15-05-2003, 00:01
Minohtar: <i>Les nouvelles ne devraient pas etres trop longues,"car une nouvelle est faite pour etre lue en une fois"</i><p>C'est là une définion, très restrictive, qui ferait de la nouvelle un sous-genre, une sorte de <i>fast-food</i> romanesque... Pourquoi la nouvelle serait-elle faite pour être lue en une fois? Certaines, bien que fort brèves, gagnent à être relues (parce que, justement, elles contiennent moins d'événements qu'un roman, et peuvent se vanter d'une chute qui remet par exemple tout le début en perspective, etc.).<p>Du reste, la définition de la "nouvelle" est vague. Pour de nombreux éditeurs, "le roman commençe à cent feuillets (de mille cinq cents signes) ou davantage, la fiction dont le format est moindre est dite 'nouvelle'". Simple format de parution, sans jugement pour sur la manière de lire.<p>Pour les littéraires, la nouvelle serait un "récit centré en général autour d'un seul événement dont il étudie les répercussions psychologiques; personnages peu nombreux, qui, à la différence du conte, ne sont pas des symboles ou des êtres irréels, mais possèdent une réalité psychologique: cependant, à la différence du roman, leur psychologie n'est pas étudiée tout entière, mais simplement sous un aspect fragmentaire. La nouvelle cherche à produire une impression de vie réelle." (<i>Vocabulaire des études littéraires</i>, Hachette). -- <br>Il va de fait que selon cette définition, ce sont plutôt des "fictions brèves" ou des "contes merveilleux" que nous lisons dans la section "Nouvelles" du site.<p>De toute façon, qu'importent les définitions de genre? Si les auteurs veulent dépasser les quelques pages et s'engager dans des projets complexes, en nous donnant régulièrement de petits passages à lire -- et nous tenir en haleine semaine par semaine, comme Balzac et consorts le faisaient de leur temps... Je ne vois pas de quoi nous plaindre!<p>Didier.<p><i>"Come buy," call the goblins<br>Hobbling down the glen.<br>"O! cried Lizzie, Laura, Laura,<br>You should not peep at goblin men."</I><br>-- Christina Rosetti, fin XIXe siècle.<p>

