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Yrch !...
#1
<p align = center>...ou comment l’adaptation cinématographique d’un roman qu’on a pas très bien compris peut engendrer certaines confusions chez le <s>consommateur</s> spectateur...</p><p><br><P ALIGN = CENTER><img src="http://www.numenoreen.com/Images/lurtzsbattlecry.jpg"><br><small>Grrr !</small></P><p><br>Voici plusieurs semaines que je constate avec effroi, en furetant sur les diverses publications disponibles sur la Toile, que les âneries et les mensonges de la triple superproduction hollywoodo-antipodale de Peter Jackson, plus connue sous le nom de <i>Seigneur des Anneaux</i><small>TM</small>, commencent à gangrener sérieusement de nombreux débats et discussions sur les divers grands fora consacrés à l’oeuvre de Tolkien.<p>Les thèmes biaisés par la méconnaissance de certains sont une habitude pour ceux qui pratiquent depuis longtemps ces estimables fora. Tout cela est bien pardonnable, à mon avis. Et il est du devoir des plus anciens, des humbles connaisseurs, de tenter de rétablir les choses dans le bon sens et d’apporter au néophyte des éléments d’informations auxquels il a parfaitement et légitimement droit. Tout en l’incitant, bien entendu, à continuer de découvrir par lui-même les entrelacs merveilleux des créations de JRR Tolkien.<br>Cependant, de plus en plus de thèmes se retrouvent copieusement fanés par l’influence nauséabonde des tromperies de la jaxonophilie ambiante. Et les théories fumeuses qui s’en inspirent sont toujours trop majoritairement imposées avec la morgue et l’agressivité auxquelles certains des nombreux fans de la <i>trilogie du siècle</i> nous ont – hélas – habitués ces trois dernières années.<p>Il faudrait des heures et des heures d’écritures et la composition d’un livre entier pour rétablir l’œuvre de JRR Tolkien dans son bon droit. <br>Peine perdue. On taxerait cet effort d’<i>intégriste</i>* et d’<i>ordurier</i>*. Et puis, il existe déjà un très bon ouvrage traitant des divers sujets malmenés par les trois films : ce livre s’appelle <i>Le Seigneur des Anneaux</i> par JRR Tolkien. Encore faudrait-il que les jaxono-fans le lisent et surtout le comprennent, sans se laisser influencer par les bêtises dont ils se sont passivement et béatement laissés gaver ces trois dernières années – quatre, en comptant le DVD version lourde du <i>Retour de le Roi</i> – et sans plonger tête baissée dans les amalgames faciles.<p>Le sujet des orques de la Terre du Milieu se retrouve particulièrement malmené, dans ce chaos médiatique né du succès de la « trilogie » de Jackson.<p>Tentons un rapide constat de ce qui pose problème dans le tiercé des adaptations cinématographiques de l’œuvre de JRR Tolkien en ce qui concerne l’aimable gente gobeline et essayons – en toute modestie et en toute bonne foi, n’en déplaise aux esprits chagrins qui ne se priveront pas d’en ricaner – de rétablir l’exacte vérité, c’est à dire celle attestée par les textes de JRR Tolkien, sur le sujet.<br>Comme le chiffre 3 est une sorte de constante dans la navrante aventure – 3 films de 3 heures par 3 scénaristes… nous relevons facilement 3 sources principales d’erreurs. <p><small>Je me permets de préciser « facilement », car le niveau négatif atteint par l’ensemble du triple scénario n’oblige pas le spectateur attentif à beaucoup d’efforts intellectuels pour ce genre d’exercice… </small><p><br><P ALIGN = CENTER><img src="http://www.numenoreen.com/Images/malice.jpg"><br><small>Bouh !</small></P><p><b>1 – De la confusion orques / gobelins</b><p>Depuis longtemps, les lecteurs des oeuvres de JRR Tolkien ont pu avoir parfois l’occasion, après une toute première découverte de ces romans, de penser que les gobelins du <i>Hobbit</i> et les orques du <i>Seigneur des Anneaux</i> étaient probablement deux bestiaux différents aux mœurs assez semblables. <br>Cette méprise, fut longtemps entretenue par la dissociation, dans divers jeux de rôles, entre deux créatures semblables mais distinctes, répondant à ces deux appelations (cf pr exemple, les orcs et les gobelins/hobgoblins de Donjons & Dragons)<br>Très vite, une lecture à peine plus attentive des deux romans invite à conclure sans mal, pour ceux qui auraient pu être victimes de cette confusion, qu’il n’en est rien et que les deux termes servent, dans l’œuvre de JRR Tolkien, à désigner une seule et même créature. Avec une plus large utilisation du mot <b>gobelin</b> dans le <i>Hobbit</i> et du mot <b>orque</b> dans le <i>Seigneur des Anneaux</i>.