30-03-2005, 10:32
Sosryko : <i>Ben, en allant de PJ vers Tolkien et pas le contraire </i><p>:-))) <font size=1>(Hihi! Isengar, je savais bien que tu aimerais ça!)</font> <p>N'empèche, je n'avais pas encore remarqué ça, mais le point soulevé par Lambertine me frappe aussi maintenant. <p>Ce n'est pas que "<i>ceux qui ont fricoté avec le mal ne peuvent trouver de rédemption</i>", à tous - Grima, Saruman, Gollum, Denethor, et même Sauron et Melkor (mais ces derniers, hors concours, puisqu'ils représentent dans la mythologie tolkienienne, le démon) - l'occasion a été offerte. Ils en avaient la possibilité, - il me semble même qu'ils en ont eu plus d'une fois la possibilité - mais tous l'ont refusée, par lâcheté, par orgueil, par vengeance, par désespoir. C'est par leur propre faiblesse intérieure qu'ils ont finalement été vaincus, et non par la force de l'adversaire. De cette façon, ils se condamnent eux-mêmes, ils se tuent eux-mêmes. <p>Boromir lui, surmonte sa faiblesse, et fait de sa mort un triomphe. Mais il paraît moins profondément atteint par le mensonge que les autres. Il reste capable de se regarder en face, d'affronter ses erreurs, et c'est cela qui le sauve. Les quatre autres vivent en permanence dans un mensonge volontaire, soit qu'ils manipulent les autres (Grima, Saruman), soit qu'ils se mentent à eux-mêmes et ne vivent plus qu'à travers leurs fantasmes (Gollum, Denethor). Dans ces deux derniers cas, on peut réellement parler de folie, ils ont perdu le contact avec la réalité, la vie, le monde extérieur. Et pour ces deux-là au moins se pose la question du libre-arbitre : dans quelle mesure un schizophrène et un paranoïaque sont-ils responsables de leurs actes? <p>Le pardon par contre, n'a pas grand chose à voir avec cette possibilité de sauvetage. Il n'est qu'une occasion offerte, à saisir ou à refuser. Il me semble même que c'est la dernière occasion offerte. Apparemment, le pardon sauve celui qui pardonne, puisque lui, est capable de surmonter la haine, la peur, la rancune, qui détruisent ceux qui ne peuvent s'en libérer. Mais Frodo ne devient à ce point capable de pardonner, que parce qu'il a d'abord échoué. <p><font size=1>On dévie, on dévie. Ceci n'a plus rien à voir avec le film. Mais je n'ai pas envie de discuter du film : je m'en fiche, du film. Si je peux me permettre d'être outrageusement cynique et hédoniste (et zut, je me permets!): il m'a offert un bon moment de plaisir "consommer-jeter", comme n'importe quel film à grand spectacle, formaté pour plaire. (Jamais cracher sur le plaisir : c'est une des bonnes choses dans cette chienne de vie.) C'était bien, c'est fini. Je retourne au bouquin qui, lui, en vaut la peine. <p>PS : (Après tout, Docteur Jivago non plus, n'a rien, mais alors <i><u>rien</u></i>, à voir avec le livre. N'empêche que ça m'a plu ... sur le moment. Et ça n'a jamais suscité autant de ravages, prises de becs, pruneaux et débordements.)</font> ;-P <br>

