01-04-2005, 13:12
Je suis certaine qu'en cherchant un peu, et au cours de toutes les guerres de l'Histoire (et pas seulement en se basant sur le bouquin de propagande électorale de César que je me permets de considérer comme une source très peu digne de foi, ou en tout cas, totalement inobjective) on en trouverait effectivement une pléthore (tiens, la façon dont Pizarre et ses hommes traîtairent Atahulapa - que je n'aime pas particulièrement - venu les rencontrer "en émissaire", est le premier qui me vient à l'esprit). Le problème, c'est qu'Aragorn est, pour Tolkien, le "chef de guerre et d'Etat" idéal (à l'opposé des chefs de guerre et d'Etat du XXème siècle, de par ses actions sur lesquelles je ne vais pas encore une fois revenir et qui, elles ont été purement et simplement gommées dans le film) et qu'un tel chef d'Etat ne se serait pas comporté comme un vulgaire aventurier espagnol.<p>Sinon, loin de moi l'idée d'avoir voulu nier le pardon vrai chez Tolkien et de l'avoir "rabaissé" à de la simple "pitié". Il y a les deux dans l'oeuvre. Et si c'est vrai que j'avais oublié Aulë et son "péché originel" de la création des Nains, c'est sans doute parce que, à l'instar je le crois de la majorité des lecteurs, j'ai difficile à mettre celle-ci sur le même pied que les destructions melkoriennes. Pour le reste, et pardon, encore une fois, de n'être qu'une croyante "basique" bien qu'ayant essayé d'approffondir et la foi et la religion, et l'oeuvre du Professeur, je considère que l'espoir de rédemption - du moins de rédemption terrestre - consécutive à la pitié et/ou au pardon, même vrai et sincère, chez Tolkien est systématiquement déçu (ce qui se passe après la mort est autre chose, mais n'est pas abordé dans le Légendaire - et en tout cas certainement pas dans le SdA. Mais le corollaire pardon/rédemtion me trouble, et me choque même profondément, la rédemption étant - mais je ne suis pas, encore une fois, théologienne, la conséquence de la miséricorde absolue d'Eru/Dieu et de lui seul).