<p>Ainsi, la préface du <i>Hobbit</i> permet de repérer sans mal cette simple phrase, écrite dans un langage accessible à tous : <p><small>« Cette histoire est antique, de l’époque où langage et lettres différaient totalement des nôtres, aujourd’hui (…) <i>Orc</i> n’est pas un terme anglais ; on le trouve une fois ou deux dans le texte, pas plus, car il est, généralement, rendu par <i>goblin –hob-goblin</i> pour les espèces les plus impressionnantes. <i>Orc</i> est l’appellation donnée, en ce temps là, par les Hobbits à ces créatures ; appellation sans rapport aucun avec notre <i>orc</i> – ou <i>ork</i> – qui désigne l’animal marin de la famille du dauphin. »</small><p>Certes, il est cependant utile de préciser que cette phrase très instructive n’est malheureusement pas commune à toutes les éditions françaises du <i>Hobbit</i>.<p>On se reportera alors naturellement vers le <i>Seigneur des Anneaux</i> où il est écrit en toutes lettres que « le groupe [des nains de Thorin accompagnés par Bilbon] fut assailli par des <b>orques</b> dans un haut col des monts brumeux (…) Bilbon fut perdu pendant quelques temps dans les ténébreuses mines <b>orques</b> au plus profond de la montagne. » ( SdA, prologue, IV « de la découverte de l’Anneau »).<br>Cette fois, on lit bien que pour désigner les mêmes créatures, l’auteur utilise le mot orque.<br>Pas besoin d’être sorti de Harvard ou de Polytechnique pour comprendre alors simplement que orque et gobelin désigne la même espèce chez JRR Tolkien.<br>L’allusion à Golfimbul, le roi des « <b>gobelins</b> du mont Gram à la bataille des Champs Verts » (Hobbit, chapitre I « une réception inattendue ») fait écho à un passage de la <i>Chronologie des Terres Anciennes</I> (SdA, Appendices) où il est précisé pour l’année 2747 du Troisième Age que « Bandobras Touque met en déroute une horde d’<b>orques</b> dans le Quartier Nord ». <br>Cette fois encore, on voit bien que les orques et les gobelins sont les mêmes créatures. <br>Les exemples de ce type sont légion et dans le <i>Seigneur des Anneaux</i> Tolkien utilise dans certains passages les deux termes, les entrelassant avec une naturelle indifférence : <p><small> « Il n’y a d’autre son que celui du vent [dit Gimli], Il n’est pas de <b>Gobelins</b> dans les environs ou mes oreilles sont de bois. Espérons que les <b>orques</b> se contenteront de nous avoir chassés de la Moria. »</small> (SdA, Livre III chapitre 6)<p>Et ainsi de suite... Même pas besoin, pour enfoncer le clou « orc = gobelin », d’aller farfouiller dans des textes un peu moins accessibles comme les <i>Letters</i> (lettres n°131, 144 ou 151, pour n’en citer que trois...) ou plus confidentiels, comme <i>Guide to the Names in the Lord of the Rings</i> (dans <i>A Tolkien Compass</i>, entrés « orc », p171)<p>Alors, perséverer aveuglément dans cette hypothèse que les gobelins et les orques seraient deux espèces différentes, ou que les uns seraient une sous-espèce des autres, relève de la pure mauvaise foi, d’une lecture plus que superficielle de l’œuvre, ou bien de la complète méconnaissance du sujet. Il existe une quatrième possibilité que, par auto-censure, je me refuse d’évoquer – même à mots couverts – afin de ne pas provoquer l’ire des personnes qui se sentiraient visées... <p>Seulement voilà, dans l’esprit des trois scénaristes de la « trilogie » du <i>Seigneur des Anneaux</i><small>TM</small>, la confusion entre orques et gobelins était loin d’être éclaircie. <br>On sait par le recoupement des diverses interviews données par Peter Jackson depuis ces 10 dernières années, qu’il n’avait, au moment de la composition de l’improbable scénario de ses trois films, qu’un fort vague souvenir de sa seule lecture du <i>Seigneur des Anneaux</i> de Tolkien.<br>On sait, au regard de tout ce qui a été commis, que Philippa Boyens – qui fut présentée par la propagande Newlinienne comme une <i>spécialiste </i> de l’œuvre de Tolkien – n’avait en fait pas tout compris du livre qui devait être adapté.