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Les dérives de la passion, les pièges du savoir :
#72
Sosryko : "Je parle de littérature, non des titres de Paris Match ou de Voici. Lorsque la phrase devient slogan, lorsque les mots grossissent jusqu'à la boursouflure pour devenir titres tape à l’œil, le mot devient image, prenant tout le champ visuel en otage."<p>Mais j'ai l'impression que justement, tu compare la <i> vraie</i> littérature avec les photos de Paris Match. Lire un roman Harlequin, ça vide la tête, mais voir un film de Jim Jarmush ou de Tarkovsky, ça donne à réfléchir. <p>Une photo publicitaire peut "s'imposer dans l'instant", mais elle peut aussi rebuter dans l'instant (ça vient juste de m'arriver). L'image est mensonge, certes, mais elle peut aussi être oeuvre d'art. Un roman est aussi un mensonge, si prenant qu'il puisse être, même si les sentiments qu'il provoque en nous sont vrais et profonds. Une photo peut transformer un amas de vieilles poutrelles rouillées en magnifique composition abstraite. C'est un mensonge, oui, mais c'est aussi une beauté qui nous est offerte.<p><font size=1> Ceci n'est pas pour discutailler, Sosryko, mais parce qu'on ne peut comparer que ce qui est au même niveau : les slogans publicitaires avec les photos publicitaires d'un côté et la littérature profonde avec les images qui font rêver et réfléchir de l'autre.</font>
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