie, n’est-ce pas…<br>Et donc, mieux vaut, par charité chrétienne, supprimer ce « une diversion », même si ça fait bien rigoler dans les familles. Histoire aussi de rendre service à un jeune acteur qui débute…<br>Combien de temps perdu, ici ? <b>2 secondes !</b></FONT><p><FONT COLOR="#008080"><b>Roule la galoche !</b><br>Z’ont pas honte les jouvenceaux ? Se rouler une galoche goulue comme ça, devant tout le monde ? Et c’est que ça dure en plus ! Et le papa qui nous coltine un sourire niais et une larmoyante moue de fierté et de bonheur paternel…<br>Alors quoi ? La <i>meilleure « trilogie » du siècle de tous les temps</i> ne serait qu’un vulgaire nanard hollywoodien de plus ? Un blockbuster minable avec une happy-end pleine de salive ?… ben oui.<br>Mais peut-être qu’en supprimant cette stupide scène… nan ! ça relève pas le niveau, mais on coupe quand même !<br>Combien de temps perdu, ici ? <b>44 secondes !</b></FONT><p><FONT COLOR="#000080"><b>Les Havres jaxonoïdes</b><br>Qu’ils sont kitchs ces havres gris du Seigneur des Anneaux<small>TM</small>… qu’ils sont tristes, aussi. Mais tristes de pauvreté imaginative, et aucunement dans le sens d’une tristesse mélancolique telle qu’on aurait pu en attendre d’un tel lieu chargé d’émotions…<br>Et la scène est trop longue. J’ai lu quelque part que ce tiers-film n’en finit pas de finir… Arf ! c’est exactement ça ! Les acteurs et le réalisateur ont vraisemblablement beaucoup de mal à coller le mot « fin » en bas de la pellicule. Du coup, ça parle, ça nous afflige des dialogues absolument creux, ça pleurniche, ça veut pas qu’on parte mais il faut partir quand même…<br>Bref ! Il y a matière à nettoyage, dans ces pénibles adieux jaxoniens qui s’éternisent durant 6 longues minutes et 10 interminables secondes… <b>2 minutes</b>environ de dialogues vides de sens des personnages nénelfiks et de regards larmoyants d’Elijah Wood peuvent être économisés sans aucun regret !</FONT><p>Le Retour du Roi<small>TM</small> (dans sa version courte) présente donc lui aussi, comme ses frères triplés, une accumulation de déchets, de maladresses et de pure trahison. Nous obtenons un total de <b>18 minutes et 3 secondes</b> environ d’absolue inutilité…<p>Ainsi l’ensemble de la laborieuse « trilogie » de Peter Jackson entasse <b>1 heure 30 minutes et 54 secondes totalement superfétatoires !</b> <p>Ces longues minutes gâchées sont un <b>authentique scandale intellectuel</b>, quant on sait que le barbu de Wellington et ses équipiers se sont longtemps plaint de ne pas avoir assez en trois films de trois heurs pour tout adapter et que le choix de sacrifier des pans essentiels de l’œuvre était présenté comme une cruelle mais absolue nécessité !<p>Tout ce temps gâché aurait suffit à inclure éventuellement Tom Bombadil et son petit monde poétique –mais on a démontré <A HREF="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum4/HTML/000552.html">ici</A> que ce n’était en fin de compte absolument pas souhaitable– mais aussi le véritable propriétaire du cheval Asfaloth, à savoir, pour les néophytes, le blond Glorfindel.<br>La compagnie Grise aurait pu jouer un rôle et s’occuper –pour rester conforme au scénario jaxonien– d’Anduril, malencontreusement oubliée à Fondcombe.<br>On aurait pu voir Imrahil et la fin de la bataille pour Minas Tirith un peu moins bâclée…<br>On aurait pu comprendre comment Eowyn, tellement amoureuse de son Aragorn chéri au point de faire n’importe quoi avec son épée, a pu si vite tourner son affection vers Faramir qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam et qu’elle n’a jamais rencontré dans le film !...<br>On aurait pu savoir et comprendre ce que devenaient Langue de Serpent et surtout Saruman (il paraît que les riches qui peuvent se payer des DVD le sauront en novembre prochain dans la version entière du film... Mais comme vous le savez, je ne souscrit pas à cette arnaque commerciale.)<br>On aurait pu avoir un Conseil d’Elrond un peu moins bâclé et un départ aux Havres moins ridicule et moins hollywoodien...<br>Et puis des explications un peu plus claires sur des détails comme les Aigles, qui semblent si importants mais dont on ne parle jamais... et sur le pouvoir de rendre invisible de l’Anneau qu’on découvre sans aucune explication avec la mort d’Isildur... et sur les grandes et subites connaissances de Sam, qui n’avait jamais quitté la Comté auparavant et qui sait tout à coup à quelle exacte distance se trouve Fondcombe...<br>Et pourquoi pas le Nettoyage de la Comté ...<br>Mais bon, là je crois que je rêve...<p>Avec cette vaste mystification visant à convaincre qu’il n’y avait « pas assez de temps pour mettre dans les films toute la richesse du Seigneur des Anneaux », nous voguons une fois de plus en <b>pleine hypocrisie et en plein mensonge</b>.<br>Mais bon, comme on dit à la campagne : « c’est comme ça, et c’est pas autrement ! »<p>Ca aurait pu être autrement.<br>Avec les énormes moyens dont il disposait, Peter Jackson aurait pu faire du Seigneur des Anneaux<small>TM</small> le plus beau et le plus grand film de l’histoire du cinéma.<br>Il lui suffisait de mieux gérer le temps dont il disposait, de rester fidèle à l’œuvre qu’il souhaitait adapter et à l’esprit de cette œuvre.<p>Mais ce ne fut pas le cas.<p><br><small>Je vous remercie chaleureusement d’avoir tout lu jusqu’au bout...</small><p>I.<br>