<br>On sait enfin que Fran Walsh, à la fois complice et compagne du réalisateur néo-zélandais, pensait que le <i>Seigneur des Anneaux</i> avait Clarisse Sterling et Hannibal le Cannibale pour héros...<br>Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’à plusieurs reprises, cette splendide « trilogie du siècle » s’emmêle les pinceaux entre les orques et les gobelins...<br>Ainsi peut on lire par ici ou par là que les orques sont plutôt les créatures qui servent Sauron au Mordor, tandis que les choses qui ressemblent à des insectes grouillants dans la Moria seraient des gobelins (cf les déclarations de Boyens, Ordesky et Jackson dans les « appendices du DVD de la <i>Communauté</i><small>TM</small> version longue). Les Uruk-Haï seraient des « super-orques » (cf le livre du film la <i>Communauté</i><small>TM</small> de Jude Fisher) issus de croisements entre des gobelins et des orques... mais ce même livre du film parle des « orques de la Moria, [qui] ont la peau noire et des yeux protubérants »... ah ? ce ne sont plus des gobelins ? C’est pourtant par ce terme que l’infâme et grotesque Gimli jaxonoïde désigne les propriétaires des sabres courbés découverts à l’entrée des mines.... on n’y comprend plus rien... comme les scénaristes n’y comprenaient rien eux-mêmes, d’ailleurs... <br>Orques et gobelins, sont-ce les mêmes ? Ne sont-ce pas les mêmes ?…<p>Par triste voie de conséquence, les honnêtes et innocents aficionados de la trilogie se retrouvent perturbés lorsqu’ils cherchent à comprendre. Perturbés au point que les erreurs concernant les orques se multiplient à la fois dans leur esprit et dans leurs écrits…<br>Pire, pour défendre ces films et leurs incohérences, des jacksonofans qui prétendent tout connaître de Tolkien, hantant les fora sérieux consacrés à cet auteur, parlent des gobelins en tant que branche de la <i>race</i> des orques, ou bien en tant qu’<i>adaptation</i> des « snaga-haï » de Tolkien – sauf que les « snaga-haï » sont une pure et simple invention du jeu de rôle JRTM et n’ont pas grand-chose à voir avec le terme <i>snaga</i> par lequel les grands orques de Mordor appelaient leurs congénères de moindre stature ou de moindre rang (appendice F)... <br>Bref du grand n’importe quoi, brouillant les cartes au possible, alors qu’un simple respect élémentaire de l’œuvre de Tolkien aurait pu permettre aux néophytes de mieux cerner le sujet dés le départ...<p><P ALIGN = CENTER><img src="http://www.numenoreen.com/Images/Ugluk-16-11-03.jpg"><br><small>gronk ! gronk ! Je sens de la chair humaine</small></P><p><br><b>2 – la reproduction des uruk-hai</b><p>Mais la méconnaissance du monde des orques par les auteurs coupables d’avoir réalisés cette « trilogie » va plus loin qu’une simple confusion entre orques et gobelins. Et la vaste tromperie met un peu plus de flou sur le sujet.<p>Dans leur volonté de chambouler – à des fins qui ne sont pas encore éclaircies à ce jour, malgré la somme des bavardages confus des « appendices » des DVD versions épaissies – le roman qu’ils étaient censés adapter, les apprentis scénaristes ont été jusqu’à nier certains des éléments fondamentaux de l’œuvre de Tolkien. <br>Ainsi de la reproduction des orques !<br>Une scène parmi les plus affligeantes d’une « trilogie » qui en comporte une certaine quantité (comme il a déjà été brillament exposé <A HREF="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum4/HTML/000562.html">ici</A>) nous apporte l’affirmation – du point de vue jacksonien – que les orques, et plus précisément les uruk-haï de Saruman, viennent au monde tels de sordides et poisseuses chrysalides dans des sortes de cocons gluants faits de glaises et de matières indéterminées dont la décence ne m’autorise pas à dévoiler ici le nom probable.<p>Cette scène malheureuse est en parfaite et totale rupture avec l’univers de la Terre du Milieu.<p>On sait par une lecture à peine plus attentive que la normale des écrits de JRR Tolkien que les orques sont nés d’odieuses manipulations de Morgoth sur de pauvres elfes capturés et torturés dans les obscurs donjons de sa citadelle d’Utumno. D’autres traditions évoquées par Tolkien à la fin de sa vie avancent l’hypothèse que les orques pourraient être nés de tortures infligées à des prisonniers humains.