04-12-2004, 21:07
Vincent je ne partage pas tes inquiétudes.<br>Je m’interrogeais ailleurs sur le concept de foi. Je viens peut être de trouver, ici, une réponse.<br>J’ai foi en l’éblouissant talent d’illusionniste de Tolkien.<p>Je ne me suis pas, jusqu'à présent, exprimé personnellement sur ce que m’ont inspiré les films.<br>C’était une volonté affichée mais la passion rend parfois les choses inévitables.<p>A chaud j’ai éprouvé un plaisir que je qualifierais de primaire, une petite jouissance à pouvoir fouler la terre du milieu, à pouvoir chevaucher auprès des Rohirrim…<br>J’étais heureux de voir mes amis enthousiastes.<br>Pour résumer une association plaisir-film-tolkien qui n’avait rien pour me déplaire.<p>Pas de béatitude toutefois et de nombreuses interrogations surgirent dans mon esprit sur les choix du réalisateur et sur le rapport finalement lointain des films avec l’œuvre de Tolkien.<br>Je n’avais pourtant pas d’attente « magique » envers P.J. , l’œuvre de Tolkien ne pouvant à mes yeux être réduite, résumé. Rien ne pouvant être négligé ou soustrait je savais que ce que me renverrait l’écran serait comme ses reflets de montagne que j’admire à la surface des lacs un jour de grand vent.<br>Je reprendrais pour illustrer ma pensée une analyse contenu dans : Tolkien, trente ans après, 1973-2003. P 334).<br>« John Howe est un magicien. Pas un illusionniste qui par une habile manipulation, nous fait miroiter l’inexistant, mais un alchimiste qui s’approprie l’existant pour la transformer. »<br>Je partage cette analyse et je la transpose à P.J.<p>La première (et seule ?) donnée objectivable, au jour d’aujourd’hui, concernant l’impact des films c’est la ruée vers les livres !<br>Je n’ai pas d’inquiétude personnellement en ce qui concerne la lutte « choc des photos contre poids des mots ». Et comme je l’avais déjà écrit plus haut je pense que les pourcentages de lecteur abandonnant, se limitant à une lecture ou approfondissant resteront les mêmes. Mais les tentatives seront plus nombreuses.<br>La puissance narrative, la science du merveilleux de Tolkien, ce que son œuvre insuffle en nous reste inchangée. Reste le même impact à susciter le questionnement.<p>A trop rechercher la signification des textes n’avons-nous pas perdu de vue ce qu’il déclenchait en nous ? Moi je n’ai pas perdu la foi, je dirais même que je me sens plein d’optimisme et je reprendrais pour conclure une phrase qui sonnait comme un avertissement dans mon introduction à ce faisceau : Hélas parfois plus on connaît et moins on éprouve.<p>L’errantgris qui n’a de talent que pour susciter les interrogations mais pas pour y répondre.<br>

