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Mémoires de Louis Bouyer
#1
J’avais déjà entendu parler du père Louis Boyer par différents canaux. Par un prêtre de mes amis qui faisait souvent référence à ses écrits sur la liturgie ou sur l’eucharistie d’une part et ici sur JRRVF d’’autre part comme étant le premier français à avoir découvert le SdA. Quand j’ai appris que ses mémoires étaient enfin publiées, je les ai demandées pour mon anniversaire.

Je viens de les terminer et je les ai lues avec délice. D’une part ce livre est écrit dans une langue superbe d’autre part elles font revivre toute une période de l’Eglise de manière vivante. Le père Bouyer devait être un sacré bonhomme avec un caractère bien trempé. Il n’hésite pas à égratigner certains prélats de l’Eglise et des membres du concile. Ces mémoires m’ont donné envie de mieux connaitre sa pensée et je crois que je vais me lancer dans certains de ses livres de théologie.

Pour ceux qui seraient intéressés uniquement pour les aspects auteur de Fantasy et relation avec Tolkien, je donne cependant un avertissement. Les mémoires du Père Boyer en parlent très peu et son livre n’intéressera (à mon avis) que les personnes intéressées par la théologie et l’Eglise Catholique.

Je donne donc ci-dessous le seul passage qui concerne Tolkien. Il est suffisamment court, je pense, pour que je reste dans le droit de citation sans attenter aux droits d’auteur :

« Je deviendrais plus intime encore avec JRR Tolkien, ce prodigieux philologue, mais bien plus célèbre par l’éblouissante fantaisie du SdA. J’avais été certainement, grâce à mon confrère londonien, le père Patrick Bushekk, le premier en France à découvrir tout à tour ses trois volumes et à produire sur eux un article en français, dans LA TOUR SAINT JACQUES, la revue de Robert Amadou. Mais l’humour, la bonhomie, la science et la très simple mais très profonde vision poétique et chrétienne de la vie de ce vieil homme exquis ne pouvait s’apprécier que dans une conversation seul à seul à bâtons rompus.
La meilleure que nous eûmes, sans doute, fut celle qui dans son study de Headington, sur les hauteurs qui dominent Oxford, occupa une belle après midi d’automne. Le study en question, entre parenthèse logé dans un ancien garage, était bien le vrai modèle d’un trou de ses Hobbits ! Quand au thème inépuisable de notre entretien, la lecture en commun le fournit d’un volume collectif de graves universitaires d’outre Atlantique, complètement mystifiés par ses réponses farcesques au questionnaire de ces prédamintes !
Je pense n’avoir jamais vu descendre en flammes si superbement la pseudo-érudition de tant de modernes études de ce genre, et pas seulement américaines ! »
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