<br>Peu importe qu’ils soient d’origine elfe ou humaine. Tout ce qu’on doit logiquement retenir de cette origine, c’est que les orques – qui sont issus des enfants d’Iluvatar – se reproduisent de façon <b>sexuée</b>. Aucune autre hypothèse ne peut sérieusement tenir la route en se prétendant fidèle à Tolkien.<p>Seulement voilà, comme il a eu l’occasion de le préciser dans diverses interviews et plus précisément dans les appendices du DVD de la <i>Communauté</i><small>TM</small> version interminable, Peter Jackson voulait que ses gobelins (sic) « grouillent comme des insectes » et ce, plus particulièrement lors de l’invraisemblable scène du grand hall dans la Moria, quand une nuée d’orques, heu... de gobelins – on ne sait plus à force – surgie de partout, même des colonnes (visiblement creuses) et du plafond (y’a pas de gravité dans la Moria, c’est bien connu !), encercle les huit compagnons de Frodon sans rien faire d’autre que de les regarder dans le blanc des yeux...<p>Cette idée d’assimiler les gobelins à des insectes a peut-être accompagné l’étonnante idée de faire naître les uruk-haï de Saruman dans des cocons.<br>Et l’idée pourrait se tenir puisqu’un passage de la <i>Communauté</i><small>TM</small> fait dire à Dracula... pardon, Saruman, que les uruk-haï sont un « mélange d’orques et de gobelins ». Implicitement, on devine donc que les orques et les gobelins sont deux choses tout à fait différentes, ce qui entre en contradiction avec ce qui a pu être dit par l’équipe du film ailleurs... mais dans cette triste affaire, nous ne sommes plus à une contradiction près...<p>Bref, si ça doit « grouiller comme des insectes » chez les gobelins, il est normal que les uruk-haï de Jackson, ces super-cyborgs bodybuildés qui grognent comme des mastiffs sous amphétamines et qui se prennent pour les Forces Spéciales au Viet-Nam (quitte à prendre le spectateur pour un abruti) – et qui ont donc du sang d’insecte-gobelin dans les veines, à en croire le Saruman de Jackson – naissent dans des cocons.<p>Pas étonnant que les questions fébriles sur l’origine des orques reviennet régulièrement à l’ordre du jour dans différents fora sérieux et un peu moins sérieux (je ne balancerai personne…) consacrés au <i>Seigneur des Anneaux</i> ou au <i>Seigneur des Anneaux</i><small>TM</small>.<p>Mais peu importe que les gens soient trompés ! Quelle aubaine pour Jackson et ses vieux fantasmes des films d’horreurs sanguinolents... pensez donc : filmer la gluante et poisseuse naissance des uruk-haï, et de l’aberration Lurtz – symbole même du reniement contre Tolkien – et attarder sa caméra sur la boue mêlée à l’hémoglobine...<p>Pourtant cette naissance sous le caméscope hépiléptique de l’heureux papa en short, non seulement en contradiction absolue avec un élément fondamental de l’œuvre de JRR Tolkien, se retrouve en complète incohérence avec plusieurs passages du film où est évoquée l’origine des orques...<p> <br><P ALIGN = CENTER><img src="http://www.numenoreen.com/Images/cocons9.jpg" width=160 height=220><br><small>Mamaaaan !</small></P> <p><b>3 – de l’origine des orques</b><p>On le sait, la lecture exhaustive des l’ensemble de l’œuvre de JRR Tolkien n’apporte, en fin de compte, pas de réponse formelle quant à l’origine des orques. Elfes torturés ? Hommes dénaturés ? L’idée même de Tolkien a évolué à ce sujet, et il semblerait qu’elle fut pour lui la source de nombreuses questions dans les dernières années de sa vie.<p>Pour Peter Jackson, l’hypothèse à retenir est celle proposée par le Silmarillion, à savoir que les orques étaient à l’origine des prisonniers elfes de Melkor que celui-ci à savamment et longuement torturé. Pourquoi pas. C’est une hypothèse acceptée par la plupart des lecteurs de JRR Tolkien. Elle a l’avantage de convenir à la majorité sans être trop polémique.<br>C’est donc dans ce sens que le Saruman jacksonien s’exprime dans la <i>Communauté de l’Anneau</i><small>TM</small>, en précisant que les « orques sont d’anciens elfes capturés par Morgoth »… à propos, qui est donc ce Morgoth ? On en parle ailleurs dans la « trilogie » ? quelqu’un a des informations ? ou bien il fallait obligatoirement lire le Silmarillion juste avant de voir le film ?