Thread Rating:
  • 0 Vote(s) - 0 Average
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Les dérives de la passion (suite)
#7
Lambertine, d'accord avec toi sur le pardon, ça manque.<p>Ed', si la pitié permet à la quête de réussir en sacrifiant justement celui qui a été l'objet de cette pitié, c'est que la Providence est un tantinet cynique. <p>à propos de la manière dont la pitié s'exprime dans le film, elle me semble plus proche de la compassion que de la pitié ; Frodo "se voit" effectivement en Gollum. cette gémellité accentuée par rapport au livre me plaît beaucoup (oui, ce n'est que du ressenti :-D ) et me paraît avoir du sens, en signifiant justement au spectateur de ne pas être trop prompt à juger et que chacun a à lutter autant contre soi que contre un hypothétique mal extérieur. nul n'est réellement à l'abri d'une "gollumisation", ou d'une "boromirisation". cf la ressemblance plus étroite entre Faramir et Boromir chez PJ que chez Tolkien, qui pour moi relève du même choix de la part de PJ, qui force le trait sur les duos initiaux de Tolkien. cela permet de mettre l'accent sur les choix faits finalement, pour lesquels les deux duos se distinguent en revanche : la parenté Frodo-Gollum est montrée jusqu'au bout, la parenté Boromir-Faramir étant rompue plus tôt. Pour revenir au problème-pitié (pfff, je suis vraiment douée pour les digressions, une catastrophe pour une enseignante, croyez-moi, lol), la compassion de Frodo qui comprend les souffrances de Gollum me touche plus qu'une pitié "abstraite" au sens où elle renvoie à la lutte intérieure alors que la pitié tout court laisse l'autre dans son statut de misérable inférieur. <p>et alors là, côté entretissage, nouveau morceau de bravoure ;-)
Reply


Messages In This Thread

Forum Jump:


Users browsing this thread: 1 Guest(s)