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Eragon
#89
Comme promis, le contenu sur l’ours du livre de Philippe Walters. Bon évidemment il y en a pour une quinzaine de pages, donc c’est pas évident à retranscrire en court.<br>Je commence par confirmer l’origine des bearsekir, les « guerriers à la chemise d’ours ». L’ours est le symbole du guerrier, même dans les îles britanniques où on ne rencontre pas cet animal, il avait déjà cette réputation. Arz est la racine celtique, à rapprocher de l’islandais art et de l’indo européen *rktos.<br>Je vais citer la suite, puisque je ne connais pas le livre dont il est question [emphase]« dans la Folie d’Oxford, les habitants de Tintagel présentent e fou Tristan comme le fils d’Urgan le Velu. Ce personnage dont le nom est à mettre en relation avec celui de l’ogre est une créature ursine à l’origine mythique très marquée. Lancelot, Tristan et Arthur seraient autant de Bärensohn, c'est-à-dire de « fils de l’ours », ce qui semble être la désignation générique d’un type particulier de héros indo-européen, fils d’une femme enlevée et violée par un ours équivalent d’une figure divine »[/emphase].<br>Chez les peuples comme les Lapons, les Sibériens, et les Aïnous au Japon l’ours est un animal sacré. Les sibériens le désignent toujours par paraphrase [emphase]« le vieux noir »[/emphase], [emphase]« le maître de la forêt »[/emphase], [emphase]« la bête noire »[/emphase]. En fait ils évitaient de désigner l’animal par son vrai nom, à cause de son caractère sacré.<br>Au carnaval d’Ebense en Autriche on promène un ours conduit par un homme qui remplace le chamane. Pour Walters [emphase]« le montreur d’ours n’est que la forme folkloruisée d’un antique rapport au sacré où le guide chamane pouvait entrer en communication avec les esprits et conquérir grâce à l’ours des pouvoirs surhumains, de guérison par exemple »[/emphase].<br>Je n’arrive plus à retrouver l’origine, mais j’ai lu quelque part une tradition de carnaval où des garçons se déguisent en ours avec des tissus bruns et poilu et effrayent les jeunes filles en leur courant après et en les arrosant. Le texte où je l’ai lu donnerait cette habitude comme une version édulcorée et folklorisée du viol d’une femme par un ours pour donner naissance à un héros.

Sur les femmes palmipèdes, Walters rapproche le nom d’Ygraine du gaulois « garan » c'est-à-dire grue. Les trois grues seraient une personnification de la triade des visages de la déesse-mère. Dans la mythologie grecque Gerana, une femme pygmée recevait des honneurs divins, et comme elle ne reconnaissait pas les autres dieux, Héra l’a changea en grue.<br>Il fait d’autres rapprochements avec les noms orthographiés différemment Yguerne, Igerne, Iguerne, Igraine seraient proches du vieil irlandais « gigren »c’est à dire « oie ».<br>La fée-oie est pour les celtes une des figures de la déesse-mère.<br>Brigit, déesse celtique christianisée en sainte porte des noms associés aux oiseaux : Fand, hirondelle, Bodb, corneille, Dana qu’il rapproche du latin « anas » c'est-à-dire canard.<br>Des témoignages archéologiques confirment : dans les sources de la Seine a été retrouvée une petite déesse celtique sur un bateau à tête de cane !!!! (Galadriel ?), et la « Brigit du Ménez-Hom » porte un casque à cimier représentant un cygne ou une oie prenant son envol.<br>Pour Walters toujours, en mythologie, cygne, oie et canard sont équivalents. Le sanskrit « hamsa » désigne aussi bien le sygne, l’oie ou le canard.<br>On se rappellera des enfants de Lyr, changés en cygnes par leur belle mère, et c’est la sœur aînée qui veille sur ses trois frères cadets en les abritant sous ses ailes et sa poitrine.<br>La walkyrie Svanhit était elle aussi une femme-oiseau.<br>La cigogne serait aussi un de ces oiseaux mythiques, Walters associe son rôle de porteur de bébé parce qu’elle est un oiseau migrateur qui fait le lien entre deux mondes, que les anciens auraient pris comme le monde des vivants et celui du séjour des âmes. En effet les animaux qui disparaissaient en automne pour réapparaître au printemps étaient considérés comme des « psychopompes » c'est-à-dire qu’ils faisaient circuler les âmes. On considérait plus ou moins que les oies ramenaient le printemps et donc la vie. Une légende normande dit que le château de Pirou se sont changées en oies pour échapper aux envahisseurs normands, et reviennent au château tous les ans en mars pour y faire leur nid.<p>Bon...y'avait un peu de berserk par ici mais c pas grave on continuera avec Laegalad plus loin.
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