<br>Bref, passons. <br>Cette ascendance – l’origine elfique des orques – étant attestée officiellement par le scénario de ce tiers-film, l’hypothèse du cocon devient complètement absurde.<p>Ce même Saruman Jacksonien, dans le même film, précise aussi, comme on l’a dit plus haut, que les uruk-haï sont un croisement entre orques et gobelins. On peut donc supposer que les gobelins n’ont pas la même origine que les orques, qu’ils n’ont pas de reproduction sexuée… Mais alors, comment donc croiser un être qui se reproduit sexuellement avec un être dont le mode de reproduction est différent ?<br>Là, je m’interroge. Et mes maigres connaissances en biologie ne me permettent pas de fouiller plus loin la question.<br>Mais je subodore tout de même que tout cela n’est pas très sérieux, pas du tout fidèle à l’œuvre de Tolkien, et contribue considérablement à égarer pas mal de monde. <br>A moins qu’on prenne définitivement en compte le fait que les films de Peter Jackson ne doivent <b>jamais</b> être une référence pour évoquer un point des créations littéraires de Tolkien, et surtout pas le sujet des orques, complètement baclé par Peter Jackson.<p>Cette précipitation et ces incohérentes maladresses cinématographique en ce qui concerne les orques ont cependant un but : donner une image repoussante au possible des forces du mal.<br>Car dans l’univers manichéen de Peter Jackson, en rupture totale avec les finesses et les mystères de la Terre du Milieu de JRR Tolkien, le mal doit pouvoir être identifié sans aucune ambiguité. Et ce afin de justifier absolument par tous les moyens possibles son élimination.<br>La phrase idiote du chef des orques de Minas Morgul – celui qui à la même bobine tordue que l’extraterrestre de Bad Taste – dans le <i>Retour du Roi</i><small>TM</small> n’est pas innocente : « l’âge des hommes est terminé, le temps des orques est arrivé ! »… quant bien même est-elle d’une nullité affligeante, cette phrase indique au spectateur que si les méchants ne sont pas impitoyablement éliminés, ce sont les méchants qui élimineront les hommes.<br>En découlent des dérives comme les assassinats de la Bouche de Sauron et de Grima, et bien sur le polémique meurtre de Denethor, un personnage qui laissait la porte ouverte aux méchants.<p>Bref. <br>Ce mélange maladroit et fort mal géré de manichéisme simpliste et de méconnaissance inquiétante du livre qui était censé être adapté – ainsi que les authentiques mensonges visant à faire passer pour des canons académiques ce douteux mélange – ont donc tristement amené à toutes ces dérives et ces malentendus qui gangrènent tristement de nombreuses conversations sur l’œuvre de Tolkien – pas seulements à propos des orques – dans les différents fora que j’ai l’honneur de fréquenter.<br>Et sur ce sujet des orques, il faut donc savoir :<br>- que les orques et les gobelins sont définitivement la même chose ;<br>- que les uruk-haï ne sont pas des métisses d’orques et de gobelins ;<br>- qu’ils ne naissent pas dans des cocons et qu’ils n’ont pas été <i>crées</i> par Saruman (qui ne peut en aucun cas « créer ») mais qu’ils ont été produits par Sauron au Troisième Age.<br>- Enfin, il faut savoir que les orques/gobelins de la Moria sont des bien des orques (et donc des gobelins) et qu’ils ne sont surtout pas des espèces d’insectes puisqu’ils descendent des enfants d’Iluvatar torturés au Premier Age par Morgoth. Ils ne naissent donc pas non plus dans des cocons, et comme tous les orques – et donc même les uruk-haï qui sont aussi des orques – ils se reproduisent sexuellement. Ce qui implique l’existence de femelles orques, même si Tolkien ne les a jamais signalé par écrit.<p><br><p align = center>*</p><p><br>Je vous remercie de votre attention, et merci au site <A HREF="http://www.numenoreen.com/intro.html">Numenor</A> pour les photos des orques, gobelins ou uruk-haï jaxoniens qui figurent dans ce modeste laïus.<p><P ALIGN = CENTER><img src="http://www.numenoreen.com/Images/orcwarrior.jpg"><br><small>Parce que je le vaut bien...</small></P> <p>Et n’oubliez pas que tout abus de la « trilogie » nuit au discernement et à la lucidité... <p>Cordialement,<p>I.<p><p><br>*<small> © la ligue de la tolérance universelle et unilatérale 2001-2005</small><br>
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